Reflexio

mardi 1 janvier 2008

Nous.

Quelques petites données sur l’Homo sapiens, juste comme ça, parce que j’avais envie 😉

Tout d’abord un petit rappel, pour ceux qui auraient rangé cela consciencieusement dans un recoin de leur encéphale: nous sommes des animaux! Petit rappel phylogénétique (rapide): nous sommes des eukaryotes, opistochontes, vertébrés, tétrapodes, mammifères, primates (hominoïdes, hominidés, homininés). Nos « cousins » les plus proches sont ceux que l’on appelle les « Grands singes »: Orang-Outan, Gorille, Chimpanzé et le plus proche: le Bonobo avec les gibbons, nous formons la super-famille des hominoïdes, les singes sans queue.

Nous appartenons à une espèce récente, c’est-à-dire que nos ancêtres d’il n’y a pas si longtemps étaient différents de nous. Mais cette évolution qui a séparé notre branche de celle des autres grands singes n’a laissé de traces que dans des fossiles. On a retrouvé l’empreinte de ce buisson qu’est notre arbre généalogique un peu partout dans le monde. Je parle bien d’un buisson, en effet, notre espèce n’est que le rameau terminal d’une des branche que porte le « tronc » des australopithèques. Rapidement, on retiendra tout de même la succession australopithèques, Homo habilis, Homo erectus, Homo sapiens, avec tout de même 2 branches parallèles à la notre: Homo neandertalensis et Homo floresiensis, le petit dernier descendant l’Homo erectus et qui n’a été découvert qu’en 2003 en Indonésie. Il me parait important de souligner que tous les Homo actuellement présents sur Terre appartiennent à la même et unique espèce: Homo sapiens. Inutile j’espère de préciser qu’il n’y a aucune sous-espèce, variété, race ou sous-division dans notre espèce. Les variations interindividuelles sont largement supérieures aux variations qui pourraient exister entre des populations, ethnies ou peuples.

Un autre aspect important à mes yeux: notre espèce ne se distingue des autre que quantitativement: nous ne possédons pas de molécule particulière, pas de type cellulaire original, pas même d’organe qui sorte de l’ordinaire. De même notre culture n’est pas un fait isolé. En revanche, nous pouvons nous reconnaitre une différence d’ordre quantitative par rapport à d’autres espèces: un volume crânien plus élevé, une capacité à communiquer hypertrophiée, une culture plus étendue, etc…

De plus, il n’est pas difficile de constater que notre espèce a plutôt bien réussi en terme de développement de sa population. L’homme est présent sur tous les continents. Sa réussite il la doit à de nombreux facteurs.

Une extraordinaire faculté d’adaptation.

De part ses origines simiesques, l’ancêtre de l’homme (pour simplifier) possède quelques caractéristiques intéressantes comme: des mains munies de pouces opposables, terriblement pratiques pour saisir des objets, un boite crânienne relativement développée et une aptitude à la vie sociale bien ancrée dans son comportement. Ces trois caractéristiques vont permettre l’évolution des ancêtres des australopithèques jusqu’à nous. Elles vont favoriser le développement de notre intelligence grâce à l’interaction avec nos semblables et avec nos outils. Cette évolution va découler des modification subies par l’environnement de nos aïeux dans le grand est africain. Certains grands singes de la région du rift vont passer de la forêt tropical à la savane lors de l’ouverture du dit rift. Ces singes vont alors changer de mode de locomotion, passant progressivement d’un mode arboricole à la bipédie qui ne sera accomplie qu’avec l’apparition de l’Homo erectus. On les surnommera plus tard australopithèques. L’Homo habilis dont la physionomie fait déjà un grand marcheur va coloniser de nombreux continents et fabriquer des outils sophistiqués en pierre taillée. L’Homo erectus, lui va parfaire son anatomie, faisant de lui un grand coureur. C’est ainsi qu’il va coloniser tous les continents. L’Homo sapiens est caractérisé par un volume crânien encore plus élevé. En revanche, les plus grandes capacités crâniennes ont été mesurées chez des Homo neandertalensis (tandis que les plus petites ont été mesurées chez Homo floresiensis, de part son insularité). La séparation avec les autres homininés a donc pour principales caractéristiques l’acquisition de la bipédie et l’augmentation du volume crânien.

La seconde évolution.

Comme je l’ai déjà exprimé dans cet article précédent, l’augmentation du volume crânien des ancêtres de l’homme s’est accompagnée de l’augmentation de l’étendue de sa culture, lui permettant d’augmenter considérablement son emprise sur son environnement, ce qui a permis l’expansion à tous les continents de son aire de répartition. Aujourd’hui, cet seconde évolution s’apprête à permettre la troisième évolution, ou la reprise de l’évolution physique de l’homme motivée non pas par la sélection naturelle mais par la propre main de l’homme.

Cette troisième évolution va avoir des conséquences éthiques importantes que nous allons devoir surmonter… en effet, nous avons déjà du mal à gérer cela alors que nous avons les même corps, que nous partageons globalement le même patrimoine génétique. Qu’en sera-t-il lorsque certains auront dénaturé leur corps ou même leur gènes voire lorsque d’autre se séparerons de leur corps organique? J’espère que nous saurons respecter et maintenir l’égalité des droits de chacun.

Ginklpios, pour vous, ce n’est peut-être que de la science-fiction; pour moi, c’est tout simplement l’avenir.

Propulsé par WordPress.com.