Reflexio

vendredi 3 juillet 2009

Micro-dons, une solution?

Filed under: Geek,libre — ginklpios @ 18:25
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Lorsque l’on apprécie énormément un logiciel, une jolie video ou une chanson mélodique (ou pas ^^), mais que cette œuvre est placée sous une licence libre, on se demande souvent comment on pourrait en remercier l’auteur.

On peut bien sur toujours le contacter pour le féliciter, mais parfois, on voudrait faire plus, surtout si on sait que quelque sousous pourraient lui être utile. Mais comment faire pour refiler 50cts, 2 ou 10€ à un inconnu à l’autre bout de la France, de l’Europe ou même de la planète? Pas simple.
Jusqu’a il y a peu, je ne connaissais aucune solution pratique et efficace.

Mais, vous vous en doutez à présent, j’ai trouvé ce qui pourrait être une solution: tipit.to. Je n’ai pas testé moi-même et je n’ai aucune idée de la confiance que l’on peut accorder à ce service, mais ça me parait être exactement ce qu’il nous manquait pour remercier ces gens qui partagent leurs œuvres avec nous, sans vouloir de récompense pour cela, mais qui ne seraient pas contre ce genre de présent.

Si quelqu’un en France a déjà testé, je suis preneur du retour de l’expérience!

Ginklpios, qui a déjà en tête deux ou trois personnes à « tiper ».

mardi 3 février 2009

Si ça ne coute rien, ça ne vaut rien.

Filed under: Geek,libre,NTIC,Reflexion — ginklpios @ 14:42
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Si ça ne coute rien, ça ne vaut rien.

Voila un adage assez bien ancré dans notre société. Mais méfions-nous des généralités. Il me semble que cela n’est généralement vrai que pour les plus de 40ans. Pourquoi?

J’ai eu accès à un ordinateur familial connecté au web aux environs de mes 15 ans. Qu’avais-je donc entre les mains? Un ordinateur muni d’un OS (windows 98 puis XP il me semble) et accompagné selon le bon vouloir de Médion (le constructeur de l’ordinateur) d’une suite de logiciel dont personne dans la famille n’aura jamais utilisé plus de la moitié.

Seulement, entendons-nous, pour un adolescent commençant à papillonner sur le web, on se sent rapidement à l’étroit dans cet OS certes joli et user-friendly, mais doté d’outils sous développés ou même dénué de possibilités pourtant bien utiles. Et c’est à ce moment qu’on découvre les télécharger.com et autres clubics. De vraies cavernes d’Ali-Baba. On y trouve pèle-mèle des « démos », des « partagiciels », des « gratuiciels » et même, quelques logiciels libres. Tout cela à portée de clicks. Sans débourser le moindre centime, on se met alors en quête de cet outil qui nous fera gagner 10 minutes par jour, de celui-ci qui nous permettra de faire un truc dément sur l’ordi (quoiqu’inutile). On fricotte alors avec les « gratuiciels », ceux qui vous donnent toutes les options sans pour autant se bloquer inéluctablement au bout de 30 jours. Parmi eux, les logiciels libres. On commence alors à se demander: « c’est quoi un logiciel libre? c’est quoi la différence avec l’autre logiciel totalement gratuit à côté? » On tombe alors sur des forums/blogs/sites qui vantent la toute puissance de ces logiciels. Et en découvrant enfin une vraie définition du logiciel libre, on en frissonne d’excitation tant ça vous titille la fibre révolutionnaire (n’oubliez pas que vous êtes dans la peau d’un ado ^^).

Bon, la plupart des gens de moins de 30 ans ne sont jamais allés jusqu’à la phase « logiciels libres », mais un certain nombre ont atteint la phase « gratuiciels ». Ils ne s’étonnent pas de trouver des webmails, youtube et autre facebook gratuits. Et encore mieux, youtube et facebook, c’est « méga cool », ça « pounz », ça « roxx », bref: c’est bien. Pour tous ces jeunes, qualité ne rime plus avec prix (au moins dans le domaine des logiciels).

Les gens de 40 ans et plus, eux, ont découvert l’ordinateur et internet alors qu’ils étaient déjà adultes, déjà formatés. Ils n’ont jamais été farfouillé dans télécharger.com. Ils ne savent même pas que ça existe. Pour eux, internet et l’informatique, c’est comme dans la vie réelle: si tu veux quelque chose, il va falloir le payer. Et les éditeurs de logiciel le leurs rendent bien. Au mieux, ils utilisent des logiciels qui ont été crackés par leurs enfants. Et si diantre ils utilisent les services gratuits genre msn, youtube ou facebook, ils savent bien que le prix n’est pas en € mais en publicité. Bref, pour eux, gratuité rime avec pub et un logiciel gratuit sans pub, ça doit être franchement nul et dans tous les cas, inutilisable.

Et là où le bât blesse, c’est lorsque l’on regarde les choses sont l’angle politique. On trouve deux générations qui pensent différemment. L’une est actuellement au pouvoir. L’autre est l’avenir de notre société. Et quand on en vient à devoir prendre des décisions sur l’informatique, c’est le point de vue périmé des décideurs qui prime encore. Tant et si bien que les jeunes s’y plient et même pire, l’adoptent. Or ce sont bien eux, les jeunes qui « ont raison ». La qualité en informatique n’a rien à voir avec le prix.

Ce problème est un des freins majeurs à l’adoption du logiciel libre. Il y a une fracture numérique. Mais plus que la fracture entre les équipés et les non-équipés ou encore entre les connectés au haut-débit et les non-connectés, je pense que c’est la fracture entre les « digital natives » et leurs parents qu’il est important de réparer. Parce que ce n’est pas 20 ans de retard (le temps que les quarantenaires aillent en retraite) que nous pourrions prendre, mais 10 à 20 ans de plus, à cause de la transmission de cette idée reçue dans le milieu professionnel notamment mais surtout politique, pour notre plus grand malheur.

Je pense donc qu’il faudrait éduquer pour une fois les anciens sur ce sujet. Faire changer les mentalités. Pour cela, il faut que ce savoir perce à travers les canaux de communication qui sauront les toucher: les anciens media: presse, radio, TV. Et pour cela, il faudrait une sorte de lobby, un organisme de communication émanent de la free culture pour transmettre la bonne parole et éduquer les journalistes qui feront alors leur travail et véhiculeront ce savoir à nos chéris anciens (them, who rule the world!).

Bon, je sais que tout cela doit vous paraitre bien étrange, mais je sens qu’un tel organisme (sous une forme pas forcément très conventionnelle) ne va pas tarder à prendre forme. Et je paris que ça va se passer outre-atlantique. Notre mission sera donc de relayer ce mouvement ici, en pays franc. Pays, qui a mon grand désespoir me parait dramatiquement hermétique aux bonnes idées anglo-saxonnes. Non, j’exagère, nous n’y sommes pas hermétiques. Disons plutôt que notre perméabilité laisse filtrer les idées avec 10 ans de retard…

Ginklpios qui sent, comme beaucoup que ça bouge au pays des hot-dogs.

PS: juste comme ça, il y a bien des gens qui paient dans le logiciel libre: quelques grosses entreprises et les disaines de milliers de contributeurs. Mais, étrange fait, les contributeurs ne paient ni en argent ni en pub, mais juste directement en travail. Hélas, je ne pense pas que ça fasse totalement plaisir aux capitalistes tout ça :p

vendredi 16 janvier 2009

La valeur de l’information

Filed under: Geek,libre,Polémique,Reflexion — ginklpios @ 23:59
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Dans le monde informatique plus que partout ailleurs, l’information est reine. Seulement, la valeur de cette information varie selon un certain nombre de paramètres: par exemple sa date de parution, son contexte, son auteur, son support, etc…

C’est à l’occasion de la lecture de la traduction d’un article paru dans le New York Times:Ubuntu dans le New York Times – Framablog que cela m’a paru important (d’ailleurs, j’ai posté quelques commentaires sous cet traduction).

En effet, étant un libriste convaincu, les allégations approximatives du journaliste sur Ubuntu, GNU/Linux et le logiciel libre m’ont interpelées (pour ne pas dire dérangées). En forçant légérement le trait, on pourrait dire que les développeurs de LL (logiciel libre) y sont décrits comme une horde de pirates à l’assaut du navire Microsoft, dirigé par un milliardaire-philanthrope-gourou au projet aussi dément qu’économiquement boiteux. Mais qu’il faut reconnaitre que bizarrement ça à l’air de marcher et que c’est notamment pour ça que moi, journaliste au NYT, j’en parle.

Donc voilà, déjà que je ne voyais plus depuis pas mal de temps la télévision comme une source fiable d’information, la plupart des medias mainstream (c’est-à-dire les canaux majeurs comme la TV, la radio, la presse) vont subir le même recul. Et je pense que c’est une évolution qui va prendre de l’importance avec l’émergence depuis quelques années de blogs d’experts. De plus en plus d’économistes par exemple publient leurs idées et réflexions sur leurs blogs. Quand deux infos, l’une provenant d’un journaliste d’un mainstream media et l’autre du blog d’un expert entrent en conflit, qui seriez-vous le plus prompt à croire?

Mais ce problème se pose jusque dans le sanctuaire de la connaissance: la science. Se voulant objective, elle se donne les moyens de vérifier ses information (publications revues par les pairs, bibliographie précise et omniprésente, précision des mesures, critiques statistiques, etc…). Cependant, nous en sommes tous les témoins, avant d’entrer dans le panthéon des théories reconnues, les études scientifiques sont souvent à la fois confirmées et contre-dites pendant parfois plusieurs décennies surtout quand des enjeux économiques sont de la partie. Un seul exemple: la polémique sur la dangerosité des téléphones portable. Mais on retrouve ce genre de controverses dans de nombreux domaines. Et dans un certains nombre de cas, les scientifiques eux-mêmes ont bien de mal à faire la part des choses.

Notre monde est de plus en plus dominé par l’informatique, et donc l’information. Dans ces conditions, moi qui suis encore dans le circuit scolaire, je pense qu’on n’apprend pas assez aux élèves (futurs actifs de la société) à exercer leur sens critique. Quand on entend tout ce que la télévision peut faire gober aux gens, c’est assez hallucinant (pour parler djeuns). Combien d’élèves ai-je entendu parler de la théorie de la sélection naturelle (darwinienne, comme elle est enseignée en 1ière S) comme d’une loi quasi-dogmatique, encore plus solide et inébranlable que la Bible elle-même! (Est-il nécessaire de rappeler qu’elle a été en partie remodelée depuis ce cher Darwin?)? Comment bâtir du solide sur des bases bancales? Comment s’y retrouver dans un monde croulant sous l’information avec le sens critique d’une huitre croissant sur les rocher d’Oléron (quel style! :s)?

Bref, tout ça pour dire que non, le logiciel libre n’est pas une secte dirigée par un St Ignucius – Stallman, soulevant des idées subversives anti-capitalistes; que votre voisin qui se rase pour partir au boulot en costard contribue peut-être à un projet de logiciel libre et que par dessus le marché (sic), nous ne voulons pas que Microsoft disparaisse mais seulement que chacun soit libre d’utiliser son outil informatique.

Ginklpios, qui s’est coupé les cheveux il y a bien 1 an et demi!

PS: Suite à l’article du Framablog, un contributeur à posté un message intéressant: selon lui, l’auteur de l’article lui a fait revêtir cet aspect parce qu’un tel sujet, peu connu du grand public ne peut être abordé que sous un angle démagogique. Pour ma part, je trouve cela réellement triste de devoir en arriver à ça pour parler d’un sujet qui n’est pas, je pense, si compliqué que cela. À croire que le grand public n’est qu’un résidu de troupeau de moutons motivés par leurs seuls instincts et pulsions consumméristes… Que le seul moyen de les atteindre et d’utiliser les voies affectives, de leur conter des histoires… Je vais finir par devenir anti-capitaliste si ça continue… Si c’est le prix à payer pour éveiller les consciences, ça en vaut peut-être le coup. Cependant, comme je l’ai écrit il y a pas mal de temps ici: les moutons se complaisent dans leur état et même une fois éveillés, il y en a, comme Cypher de Matrix qui ne veulent qu’une chose: retrouver la matrice/le troupeau pour perdre à nouveau la conscience.

mardi 30 décembre 2008

Vers un nouvel âge d’or?

Filed under: libre,Reflexion — ginklpios @ 4:48
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Dans ce billet, je vais tenter de développer ma vision d’un « âge d’or » vers lequel nous pourrions bien nous diriger.

Il y a quelques millions d’années, quelque part dans les savanes africaines des tribus primates commençaient à créer leurs propres outils. Cela faisait déjà quelques bon millions d’années que leurs ancêtres utilisaient des outils (pierres, branches, feuilles) mais c’était sans doute la première fois que l’ont utilisait des pierres pour en faire des lames qui seraient ensuite utilisées pour remplir leur office! C’est à ce moment qu’à commencer la grande œuvre de l’homme (au sens large du terme, c’est-à-dire australopithèques compris): la modification massive de son environnement dans le but de l’adapter à ses propres besoins.

Peu à peu, les outils nous ont permis d’accélérer ou de faciliter l’exécution de nos tâches, tout en créant un environnement favorable à notre développement, favorisant en retour la création de nouveaux outils plus puissants jusqu’à finir par créer les outils ultimes, ceux qui font le travail à notre place: les robots!

Jusqu’à maintenant, nous avons fait carburé nos robots grâce à des énergies fossiles. Le défi va donc être de réussir à exploiter les énergies renouvelables pour que nos robots continuent à travailler pour nous. Une fois que cela sera fait, cet âge d’or que je vois se profiler à l’horizon pourra alors s’épanouir.

Une fois que les énergies renouvelables seront maitrisées, nous aurons sans doute hérité d’outils très économes en énergie puisqu’ayant traversé la période de pénurie énergétique. Nous disposerons alors de ce que nous pourrions appeler une manne énergétique. Toutes les tâches physiques accomplies par les humains pourront être assurées par des robots. Il restera alors aux humains la seule tâche de superviser les robots. Le plus grand défi matériel qui restera sera la gestion des matières premières (dont les produits alimentaires). S’il est relevé, les hommes n’auront plus qu’à travailler quelques heures par jour. Le reste sera dédié à la création culturelle. Si cette création est portée par les valeurs du libre, l’humanité entrera alors dans une phase intense de création et de partage qui verra l’accélération exponentielle de la création culturelle. C’est cette phase que je nomme âge d’or.

Après cette phase qui sait ce qui pourrait arriver? En effet, cette phase serait une phase d’évolution intense des sociétés humaines, ce qui pourrait produire produira des conséquences imprédictibles. Peut-être dépasserons nous les limites de la physique quantique, ce qui nous permettrait d’accéder à des technologies, ou des dimensions nouvelles. Peut-être reprendrons nous notre évolution génétique ou fusionnerons nous avec nos machines pour changer la condition humaine. Peut-être une société composée d’intelligences artificielles émergera. Bref, on ne peut sans doute même pas imaginer ce qui arrivera.

En attendant je pense fermement que nous pouvons atteindre cet âge d’or, il est la conséquence logique de notre évolution technologique et culturel si toutefois nous évitons les écueils que sont l’obscurantisme et la sur-population qui ne manqueraient pas de générer des conflits dévastateurs.

Je ne pense pas que les conséquences du changement climatique soient suffisantes pour nous empêcher de l’atteindre, mais le réchauffement apportera sans doute son lot de difficultés.

Ginklpios, qui rêve de vivre cet aĝe d’or.

jeudi 20 novembre 2008

Acte fondateur

Filed under: libre,Reflexion — ginklpios @ 16:21
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Il y a maintenant 7 mois, j’ai retrouvé l’un des évènements fondateurs de ma personnalité, où tout du moins est-ce comme tel que je le perçois maintenant, a posteriori. Ces retrouvailles ce sont faites grâce à Tristan Nitot, via son blog. En avril, il publiait un billet intitulé: L’homme (libre) qui plantait du code, article qui fait le parallèle entre le développement de logiciel libre et la nouvelle de Jean Giono: L’homme qui plantait des arbres. Or, j’ai lu cette nouvelle à l’école primaire. Je suis cependant incapable de me rappeler de l’année…

Je n’en avais pas pris conscience auparavant, mais je crois bien que cette lecture à révolutionné ma vie. En effet, il me semble que cette lecture précède de peu mon intérêt envers les arbres. Intérêt qui deviendra plus tard une véritable passion pour les végétaux. Peut-être qu’inconsciemment, je voulais moi aussi être un Élzéard Bouffier, agissant patiemment dans l’ombre pour le bien commun. Or, cette attraction vers les végétaux a été une véritable école de l’observation et de la patience. Mon orientation vers la biologie en général trouve à n’en pas douter ses racines dans le terreau fertile de cette passion. Mais c’est pas fini! Car la biologie a été ma porte d’entrée vers les sciences en général: c’est pendant le collège que je rencontre le magazine Science & Vie. La lecture mensuelle du magazine va m’ouvrir l’esprit et m’habituer à lire des articles à teneur scientifique. Fort d’un certain nombre de connaissances et de cette capacité d’observation, avec l’aide de l’apprentissage scolaire du lycée, je produit déjà mon propre avis, commençant à rejeter le pré-mâché que l’on me faisait ingérer auparavant. Voila pour la genèse du free-thinker que je pense être.

Mais voila. Je suis aussi un libriste convaincu. Et mine de rien le parallèle entre le libre et l’action d’Élzéard Bouffier est assez fort. Il se pourrait bien que ce texte m’ait marqué au point de préparer le terrain de sorte que lorsque j’ai rencontré le libre, ça n’a été qu’une révélation du monde dans lequel je voulais vivre. Un monde de partage désintéressé pour le bien commun.

Je t’invite donc, lecteur, à lire toi aussi cette histoire, à la partager, à la lire aux enfants qui t’entourent. La nouvelle est disponible sur wikisources, Jean Giono ayant « donné [ses] droits gratuitement pour toutes les reproductions« . Un libriste avant l’heure!

Ginklpios, qui remercie profondément Jean Giono pour son oeuvre.

samedi 12 juillet 2008

Ma liberté de penser.

Filed under: libre,Reflexion — ginklpios @ 6:53
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En en parlant avec un ami, j’ai récemment pris conscience d’un aspect de mon système de pensée – ma philosophie pourrais-je même peut-être dire! -. Cet aspect particulier est ma vision de mon moi. (Notez que malgré une année de philosophie en 1ère S, la pensée de Freud ne m’est pas franchement familière, donc ne considérez pas la définition freudienne du moi pour la compréhension de cet article. Préférez plutôt: moi = ce que je suis, tout simplement.)

Ainsi, tandis que certains se définissent par leur passé, les actions qu’ils ont pu mener, leurs habitudes, leur histoire; d’autres sont en constante projection dans le futur, à la recherche de ce qu’ils pensent vouloir ou devoir être.

Moi, j’essaie tant bien que mal d’être dans le présent. Pour ce faire, ma recette est simplissime mais demande beaucoup d’effort. D’ailleurs, c’est une méthode que j’utiliserais dans l’idéal. En pratique je suis loin de la pratiquer assidument.

Cet fameuse méthode, c’est la redéfinition constante du moi. C’est-à-dire de ma conception de moi-même. En se remettant perpétuellement en cause, à la faveur d’un événement extérieur ou d’un mouvement introspectif, j’essaie de rester en mouvement, de renouveler constamment ma pensée, d’optimiser pour la n-ième fois mon mode d’action. Je ne me laisse pas entraver par des vieilles habitudes. J’écarte les stéréotypes, préférant aller jeter un coup d’œil par moi-même afin de me faire ma propre idée des choses. J’essaie de réfléchir à tout ce que je dis, pour être toujours en accord avec moi-même. Je ne me laisse pas bercer par les douces chimères d’un avenir utopique ni paralyser par l’angoisse d’un avenir sombre. Je réfléchis, je teste, j’analyse, je décide. J’essaie ainsi d’écarter tout conflit intérieur qui me paralyseraient. Je veux rester en mouvement, mais courir à mon rythme, sans tenter d’aller plus vite que la musique!

C’est cette manière de cogiter qui me confère cette liberté de penser sans entrave venant de l’intérieur.

Mais il y a aussi les entraves venant de l’extérieur. Chez moi, c’est entraves proviennent essentiellement des conflits.

Ainsi, j’essaie d’éviter autant que possible d’être impliqué dans des conflits. Ma méthode, c’est de laisser couler. Si dans une quelconque situation, quelqu’un entre en désaccord avec moi et qu’il persiste dans la confrontation après que je lui ait expliqué mon opinion, alors je ne cherche pas à imposer mon avis. Je suis, tout en restant vigilant aux conséquences néfastes que le choix de l’opposant pourrait entraîner. Tout en conservant bien sur au chaud mon avis personnel sur la chose!

Grâce à cet évitement des conflits internes et externes, en me remettant toujours en cause, je pense parvenir à une certaine liberté de penser.

Bien sur, pour être un bon free-thinker, on en le dis jamais assez, il faut prendre du recul!

Comme je le pense assez souvent: « Souvent, la meilleure façon d’avancer est encore de reculer. » Ce qui implique bien sur, de reculer PUIS d’avancer plus loin! Pas seulement de reculer.

Voilà, donc pour résumer cet article très personnel (il relève ma façon de penser, quoi de plus personnel?!), je dirais que je fonctionne ainsi:

  • penser par moi-même (ie éviter les stéréotypes et le pré-mâchage des idées par autrui)
  • me remettre en cause
  • laisser couler

Ça évite me permet tout simplement d’être moi-même!

Ginklpios, a open-minded – free-thinker… du moins est-ce comme cela que je me vois!

mercredi 28 mai 2008

Creative Commons

Filed under: libre — ginklpios @ 15:47
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Ça faisait assez longtemps que j’y pensais mais ce n’est qu’aujourd’hui que je le fait…

En tant que croyant dans le mouvement libre qui agite de plus en plus de couches de notre monde, je me devais de définir clairement mes droits d’auteur sur l’intégralité des textes que je publie sur ce blog.

J’ai donc décidé de placer ces textes sous une licence Creative Commons.

Pour en savoir plus sur ces licences qui vous permettent de jouer avec vos droits d’auteur afin d’en céder une partie à l’utilisateur/lecteur, je vous conseille cette article du site « les infostratèges » ou de consulter le site officiel.

Je place donc mes textes sous une licence qui permet à tout un chacun:

  • de reproduire, distribuer et communiquer cette création au public
  • de modifier cette création

mais lui impose de citer mon nom (donc ginklpios), lui interdit une utilisation commerciale et lui impose de publier leur création sous les même conditions.

Ginklpios, qui rêve d’un monde de partage de l’information…

Licence Creative Commons

dimanche 27 avril 2008

Nous pouvons mettre fin aux fichiers joints word.

Filed under: libre — ginklpios @ 11:26
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We Can Put an End to Word Attachments.

Voici une traduction par Pierre Ponthus d’un texte écrit en 2002 par Richard M.Stallman

Version fr: http://www.local.attac.org/attac25/docs/no-word-attachments.html

Version en: http://www.gnu.org/philosophy/no-word-attachments.html

Ne détestez-vous pas recevoir des documents Word dans vos messages électroniques ? Les documents Word sont ennuyeux, mais, ce qui est pire, ils empêchent la plupart des personnes de migrer vers les logiciels libres. Peut-être pourrions-nous stopper cette pratique dans un élan collectif. Tout ce que nous avons à faire est de demander à chaque personne qui nous expédie un document électronique au format Word qu’elle change ses pratiques.

La plupart des ordinateurs utilisent Microsoft Word. Ceci n’est pas une bonne nouvelle, étant donné que Word est un logiciel propriétaire qui nie le droit des utilisateurs à étudier, changer, copier ou redistribuer ce logiciel. Et parce que Microsoft change le format des fichiers Word à chaque nouvelle version, les utilisateurs de ce logiciel sont prisonniers d’un système qui les oblige à racheter chaque mise à jour, qu’ils le veuillent ou non. Ces utilisateurs peuvent même découvrir, plusieurs années plus tard, que le document Word qu’ils avaient écrit antérieurement ne peut plus être lu par la version du logiciel qu’ils utilisent actuellement.

Nous sommes aussi choqués, lorsque l’on nous envoie des documents Word, ou que l’on nous demande d’utiliser ce format pour nos envois. Des personnes publient ou postent leurs documents au format Word. Certaines organisations acceptent uniquement des fichiers au format Word : une personne que je connais n’a pu se présenter pour un nouvel emploi, parce que son curriculum vitae devait être écrit au format Word. Même certains gouvernements imposent le format Word au public, ce qui est un déni de démocratie.

Pour les personnes qui utilisent les logiciels libres, recevoir des documents au format Word est juste un inconvénient. Mais l’impact le plus négatif concerne les personnes qui désirent se convertir au logiciel libre. Ces personnes hésitent, car elles pensent qu’elles doivent posséder Word sur leur machine pour lire les documents Word qu’elles reçoivent. L’utilisation du format secret Word gêne l’essor de la communauté du logiciel libre et l’accès à la liberté. Alors que nous subissons une nuisance occasionnelle lorsque nous recevons des documents Word, ceci constitue cependant une agression permanente pour notre communauté. Nous nous y habituons, mais l’agression est permanente.

La plupart des utilisateurs GNU qui reçoivent des documents Word s’arrangent avec. Ils tentent d’extraire le texte ASCII du document Word. Aujourd’hui les logiciels libres peuvent lire certains documents Word, mais pas tous. Le format est secret et n’a pas entièrement été décodé. Même pire, Microsoft peut changer le format à tout moment. Dans un futur proche, Microsoft utilisera Palladium, avec une nouvelle version de Word, afin d’enlever tout espoir à la communauté du logiciel libre d’accéder aux fichiers.

Si vous ne recevez des documents au format Word que de temps à autre, il est normal de tenter de les lire. Mais s’il s’agit d’une pratique systématique, il est nécessaire d’avoir une approche différente. Décider de lire tous les fichiers Word que vous recevez revient à traiter le symptôme d’une maladie chronique. Pour soigner la maladie, il faut convaincre tout le monde de ne pas transmettre des documents au format Word.

Depuis une année, j’ai décidé de répondre aux envois de fichiers joints au format Word avec un message poli, en expliquant pourquoi ceci était une mauvaise pratique, et en demandant aux expéditeurs de renvoyer leur message dans un format non propriétaire. C’est une perte de temps beaucoup moins grande que de tenter de décoder le texte ASCII d’un fichier Word. À cette occasion, j’ai découvert que mes interlocuteurs comprenaient généralement ce que je voulais, et beaucoup d’entre eux m’ont répondu qu’ils n’allaient plus transmettre de messages au format Word à d’autres personnes.

Si nous faisons tous de même, nos efforts seront multipliés. Une personne qui reçoit une demande polie changera plus facilement ses pratiques lorsqu’elle recevra de nombreuses demandes du même genre. Nous pourrions même donner le statut de Netiquette à « N’expédiez pas de format Word » si nous commençons a envoyer systématiquement un message d’avertissement aux personnes qui expédient des fichiers au format Word.

Afin de rendre notre pratique aisée, nous pourrions créer un fichier de réponse tout prêt, facile à envoyer chaque fois que ce serait nécessaire. Je donne deux exemples : la version que j’ai utilisée jusqu’à présent, suivie d’une version récente où j’essaye d’enseigner aux utilisateurs de Word de se convertir à d’autres formats.

Vous pouvez utiliser ces modèles tels quels, ou les modifier, ou créer les vôtres. Dans tous les cas, rédigez une réponse qui reflète vos idées et votre personnalité rendra notre campagne plus efficace que si toutes les réponses se ressemblent.

Ces réponses sont rédigées pour les personnes isolées qui envoient des fichiers au format Word. Lorsque vous rencontrez une organisation qui impose le format Word, il est nécessaire d’utiliser un message différent.

Des chasseurs de têtes demandent des curriculum vitae au format Word. Ce qui est pire, certains le font également lorsqu’ils cherchent une personne pour un emploi dans le logiciel libre ! N’importe quelle entreprise du logiciel libre qui utilise de tels chasseurs de têtes ne trouvera pas une personne compétente. Afin de mettre fin à ces pratiques, vous pouvez, dans votre curriculum vitae, insérer un lien (http://www.gnu.org/philosophy/no-word-attachments.html) qui pointe vers ce document, ainsi que des liens vers votre CV dans d’autres formats. Toute personne qui cherche un format Word lira sans doute cette page.

Avec la force de notre nombre, simplement en demandant, nous pouvons faire la différence.


Vous avez transmis un fichier au format Word, un format secret et propriétaire, et il m’est difficile de le lire. Si vous me transmettez votre fichier au format Plain Text, Pdf ou HTML, je pourrais le lire facilement.

Expédier des documents au format Word est mauvais pour vous et pour les autres. Vous n’êtes pas certains que votre fichier sera lu de la même façon que sur votre machine s’il est lu par une personne qui utilise une version différente de Word. Il se peut que ce fichier ne soit pas lisible.

Recevoir des documents au format Word est mauvais pour vous, car ils peuvent contenir des virus. Recevoir des documents au format Word est mauvais pour vous, car ils contiennent des informations cachées au sujet de l’auteur, permettant de découvrir les activités de cet auteur (peut-être vous). Du texte que vous avez cru effacer est peut-être encore présent dans le document Word.

Mais par-dessus tout, expédier des documents au format Word pousse vos destinataires à utiliser les logiciels de Microsoft et enlève à ces personnes la possibilité de choix. La conséquence, c’est que vous devenez le promoteur du monopole de Microsoft. Cette pression sur les utilisateurs est l’obstacle majeur à l’adoption des logiciels libres. Êtes-vous prêt à remettre en question l’utilisation du format Word dans la communication avec les autres ?

Convertir un document au format Word en HTML est simple. Ouvrez le document. Dans le menu «Fichier», cliquez sur «Enregistrer sous». Choisissez alors de sauver le document comme HTML ou page Web, à la place de «document Word». Convertir un document au format Word en Plain texte est presque identique; simplement choisir «Document Texte» ou «Texte seul».

Votre ordinateur a peut-être aussi un programme pour convertir au format Pdf. Sélectionnez «Fichier», «Imprimer». Partez à la recherche d’une imprimante disponible et sélectionnez «Convertisseur Pdf». Cliquez sur «Imprimer» et donnez un nom au document Pdf.


Voici une autre approche, suggérée par Bob Chassell. Il est nécessaire que vous l’éditiez pour un exemple précis, et que vous puissiez extraire le contenu du document Word, afin de mesurer sa longueur.


Je suis fatigué. Pourquoi avez-vous choisi de m’expédier 876.377 octets dans votre récent message, alors que son contenu n’est que de 27.133 octets ?

Vous m’avez expédié cinq fichiers dans un format « .doc », non standard, qui est un format secret de Microsoft, plutôt que dans un format international, public, sous forme de Text Plain.

Microsoft peut (et l’a fait récemment au Kenya et au Brésil) faire promulguer des lois locales qui interdisent aux étudiants d’étudier le code, interdisent à de nouveaux entrepreneurs de monter une entreprise, et interdisent à des professionnels d’offrir leurs services. S’il vous plaît, n’aidez pas Microsoft.


John D.Ramsdell suggère de décourager l’utilisation de fichiers attachés au format Microsoft Word et PowerPoint en rédigeant une signature de ce genre :


S’il vous plaît, ne m’envoyez pas de documents attachés au format Word ou PowerPoint.
Cf. http://www.fsf.org/philosophy/no-word-attachments.html
(lien mort, semble-t-il)


Copyright © 2002 Richard M.Stallman.
Verbatim copying and distribution of this entire article is permited without royalty in any medium, provided the copyright notice and this notice is preserved.

Traduit par Pierre Ponthus, le 25 10 2002, relu par Morton Potash le 26 10 2002.
Le texte original est disponible à : http://www.gnu.org/philosophy/no-word-attachments.html

C’est donc une nouvelle façon de pomouvoir le monde libre 😉

Ginklpios, qui en a marre surtout quand le texte du mail se réduit à : « Tout est en pièce jointe » -_-‘ Pourquoi ne pas l’enregistrer en html et faire un copier coller dans le texte du mail!?!

Mais comme je dis souvent: « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer?« 

dimanche 9 mars 2008

Libre, Linux, Ubuntu…

Filed under: Geek — ginklpios @ 23:26
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Tux, la mascotte de linuxAyant récemment acquis un ordinateur tout nouveau tout beau, vierge de la dernière mouture de l’OS de la firme de Redmond: Vista, j’y ai installé la distribution la plus « accessible » de linux: Ubuntu. Même si tout ce que vous venez de lire vous semble être du chinois, ne quittez pas la page, je vais tout expliquer clairement!

On va commencer par le plus concret (Ubuntu) pour finir sur le plus abstrait (le libre).

Ubuntu, un OS

Pour faire fonctionner un ordinateur, on a besoin d’un programme qui gère ses composants (disque dur, processeur, lecteur DVD, etc…) tout en nous permettant d’interagir avec lui (via le clavier, la souris, etc…). Ce programme s’appelle le Système d’Exploitation (SE ou OS, en anglais: Operating System). Ubuntu est un OS, mais le plus populaire d’entre eux, c’est le SE Windows, édité par Microsoft (la firme de Redmond, quand on a besoin de synonyme!). Mais un ordinateur peut « tourner » sous autre chose que Windows: peut-être possédez-vous un Mac(intosh!) qui tourne donc sous Mac OS X. Ce système est de type UNIX comme les OS basés sur BSD (FreeBSD, OpenBSD, NetBSD, etc…) et l’OS GNU/Linux. Actuellement, on rencontre encore des systèmes BSD voire UNIX chez les industriels. Chez les particuliers, Les 2 OS UNIX-like qui dominent sont Mac OS X et Linux (sur lequel est basée Ubuntu).

Logo d'ubuntuLogo d’ubuntu! (il figure 3 humains qui se tiennent par les mains)

Cependant, si vous cherchez à vous procurer Linux, vous vous apercevrez rapidement qu’il n’est pas disponible « tel quel ». Linux est distribué sous différentes formes (distribution, par exemple: Ubuntu, SuSe, Mandriva, Red Hat, Debian, Slackware, Gentoo, Fedora, etc…). Alors vous allez me demander: quelle différences entre eux? Et je vous répondrait: « apparemment, beaucoup; mais en faits, assez peu! » Pour comprendre les différences entre tous ces systèmes, il va falloir entre plus en détail dans la structure d’un OS.

Un OS est composé d’un paquet de programmes qui gravitent autour d’un noyau (kernel en anglais). Le noyau assure le co-fonctionnement des des divers programmes et la liaison avec les périphériques matériels (hardware). Il est entouré de nombreux programmes dont notamment l’interface graphique qui gère l’affichage. La similitude entre deux systèmes GNU/Linux, peut résider uniquement entre leurs noyaux; autrement dit: si tous les systèmes GNU/Linux sont basés sur un noyau linux, les autres composants peuvent différer. Ainsi, deux distributions peuvent avoir des interfaces graphiques totalement différentes et apparemment fonctionner de façon toute aussi différente, ce qui explique le début de ma réponse: « apparemment, beaucoup »; mais comme ils ont un noyau commun, leur fonctionnement profond sera en réalité similaire, ce qui explique la fin de ma réponse. Ainsi, un programme codé pour une distribution peut a priori fonctionner sur n’importe quelle autre distribution.

Ainsi, dans la « jungle » des distributions linux, j’ai choisi Ubuntu qui est réputée pour être l’une des distribution les plus accessibles au grand public. Pourquoi parler d’accessibilité? D’autres distributions ne seraient pas accessibles? Eh bien en effet, ces dernières années, les développeurs de certaines distributions de linux ont fait d’énormes efforts en terme d’accessibilité et d’ergonomie afin que la prise en main de leur OS soit aisée pour l’utilisateur λ. Les autres sont plus dures d’accès, avec moins d’interface graphique, moins de boutons cliquables et plus de lignes de commande à taper (la ligne de commande est une instruction que l’on envoie au noyau sous forme d’une « phrase »; il faut donc utiliser la syntaxe adéquate, ce qui exige un apprentissage assez complexe). Mais alors pourquoi faire des OS si « compliqués » à utiliser?

Là on arrive à la partie abstraite du sujet: le Libre.

Le libre chez GNU/Linux.

Si certaines distributions de linux ne possèdent qu’une interface graphique ténue (et souvent assez peu esthétique) c’est parce que linux est à la base développé par sa communauté pour sa communauté. Communauté? C’est pas une entreprise qui développe ces programmes? Pour la plupart des distributions, non. Les distributions sont développées par des communautés de développeurs bénévoles et qui donc se souci(ai)ent peu du « grand public ». Ce genre de travail collaboratif à grande échelle (certaines communautés rassemblent des milliers de développeurs dispersés dans le monde entier) a été rendu possible par l’avènement de l’internet et de licences dites « libres » qui leur ont permis de partager leur travaux respectifs. En effet, toute production intellectuelle (dont les programmes) doit être protégée par des droits d’auteur. En publiant leurs codes sources sous licence libre (GNU GPL, souvent), chaque développeur a pu réutiliser le travail des autres afin de contribuer au projet. Mais le code source n’est pas disponible uniquement aux contributeurs de chaque projet mais à toute personne! Ce qui explique le foisonnement de distributions de linux: lorsque la direction prise par un projet ne convient pas à quelqu’un il est libre de développer un nouveau projet en parallèle (un fork, selon le terme consacré) à partir du premier. De plus, de façon pratique, une licence libre entraine la disponibilité de l’œuvre sans condition financière, autrement dit les œuvres libres doivent être distribuées gratuitement (mais elle peuvent aussi être vendues!).

Le libre est donc pour moi synonyme de partage et de coopération à grande échelle. Il oppose la liberté qu’il procure aux restrictions des droits de l’utilisateur apportées par les systèmes propriétaires tels windows. Je cite windows et non Mac OS X (qui est aussi un système propriétaire) car Microsoft est un peu un champion en termes de restrictions des libertés de l’utilisateur: d’une part elle impose ses standards défectueux et dénués d’interopérabilité au monde entier grâce à son monopole et d’autres part, l’imposante lenteur de Windows Vista © semble due à la gestion des DRMs (Gestion des droits numériques) qui a pour but de vous empêcher de lire, copier et distribuer des œuvres que vous n’auriez pas achetées.

Conclusion.

La raison d’être de cet article est donc la promotion du libre (je crois avoir déjà écrit un article à ce propos!) mais aussi l’affirmation qu’enfin aujourd’hui une alternative, réellement utilisable, aux systèmes d’exploitation propriétaires est disponible au grand public! Même l’ « utilisateur avancé » de windows (celui qui connait bien le fonctionnement du programme, qui en maitrise les fonctions plus ou moins cachées, mais qui donc a des habitudes bien ancrées en termes d’utilisation), comme moi (relativement du moins), est capable de passer assez facilement d’un système à l’autre… avec toutefois quelques déceptions, mais beaucoup de joies surtout!

A propos de ceci, si le sujet vous intéresse ou que vous pensez tenter la « migration » bientôt, je vous invite vivement à lire cet article. Il explique de façon neutre ce qui vous attends, vous, utilisateur de windows qui souhaitez s’en libérer ou améliorer son « expérience utilisateur ».

Ginklpios, libre comme un manchot (le pingouin, pas l’handicapé!) sur sa banquise!

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