Reflexio

samedi 24 novembre 2007

Images, représentations, simulacres…

Filed under: Reflexion — ginklpios @ 20:13
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Inter legere > Intellegere > Intellegentia

L’origine du mot intelligence, vous l’aurez compris est latine et signifie « lier entre » ou « choisir/cueillir entre » (inter legere). Intellegere:comprendre. En français, on saisit facilement l’étymologie: « prendre avec/ensemble ». Enfin intellegentia à le sens de faculté de comprendre.

Il s’agit donc bien de saisir les liens existant entre 2 objets ou plus. Pour se rappeler des liens découverts, il faut que l’ « organe capable de compréhension » stocke une image de chaque objet. Ces objets ne sont pas forcément matériels. Une fois les images stockés, il est capable de reproduire le lien existant entre les 2 objets, entre les 2 images. On peut alors définir les caractéristique de n’importe quel objet en associant son image avec les images de ses caractéristiques. Mais comment définit-on alors les caractéristiques de ces caractéristiques? Il semble évident que chaque image ne peut pas être liée successivement à une infinité d’autre. Il semble donc nécessaire l’existence d’un nombre minimal (mais pas fini) de caractéristiques définies subjectivement et propres à chaque individu. Ces caractéristiques seraient irréductibles à d’autres, des sortes d’atomes du monde des idées. Chaque « organe capable de compréhension » en apprenant va générer des nouveaux liens puis des nouvelles caractéristiques basales s’il n’est pas capable de lier l’image à une autre image préexistante.

Une représentation serait pour moi un complexe d’images liées.

Le sens serait la nature du lien entre 2 images.

Traitons à présent des simulacres: le simulacre est une représentation. Mais une représentation qui prend la place de son objet. La critique de Jean Baudrillard, d’après ce que j’en ai saisi, serait qu’aujourd’hui nous ne vivons plus que dans un monde de simulacres.

Quelle est la différence entre l’objet et le simulacre pour nous? Le simulacre est une représentation. Elle peut-être extraite de notre expérience personnelle ou d’expériences d’autrui. Dans tous les cas, elle est extraite du traitement par le cerveau de certaines sensations. Elles peuvent être d’une part biaisées et d’autres part incomplètes. Comment cerner la totalité des aspect d’un objet un tant soit peu complexe? Le danger d’utiliser à outrance les simulacres est donc celui de voir sa réflexion biaisée par une représentation incomplète ou inexacte. Il est donc important, lors d’une réflexion de s’intéresser plutôt à l’objet qu’à son simulacre. Concrètement, cela signifie qu’il faut en permanence remettre en question ses représentations. En effet le cerveau ne peut pas travailler directement sur l’objet.

J’espère avoir été le plus clair possible. L’écriture sur ce blog est un entrainement pour la mise en forme de mes idées. De plus, comme l’indique son étymologie (web log), il va me servir de support de stockage à mes idées.

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