Reflexio

mardi 4 août 2009

De l’infulence de la technologie sur la société

Filed under: Reflexion — ginklpios @ 17:57
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Peut-être est-ce que je me méprends, mais il me semble qu’énormément de gens sous estiment largement le lien entre la technologie et la société. C’est pour cela que je ponds un deuxième pavé sur le sujet. Comme le premier, ne cherchez pas de référence ou de biblio, c’est du brut de décoffrage de ma psyché torturée.

Analogie avec le biais des mots sur les idées.

Il y a, je pense, une analogie assez intéressante entre ce que je vais développer dans cet essai et le lien entre les mots et les idées.
En effet, la majorité des gens ne perçoivent pas le biais que produisent les mots sur les idées. Pourtant, le moyen le plus efficace pour véhiculer et même exprimer une idée est bien sur de la faire porter par des mots. Cependant, les mots sont comme des briques de Légo qui contiennent les idées. Et bien qu’il existe énormément de mots, il n’existe pas de mots pour toutes les idées. Nous sommes obligés de trahir nos idées à chaque fois que nous les exprimons avec des mots. Les auteurs de littérature le savent bien. De même, les traducteurs ressentent bien le fait que le vocabulaire d’une langue ne permet pas d’exprimer toutes les idées. Certains mots ou tournures idiomatiques n’ont pas leurs équivalents dans les autres langues. La traduction, c’est l’art de faire des compromis car la traduction parfaite n’existe pas. Ainsi, ces deux trahisons évidentes des idées par les mots nous font approcher de la troisième trahison, de loin la plus sournoise. En effet, dans notre propre processus mental de réflexion, il advient toujours un moment où une idée est traduite en mots. Pour des raisons pratiques ou parce que nous ne pouvons faire autrement, je n’en sais rien. Mais cet ultime trahison arrive toujours tôt ou tard. Ainsi, nos processus entiers de cognition se voient fourvoyés par des approximations, des biais.
Pour résumer, le langage, véhicule des idées, est plus qu’un simple véhicule, il modèle les idées et, selon le point de vue, les biaise.

En quoi la technologie modèle la société.

Commençons avec des exemples.
Qu’est-ce qui signe l’activité des premières sociétés humaines? La culture? L’écriture? La parole? Non! L’utilisation d’outils! Les premières révolutions sont celles de la maitrise du feu et de la taille de la pierre et des os. Ces premiers outils, selon certains archéologues accompagneront la décroissance de notre mandibule (car les outils contondants et le feu permettent de se passer d’une mâchoire puissante), permettant la poursuite de la croissance du volume de notre boite crânienne et peut-être la naissance de la parole articulée. D’après cette thèse, ce sont donc ces premiers outils qui nous ont conféré la possibilité physique de la culture: un cortex frontal développé et une langue bien pendue 😉 . Première révolution, pas mal non?

Qu’est-ce qui permet aux premiers humains de se sédentariser? Une espèce de céréale? Un croissant fertile? Oui, certes, mais sans outils, comment auraient-ils cultivé la terre? À main nue? Non, sans outils de travail de la Terre, il vaut mieux continuer à élever des chèvres et à cueillir des baies. Ce sont AMHA bien les outils qui ont permis l’agriculture. Et l’agriculture d’engendrer les premiers surplus que l’espèce humaine a connu. Anecdotiques, les surplus? Pas tant que ça! Ce sujet vaut bien un paragraphe a lui seul. Deuxième exemple de révolution terminé!

Les surplus, c’est ce qui permet le progrès. Mais qu’est-ce que le progrès? Le progrès, c’est l’accumulation au cours du temps des amélioration dans un système. Prenons un système dit « primitif » dans le sens de « débutant ». Il n’est pas très efficace et suffit juste à s’entretenir. Par exemple la chasse-cueillette. Difficile dès lors de trouver le temps de l’améliorer. La chasse et la cueillette sont difficiles et aléatoires. À peine a-t-on trouver de quoi se nourrir qu’il faut repartir en quête d’une nouvelle source sous peine de n’avoir pas le temps d’en trouver et donc de crever lamentablement de faim. Les seules opportunités pour améliorer le système sont les périodes où la nature est plus clémente, les périodes où il y a du surplus, où vous pouvez vous asseoir un moment et réfléchir à ce qui vous entoure, pour une fois que vous n’avez pas la faim au ventre. CQFD.

Heureusement pour nous, plus le système est efficace, plus il génère de surplus et plus il nous laisse le temps de l’améliorer (voire de faire autre chose…). C’est un cercle vertueux.

Bon, c’est pas tout ça, mais on parlait des révolutions technologiques!
Qu’est-ce qui a permis aux premières villes de dépasser les quelques dizaines d’habitant? Les surplus agricoles? Les murs et les portes solides? Oui certes, mais encore une fois, il faut plus que ça! Il faut une écriture pour écrire des lois! En effet, les lois orales, c’est bien, mais c’est trop peu fiable. Qui vous prouve en effet que le représentant de la justice qui vous aide à résoudre le conflit que vous avez avec votre voisin utilise toujours les même règles? Si elles ne sont pas écrites, rien! D’ailleurs certaines des premières traces d’écritures que l’on a retrouvées ne sont autres que la transcription de lois. Pour finir mon exemple, je ne dois pas oublier de préciser que ces dites lois sont indispensables dans une communauté lorsqu’elle dépasse un certain nombre de membres. Ainsi, mon troisième exemple montre bien l’influence d’une technologie, l’écriture sur la société (sa taille, ses lois).

Qu’est-ce qui permet à quelqu’un d’obtenir ce qu’il veut même s’il n’a pas ce que l’autre désire en échange? Ne serait-ce pas l’argent? Or, qu’est-ce que l’argent? Un objet qui représente une valeur. Un objet a qui on donne une fonction, un outils, donc. Moi, je pousserais bien jusqu’à parler d’une technologie… pas vous? Certes pas extrêmement technique à la base, mais une technologie quand même. Au fait, qu’est-ce qu’une technologie?

Bonne question! Comme avec pas mal de concept que l’on cerne facilement, il est difficile d’en donner une définition bien … définie! (peut-être à cause de ces fichus traitres de mots!) J’ai déjà vu un numéro HS d’une revue uniquement consacré à cela, alors je ne vais pas être exhaustif en quelques lignes. Mais je qualifierais bien de technologie, un ensemble d’outils et de méthodes permettant de réaliser une tache. Par exemple, la technologie de la voiture à essence nécessite au moins de l’essence, une voiture et l’art de la conduite automobile pour vous véhiculer d’un point A à un point B. De même, la technologie de la monnaie nécessite des outils: des billets ou des pièces et une méthode, l’estimation du prix pour réaliser un échange commercial. Encore une fois, une technologie, la monnaie permet une révolution de la société: le commerce (bien plus efficace que le troc, rappelons-le!).

Je pourrais multiplier les exemples à l’infini: la roue, le moteur à vapeur, le télescope, le microscope, l’électricité, la radio, le moulin, le bateau, la boussole, la poudre à canon, les alliages métalliques, l’imprimerie… Tous ces exemples (et bien d’autres) ont bouleversé les société qui les ont inventées, augmentant les surplus et accélérant le progrès.

On voit donc que c’est bien le progrès technologique qui précède les évolutions de la société et non l’inverse. En effet, de façon triviale, l’utilisation d’un outil présuppose l’existence dudit outil. Les conséquences sociales de l’utilisation de cet outil, d’après le principe de causalité présuppose donc aussi l’existence de l’outil. CQFD. Les révolutions, ou évolutions majeures de la société sont dues à des changements de grande ampleur de l’environnement de la société. Cet environnement est composé de la nature, de la culture et des autres sociétés.

Or, qu’est-ce qui permet aux hommes de modifier massivement la nature? Les outils, et même, dirais-je les méthodes qui vont avec. La technologie, en somme.
Qu’est-ce qui a permis la culture et la modèle encore? La technologie, encore une fois!
Qu’est-ce qui a une influence sur les autres sociétés? En utilisant un raisonnement récursif, on tombe sur … la technologie.
CQFD. La technologie a une influence sur les trois grandes composantes de l’environnement d’une société.

Bien sur, je ne nie pas que la nature n’évolue pas indépendamment de l’effet de la technologie. Je ne nie pas non plus que la culture possède son propre moteur, mais son support reste en grande partie la technologie. Les sociétés ne sont pas totalement sous l’influence de la technologie, mais il me semble que son influence soit largement sous estimée.

Je pense qu’on peut lier les caractéristiques des grandes sociétés que la Terre a portées à l’état de leur technologie. Et plus cette technologie se développe, plus l’influence de la nature se réduit. Plus elle se développe et plus les croyances se basent sur les analyses scientifiques, particulièrement consommatrice d’outils, et mère des nouvelles méthodes et des nouveaux outils, mère du progrès technologique, en somme. C’est un cercle vertueux qui entraine l’accélération du progrès technologique.

On peut penser que les cités-états grecques avaient cette forme et cette taille à cause de l’état de leur technologie (qui comprenait les esclaves), des contraintes de l’environnement et de leur histoire. Par exemple, les grands penseurs grecs avaient le temps de penser et les citoyens grecs le temps de débattre car des esclaves travaillaient pour eux.

De même, le moyen-âge a vu la construction des châteaux-forts car ils étaient efficaces pour se défendre contre les épées et les flèches. En découle la structure féodale qui place les nobles possédant les châteaux en position de dominance par rapport aux cerfs. Naturellement, les châteaux auraient été inutiles sans guerre. C’est pour cela que le moyen-âge a pu durer si longtemps: le système s’auto-entretenait: les nobles avaient les deux cartes en main: le château pour maintenir le servage et les guerres pour maintenir les châteaux. Ainsi, l’arrivée de la poudre et des boulets métalliques qui rendent inutiles les châteaux voient la fin du système purement féodal.
L’époque des lumières découle de l’intensification des échanges des idées permise par l’imprimerie. Certains auteurs se répondent à cette époque par ouvrages interposés.

Je voudrais terminer cet essai par le constat de la naissance il y a 20 ans d’une technologie révolutionnaire. Internet. On a vu les bouleversement provoqués par l’imprimerie. Les lumières, la révolution française, pour ne citer qu’eux. Or, l’imprimerie AMHA, par rapport à internet, on peut dire que c’est du pipi de chat . Donc je pense qu’on peut s’attendre à de gros bouleversements pour le futur. Des bouleversement qui, contrairement à ce que peuvent en penser la majorité des gens sortiront largement du cadre le l’Internet en lui-même pour affecter de nombreux et divers aspects de notre société.

Ginklpios, qui a dit que les NTIC ça sert qu’à faire des bulles?

Edit: je viens de voir resurgir une video sur RWW que le framablog m’avait fait découvrir il y a quelques mois. Comme par hasard, ça parle un peu de cette révolution de L’internet alors n’éhsitez pas à la regarder, Serge Soudoplatoff y est énorme!

dimanche 12 avril 2009

Révolutions

Filed under: libre,NTIC,Reflexion — ginklpios @ 17:27
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Dans la veine de ces longs et interminables pavés qui ont constitué mes premiers balbutiements sur ce blog, le billet suivant est aussi intéressant que long (à mon sens) et dénué de la moindre référence (je sais, c’est le mal). Cependant, je ne pouvais pas faire plus court sans sacrifier mon argumentaire et le bibliographier est au dessus de mes forces. Bonne lecture.

J’ai toujours pensé que les grands faits historiques, ceux qui sont relatés dans les manuels scolaires d’Histoire-Géographie, les mêmes dont nos chers professeurs essaient de nous en faire saisir l’importance et l’intérêt, étaient vécus intensément par leurs protagonistes. Que ces derniers ne pouvaient vivre en les ignorant; qu’ils les subissaient de plein fouet ou y étaient impliqués corps et âme. Bref, qu’ils ne pouvaient passer à côté ou y échapper.

Cependant, il semblerait bien que nous soyons dans une grosse crise. Des banques et autres instituts financiers font faillite chaque semaine (ou presque), des usines mettent la clé sous la porte à un rythme tout aussi affolant, faisant grossir les rangs des chômeurs partout dans le monde et par dessus tout, le pouvoir des chats d’achat baisse chaque jour un peu plus. Bref, c’est l’apocalypse en direct-live.

Et pourtant! Et pourtant, croyez-le ou non, mon petit train train quotidien continue son petit bonhomme de chemin comme si de rien était. Quoi! Malgré ce que nous assènent en permanence les mass-media, il serait possible de continuer à vivre normalement? Et bien oui, mon compte repose dans une banque qui a fait des bénéfices en 2008, je n’ai pas d’ouvrier dans ma proche famille et je ne perçois la baisse du pouvoir de mon chat que d’assez loin.

Ainsi, c’est comme cela que le quidam vit des événements historiques? Ça fait certes un peu de vagues dans les media, m’enfin, je ne suis pas en train de me battre dans la rue pour arracher une miche de pain dans les mains d’une fillette de 6 ans qui venait juste de dénicher la-dite miche dans la vitrine éventrée d’une boulangerie pillée… j’ai toujours une ration alimentaire largement au dessus de celle des milliards de personnes et surtout largement au dessus de mes besoins. J’ai toujours mon ordinateur alimenté par le secteur sans la moindre coupure et mon accès à internet. Et par dessus tout, j’ai toujours accès à nombre de distractions que ne m’envierait même pas le pauvre terrien moyen tant il les trouverait futiles.

Tout cela pour dire que l’Histoire, c’est pas comme dans les films catastrophe hollywoodiens. Même dans les grands moments, c’est pas super palpitant. Sans doute un manque d’ambiance sonore… Ils devraient mettre une musique d’ambiance stressante genre film d’horreur quand ils parlent de la « CRIIIISE!!! » au JT de TF1, peut-être que l’on se rendrait un peu plus compte de l’importance historique de la chose.

Bon, c’est sympa tout ça, mais en 5 paragraphes, toujours rien en rapport avec le titre de ce billet… non, je plaisante, écrire pour rien, c’est pas mon truc 😡 Le rapport vous allez le constater au cours de la lecture de la suite, vous inquiétez pas!

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, un bref rappel historico-sociologique:

  • La société, c’est ce qui émane des interactions d’un large ensemble d’êtres humains vivant en communauté.
  • Les interactions entre individus sont possibles grâce à nos modes de communications biologiques (parole, sons, gestes, mimiques, odeurs, etc…) mais aussi facilités ou augmentés par la technologie.

=> Vous conviendrez donc du fait que la technologie influe sur la société en ce qu’elle modifie les interactions entre les individus.

Non, vous n’en n’êtes pas convaincus? Bon, ok, quelques exemples:

  • Invention de l’écriture. Oui, rien que ça. L’invention de l’écriture a permis de fixer les idées sur le papier, de les faire perdurer dans le temps. De les universaliser du fait que quel que soit le lieu, les mots ne changent pas sur le papier. L’écriture à permis de fixer des idées dans le temps et l’espace. Il en résulte l’invention de la loi (au sens des systèmes de loi complexes comme ceux de la Grèce antique; les lois orales existaient depuis longtemps), enfin pérennisée par le support matériel. Loi qui, vous en conviendrez à affecté en profondeur la société. Un peu plus tard, apparaissent celles que l’on appelle les religions du livre. Judaïsme, christianisme et islam sont toutes trois basées sur des écrits fondateurs. Vous constaterez encore une fois l’incidence de l’écriture sur la société!
    Mais pendant longtemps, l’écriture va rester une rareté, accessible uniquement à une élite. Ainsi, la société n’évolue pendant plusieurs centaines d’années qu’au rythme des déplacements humains (à pieds, à cheval, à dromadaire, ou encore en bateau). Et chaque grand déplacement humain (croisades, guerres, commerce ou encore exploration navale) entrainera son lot de bouleversement dans la société, dus naturellement à la communication avec de nouveaux peuples.
  • Une seconde grande étape est, vous vous en doutez peut-être, l’invention de l’imprimerie. L’écriture quitte alors peu à peu les élites pour se répandre dans la population. Je retiens deux grandes mutations dues à ce phénomène. L’apparition du protestantisme, due directement à l’appropriation directe des textes bibliques par des communautés anglo-saxones. Et j’ose le dire, l’époque des lumières qui rayonna en Europe grâce aux communications intensifiée entre les grands penseurs de l’époque, amorcée grâce aux livres imprimés. Si ça c’est pas de l’influence de la technologie sur la société, alors je ne sais pas ce que c’est!
    À partir de cette époque, le rythme d’édition de livres et la quantité de texte imprimé ne cessera d’augmenter de part le monde, facilitant toujours plus l’accès à la connaissance. En parallèle, les liens commerciaux s’intensifient et les échanges d’idées avec. La société, et la culture avec, évoluent comme jamais auparavant. Et comme la technologie découle des idées, le système s’emballe. La science moderne apparait, faisant bondir les avancées technologiques. Dans tous les domaines, les idées sont couchées sur le papier puis répandues via des livres imprimés. Même l’actualité se laisse imprimer dans les journaux! C’est un véritable cercle vertueux qui favorise les échanges qui favorisent en retour la culture et donc la technologie. Pendant que les échanges matériels profitent des avancées technologiques (moteur à vapeur, à explosion, train, voiture, bateau, avions), nous inventons le téléphone, la radio et la télévision. Nous entrons peu à peu dans l’ère de l’information.

Ces deux exemples relatent certaines mutations profondes de la société occidentale amorcées par deux grosses avancées technologiques: l’invention de l’écriture et l’invention de l’imprimerie. Ces deux événements ont provoqué de réelles évolutions. Cependant, il est très difficile d’identifier de réelles périodes de révolution. En effet, les bouleversement se sont répartis sur plusieurs générations (du moins pour toutes celles datant d’avant le XXième siècle). Quand placer une date pour marquer le début de ces évolutions? Je pense que si l’on désire définir le début de ces deux périodes d’évolution accélérées, l’invention des technologies correspondantes sont les bonnes dates malgré le fait qu’elles précédent parfois de plusieurs générations les évolutions socio-culturelles.

Notons par ailleurs une accélération générale du rythme d’évolution. Il suffit de regarder le temps qui sépare deux avancées technologies majeures pour s’en convaincre. De même, on constatera que le XXième siècle concentre à lui seul la majorité des avancées majeures dans de nombreux domaines: scientifique, technologique, sociologique, culturel.

En résumé, nous venons de voir deux technologies informatiques (~ de l’information, terme certes anachronique, mais, je le pense, adapté) qui ont eu des conséquences majeures dans la société occidentale. Cependant, le temps de latence qui sépare l’invention de la technologie et ses grandes applications a souvent duré plusieurs générations.

Voila pour le plantage de décor. Maintenant, regardons un peu autour de nous, dans le présent, dans le domaine de l’informatique. Et bien nous avons deux avancées technologiques majeures dans ce domaine lors des soixante dernières années: l’invention de l’ordinateur(~60 ans) puis l’invention d’internet (~20 ans).

Après la transcription du message sur un support physique (invention de l’écriture) puis la généralisation de ce moyen de communication (invention de l’imprimerie), nous assistons coup sur coup à l’invention d’une machine universelle de traitement de l’information (l’ordinateur) puis à la mise en réseau de ces machines (internet), c’est-à-dire la possibilité d’une communication directe entre deux ordinateurs. Nous avons à présent le moyen d’abandonner le support physique pour rendre à l’information son état originel: virtuel, le moyen de la traiter massivement et le moyen de la communiquer rapidement à travers l’espace à peu de frais.

Nous assistons littéralement à une révolution informatique sans précédent, bien plus puissante que les deux dernières. Maintenant, rappelez-vous les conséquences des deux dernières… imaginez donc les formidables conséquences de la révolution que nous vivons actuellement. Le XXIième siècle promet d’être un siècle particulièrement riche en évolutions scientifiques, technologiques, sociologiques et culturelles majeures.

Seulement, j’ai deux constats à faire:

  • La plèbe n’en a pas du tout conscience (cf les premiers paragraphes! les révolutions ne se vivent qu’a posteriori).
  • Parmi ceux qui en ont conscience, un certain nombre ne pense qu’à prendre le contrôle de cette révolution afin d’en tirer profit.

Et ces deux constats me conduisent à penser que comme les premiers n’ont même pas conscience de ce qu’il se passe, les seconds vont s’en donner à cœur-joie.

C’est un enjeu majeur pour l’avenir de notre société. Et le problème est que cela a déjà débuté. Partout dans le monde, des états et/ou des entreprises cherchent à prendre le contrôle de l’internet. Ce serait sans doute une perte inestimable si tel était le cas. C’est pourquoi certains principes telles que la « net-neutrality », l’utilisation de formats standards et l’utilisation de technologies qui permettent de conserver le contrôle sur ses données doivent être ardemment défendus.

Finalement, il ne me faut qu’un pas pour dire que les geeks (au sens de connaisseurs des Nouvelles Technologies de l’Information et la Communication) et autres libristes sont les ardents constructeurs et défenseurs des futures avancées scientifiques, technologiques, sociologiques et culturelles majeures.

C’est sur ce constat que je clos ce billet qui n’est pas seulement une ignoble auto-congratulation: il se veut être une aide à la prise de conscience des enjeux de la prise de contrôle des technologies informatiques par certains acteurs malveillants. L’informatique est bien plus qu’un vulgaire moyen de mettre en page des documents texte et mérite bien plus de considération qu’elle n’en a actuellement.

De même que la conscience écologique peut prendre la forme d’un hypothétique reproche de nos enfants: « Que faisiez-vous lorsqu’il était encore temps de nous léguer une planète vivable et belle », il serait souhaitable qu’une conscience « libre » apparaisse et qui pourrait se matérialiser par un hypothétique reproche de nos enfants: « Que faisiez-vous lorsqu’ils ont pris possession de l’informatique et de l’internet libre? ».

Ginklpios, qui vous souhaite la bienvenue dans le 3ième millénaire.

dimanche 8 mars 2009

À qui profite l’HADOPI?

Filed under: Polémique,Reflexion — ginklpios @ 1:43
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Grosse question! J’ai mené une petite enquête et voila ce qui en ressort:

Mélangez:

  • la video du chat organisé par 01Net entre J. Zimmermann et Olivier Henrard, conseiller juridique du ministère de la Culture qui nous dit texto que non, le projet de loi « Création et Internet » n’est pas là pour faire gagner plus d’argent aux Majors ou défendre les indépendants
  • La réflexion d’un internaute (Dalai-Lama, sur ecrans.fr (message #32, que je reporte également en fin d’article) qui nous dit, chiffres d’affaire de la SACEM à l’appui que le « piratage » profite bien aux artistes en France, (fait souligné par un certain nombre d’études scientifiques à l’étranger).
  • La tribune de Luc Besson sur lemonde.fr (un grand moment du web)

Et vous obtenez ceci: le projet « Création et Internet » n’est qu’une vaste mascarade consistant à stigmatiser toute une génération pour le seul plaisir de Luc besson.

Bon, en fait, j’en oublie quelques-uns (en fait, parce que je n’avais pas d’article sous la main qui souligne leur rôle dans cette drôlerie): les éditeurs de logiciels « mouchards » puisque le moyen officiel de garantie de ne pas se voir affliger d’une sanction par l’HADOPI sera d’acheter un logiciel privatif à un éditeur, logiciel qui se chargera de surveiller votre activité sur votre PC (et sans doute d’envoyer toutes ces infos à l’éditeur, ce sera écrit au beau milieu de « la licence que personne ne lit »). Bref, pour eux, HADOPI = jackpot puisque cela va leur ouvrir un nouveau marché à abonnement pour récupérer des données qu’ils pourront revendre à d’autres entreprises sur nos habitudes de surf, de téléchargement, de consommation culturelle, etc…. Ils auront le beurre, l’argent du beurre et le cul de la crémière.

En conclusion, nous avons:

Internaute/Consommateur : -2 vs Artistes/Majors : -1 vs Luc Besson 🙂 vs Éditeurs de logiciels mouchards : 3.

« Éditeurs de logiciels mouchards » déclarés vainqueurs par K.O.

Ginklpios, élémentaire, mon cher DrWaston.


Chose promise, chose due: la copie du message sur le chiffre d’affaire de la SACEM:

lolotux a écrit:

Je tiens toujours à disposition les chiffres de la SACEM :
http://www.system-linux.net/SACEM/

Les chiffres sources :
http://www.sacem.fr/portailSacem/jsp/ep … p;offset=0

Merci pour ces liens, je me suis amusé a faire des calculs, en partant de 2000 jusqu’à 2007 (puisqu’avant on est en Francs et que j’ai la flemme de convertir en Euro).

En sachant que de 2000 à 2007 il y a eu une inflation de 13% (si je dis pas de bêtises).

Total des revenus de la SACEM :
2000 => 596 424 000€ (674 000 000€ en tenant compte de l’inflation)
2007 => 759 107 000€

Ce qui nous donne hors inflation une augmentation de 27%, et avec inflation de 12%.

Maintenant, si on regarde plus prêt d’où provient cet argent (les € en 2000 sont recalculés avec inflation):

Télé Public 2000 : 61 878 800€
Télé Public 2007 : 56 726 000€ => -9%

Télé Privé 2000 : 126 561 130€
Télé Privé 2007 : 145 443 000€ => +15%

Radio 2000 : 42 730 950€
Radio 2007 : 54 995 000€ => +28%

——————————————————————

Droit Phono, vidéo et multimédia 2000 : 126 895 610€
Droit Phono, vidéo et multimédia 2007 : 119 200 000€ => -6%

Copie Privé 2000 : 20 401 020€
Copie Privé 2007 : 51 511 000€ => +152%

Multimédia, téléchargement et Internet 2000 : 0€
Multimédia, téléchargement et Internet 2007 : 6 094 000€ => ?

Total pour CD, DVD, Multimédia , Téléchargements , et Internet
2000 : 147 296 630€
2007 : 176 805 000€ => +20%

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SPECTACLES AVEC MUSIQUE VIVANTE OU ENREGISTREE :
2000 : 107 869 800€
2007 : 135 943 000€ => +26%

Cinema 2000 : 13 930 640€
Cinema 2007 : 15 769 000€ => +13%

LIEUX PUBLICS SONORISES 2000 : 78 493 190€
LIEUX PUBLICS SONORISES 2007 : 102 561 000€ => +30%

ETRANGER 2000 : 95 197 980€
ETRANGER 2007 : 70 865 000€ => -34%

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Que peut-on constater de ces chiffres ?

Tout d’abord et c’est flagrant, la SACEM gagne plus d’argent depuis 7ans (même en tenant compte de l’inflation), ce qui veut dire que les auteurs touchent donc plus d’argent.

Ensuite concernant les baisses, celle de la télévision publique peut-être expliquée par l’augmentation de l’offre des télés privées (TNT / cable / Satellite) et donc une augmentation des droit perçu pour celles ci qui compense largement (+7% sur l’ensemble public + privé).

Par contre il y a effectivement une baisse sur les phono, vidéo et multimédia, donc une baisse des ventes de CD / DVD & Co (d’après ce que j’ai compris, c’est une somme prise sur les ventes de CD & Co, si c’est pas le cas merci de m’expliquer smile ).
Sauf que cette baisse de 7% est quasiment compensée par la nouveauté des offres multimédia / Internet, et ensuite littéralement explosée par la perception de la taxe copie privé qui elle augmente de +152%.
[Je reviendrais sur ce point à la fin du message]

La dernière baisse et la plus flagrante (-34%) est celle de l’étranger, que je ne peux pas expliquer, j’avoue ne pas y connaitre grand chose, si quelqu’un a une idée ?

Il n’y a pas d’autre baisse.

Concernant les hausses flagrante et intéressante, on peut noter une augmentation considérable de la taxe copie privée. Mais surtout forte augmentation sur les spectacles, le cinéma, la radio et les lieux publics.

Que peut-on en conclure ?

Au vu du fait que les années 2000 – 2007 on vu un essor grandissant du piratage, on pourrait au premier abord penser que ce piratage a freiné les ventes de CD & DVD et a été ainsi énormément néfaste à l’économie culturelle.
Sauf que dans le même temps, l’offre légal de téléchargement sur Internet c’est étoffée et a quasiment compensé ces pertes, ce qui est un transfert très simple de support de la musique (au même titre que la K7 vers le DVD).

Les gens ont eu énormément plus besoin de stocker les choses puisqu’ils piratent de plus en plus et donc de payer la taxe copie privée.
Ce qui au final revient à dire, que plus les gens piratent, plus les auteurs gagnent d’argent.

Et dernière conclusion, puisque le support dématérialisé n’apporte que la musique ou la vidéo, les gens cherchent de plus en plus à se rapprocher des artistes et a partager en public ces émotions. Et donc, vont de plus en plus dans les concerts ou au cinéma.

Non seulement le piratage favorise la culture (échange de biens cultures rapide et sur une population énorme), favorise le revenu des artistes (de part la taxe sur la copie privé qui pour le coût devrait plutôt être perçue comme une taxe pour rétribution des auteurs), et favorise les contacts le plus direct avec les artistes et les autres publics (cinéma et concerts).

samedi 7 mars 2009

Prenez-nous pour des cons, prenez-nous pour des pirates!

Filed under: Polémique,Reflexion — ginklpios @ 16:59
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Tandis que sur la toile, la polémique autour du projet de loi « Création et internet » enfle de jours en jours, je manque de plus en plus régulièrement de m’étouffer devant certaines allégations…

Je ne prends pas la peine de vous rappeler le contexte en détails: un projet de loi anti-constitutionnel, tout à fait irréalisable sur le plan technique (et encore, c’est un euphémisme) et pourtant soutenu mordicus par une grande partie de la droite et quasiment ignoré par la gauche (qui a surement d’autres chats à fouetter que la liberté du peuple). Ah oui, j’oubliais: l’apathie exceptionnelle des médias mainstream qui ignorent littéralement la polémique.

Le projet de loi ignore la présomption d’innocence, puisque ce sera à vous de prouver votre innocence et non pas à l’HADOPI de prouver votre culpabilité; mais de toute façon, rappelons-le, l’HADOPI sera une instance ADMINISTRATIVE, et non JUDICIAIRE, habilitée à infliger des sanctions PÉNALE, alors, quitte à être anti-constitutionnel, soyons-le jusqu’au bout…

Mais, allons voir ce qui m’horripile autant: extraits d’une news Yahoo (ou comment cette députée nous prend pour des cons), je cite et commente:

  • « Une députée : « je trouve le texte parfaitement équilibré »
    Bon déjà elle commence très bien: elle met sur le même plan se faire couper Internet qui pour beaucoup signifie : pas de téléphone ni de télé, pas de possibilité de mettre à jour ses propres sites web (blogs par exemple), la restriction de l’accès à la culture (wikipedia et un nombre incalculable de sites d’informations), de l’accès aux réseaux sociaux, pas de possibilité du télétravail, pas d’accès à un grand nombre de télé-services de l’état (payer ses impôts, ameli.fr (le site de la sécurité sociale)). Cela signifie aussi, pas de mise à jour de son système d’exploitation, difficilement de nouveaux logiciels (et encore moins de support) avec le téléchargement et le partage d’œuvres culturelles. Je rêve.
  • « mais le débat sur ce texte va être un débat de communication. C’est celui qui va gagner la communication sur ce texte qui va l’emporter vis-à-vis de la population »
    Pour elle, pas de débats sur le fond, c’est un débat de communication, purement sur la forme. Ah oui, bravo, quand il n’y a AUCUN argument valable sur le fond, mieux vaut porter le débat sur la forme, ça c’est futé.
  •  » On va nous accuser d’être liberticide, que de toute façon, on est la droite, on est liberticide. »
    Alors là c’est du grand art: d’une part, elle pose les députés de droite en VICTIMES d’un procès morale par le peuple, mais d’autre part, elle prend le peuple, nous, pour des CONS! Pour des gens qui balancent des mots aussi chargés de sens que l’est le mot « liberticide » à tous bouts de champs, sans autre raison que parce que ce sont des députés de droite! Mais non madame! NON, nous n’employons pas le mot liberticide à la légère! Nous employons ce mot parce que ce projet de loi EST liberticide!
  • « Il faut bien voir dans l’ensemble du lobby que l’on reçoit, nos collègues reçoivent énormément de courriers via internet qui nous enjoignent à ne pas entrer dans processus ! »
    Bien, madame et pourquoi donc en faites-vous si peu de cas? Pourquoi semblez-vous ignorer tous les défauts de ce projet de loi? Avez-vous seulement lu ces mails?
  • « Il faut inverser la charge de la preuve : la liberté c’est le respect de la propriété intellectuelle, il faut rentrer dans ce langage inversé là, car les arguments techniques ne seront jamais relayés ». »
    Alors là, déjà, je ne comprends même pas la fin de la phrase: qu’est-ce que vient faire le mot « car » à ce niveau? Doit-on comprendre qu’il leur faut monter que « la liberté c’est le respect de la propriété intellectuelle » car, les arguments techniques (ceux qui disent que le projet de loi est tout-à-fait inapplicable?) ne seront pas relayés par les média?
    Mais passons: cette députée nous dis que « la liberté c’est le respect de la propriété intellectuelle ». Alors là madame, permettez-moi de vous dire que vous touchez le fond du problème. La société change, la propriété intellectuelle telle qu’elle est décrite dans le droit français d’aujourd’hui est devenue totalement inadaptée à la société d’aujourd’hui. Ce qu’il faut dès à présent faire, c’est commencer à réfléchir sur la réforme de la propriété intellectuelle, non dans le sens pris ces derniers temps (le rallongement des droits d’auteur jusqu’à presque 100 ans pour certaines œuvres) mais pour l’adapter à la société contemporaine!

J’aimerais bien savoir de qui sont ces paroles afin qu’elle puisse se défendre.

Mais de toute façon, tout est pour ainsi dire joué d’avance en ce qui concerne le vote des députés car de l’aveu même de certains acteurs de la polémique, celle-ci n’a jamais franchi les limites d’internet (quelle incidence du black-out du net sur Mme Michu?), les média mainstream ne se sont jamais réellement emparés du sujet et comme on vient de le voir, les députés sont totalement sourds à nos appels.

Le projet de loi va donc être bien voté. Et l’HADOPI d’être créée afin de commencer sa besogne.

Mais ensuite?

Ensuite, cela va dépendre de l’Europe. De nombreuses voix se sont déjà élevées au niveau européen pour dénoncer l’anti-constitutionnalité du projet de loi. Ainsi, une fois votée la loi pourra vraisemblablement faire l’objet d’un rappel à l’ordre de la France par l’Europe. N’étant pas juriste, j’ignore totalement comment cela se passe et quel est le pouvoir de l’Europe sur la France. Mais cela pourrait bien compromettre la survie de l’HADOPI.

En revanche, ce qui est tout à fait probable, ce sont les conséquences au niveau des français:

  • les « vrais pirates » vont utiliser les moyens de partage cryptés et autres méthodes pour contourner le filtrage
  • ils vont également multiplier les faux-positifs des systèmes de détection en répandant des fausses adresses IP (par exemple au niveau des trackers BT), comme les systèmes de détection ne vérifie pas l’effectivité du téléchargement, ce sont des milliers « d’innocents » qui vont recevoir les missives électroniques de l’HADOPI. Vous souvenez-vous des exemples incongrus des erreurs des radars automatiques? Multipliez cela par 100 ou 1000 et vous obtiendrez à peu près ce que l’HADOPI va provoquer. Mme Michu va alors prendre conscience du problème!
  • Pour une partie de la population, la rupture avec le monde politique est déjà consommée. Traiter les gens comme des cons et des pirates ne va faire qu’accentuer ce phénomène, surtout au niveau des jeunes électeurs.
  • L’image de l’industrie musicale, déjà entachée va prendre un coup supplémentaire, un certain nombre d’artistes vont être décrédibilisés pour leur soutient à cet initiative d’un autre âge.
  • Le « piratage », va être vu par tous les jeunes comme un acte de rébellion contre la société, les incitant encore plus à « pirater ».
  • Le partage de contenu « en face-à-face », via le prêt de disques-durs ou clé USB va se répandre; partage qui lui, est totalement incontrôlable.

Toute une génération va donc se placer en « porte-à-faux » par rapport à l’État et à l’industrie musicale. Ce ne sera bon pour personne. Cependant, cela pourrait vraisemblablement favoriser l’avènement d’une rupture brutale, seule façon connue par laquelle les français savent évoluer (Révolutions? Algérie? Mai 68?) à comparer à la méthode bien plus douce et progressive des anglo-saxons et qui verrait la mise en place d’un gouvernement nouveau (et muni des nouvelles valeurs de la société) et d’un paysage culturel et musical renouvelé.

Ginklpios, exaspéré par la façon française d’évoluer et le retard chronique français sur le monde anglo-saxon.

dimanche 8 février 2009

Ça change, bougeons.

Filed under: NTIC,Polémique,Reflexion — ginklpios @ 12:44
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J’introduis ce billet par une vidéo des plus intéressantes: une intervention de Serge Soudoplatoff, ça dure 45 minutes. Elle a été donnée le 4 juillet 2008 au CEDAP et est intitulée : « Comment Internet change nos organisations »

Via le framablog.

Ici, je voulais insérer une vidéo, mais 1é »§!:9_è de wordpress n’accepte que les vidéo de Youtube ou Dailymotion. Vivement que la video soit géré en natif par tous les navigateurs… (bon, au moins Firefox, Opéra et Safari alors…) Donc suivez le liens vers le framablog pour visionner la vidéo!

Entendons-nous bien, j’ai d’autant plus aimé cette intervention que son auteur a un œil critique sur notre beau pays.

Sa critique ratisse assez large (tout comme le reste de son intervention), avec des passages sur la sécurité sociale, sur l’innovation, l’entreprise, sur le monopole bancaire, et naturellement sur la politique du gouvernement sur internet (faut dire que ça, c’est pas difficile…). Et à chaque fois il faut bien dire que sa critique résonne plutôt bien en moi.

Donc voilà ce qu’il en ressort de mes réflexions politiques (qui sont apparues ces derniers mois; avant cela, je ne me sentais pas vraiment concerné par tout cela, malgré le fait que j’ai voté lors de l’élection présidentielle…). Je sais, ça n’a pas grand chose avoir avec la vidéo; et d’ailleurs ne lui associez pas mes commentaires! Mais voilà, ça m’inspire. Et d’abord j’écris ce que je veux sur mon blog! (En espérant ne pas finir en taule tout de même. Ça s’est vu il n’y a pas longtemps dans un pays qui me semble tout de même « civilisé »)

En France, on est face à une politique hybride, ou plutôt « à deux tranchants »: d’un côté on cherche a nous effrayer avec « l’insécurité » et les banlieues. On cherche à stigmatiser toute une génération on les traitant de « pirates » parce qu’ils ne sont pas satisfait de « l’offre culturelle » mise à disposition par les majors. On installe partout des camera de vidéo surveillance, des radars. Mais ceci n’est que la face visible de l’iceberg. Dans l’ombre, on trouve Edwige et les différents registres tenus par l’État et l’armée; on trouve la censure sur internet, camouflée derrière la bonne intention qui veut lutter contre la « pédophilie sur internet »; on trouve la surveillance sur les téléphones portables autant au niveau des conversation que de la localisation de l’abonné.

De l’autre côté on cherche à nous rassurer. On a ce président omniprésent qui semble vouloir s’occuper de tout. Il veut être partout, faire tout, et bien sur ramasser tout le mérite. Il veut nous rassurer sur l’économie, sur la sécurité, sur la culture, sur la « pédophilie sur internet ».

Mais le mal est fait pour tous ceux qui sont un tant soit peu attentifs. Car si le second tranchant est mis en avant, notamment au niveau des média mainstream, le premier tranchant n’en reste pas moins présent et visible, notamment sur les nouveaux média. Et toute la confiance qu’est censée apporter le second tranchant est largement perdue en amont à cause du premier tranchant. Et c’est dire que pour un gouvernement, la confiance est importante!

Avant, du temps où internet n’avais pas encore pris ce rôle de nouveau média, ce premier tranchant n’était que peu visible, seulement véhiculé par quelques titres de la presse. Désormais il existe une multitude de canaux parallèles qui véhiculent, commentent et débattent les actions gouvernementales et la situation du pays (les blogs notamment). Il est fini ce temps où contrôler les média signifiait plus ou moins contrôler l’opinion publique. Les gouvernements vont devoir faire preuve de plus de transparence car s’ils ne le font pas, d’autre s’en chargeront.

Pour conclure, je dirais qu’une révolution est en cours, portée par la révolution de l’information, portée par le web, porté par internet. Censurez internet et vous obtiendrez un immense pouvoir. Oh, mais n’est-ce pas ce que le gouvernement est en train d’essayer de faire?!? (heureusement que ça va être inefficace…) Oui, notre gouvernement est un gouvernement de l’ancien temps, du temps où si l’on ne souhaitait pas dormir, il fallait se réveiller de bon matin. Cela est désormais fini. Aujourd’hui, on peut découcher en allumant simplement son ordinateur pour explorer le WorldWideWeb. Fini le temps on l’on assistait, docilement et passivement (la TV, la RO Culture). Aujourd’hui, nous voulons et pouvons de plus en plus agir (les blogs, les forums, la RW – la free culture => cf. Lawrence Lessig). Il serait temps que le gouvernement se mette à l’article. Et tout d’un coup, les mots « démocratie participative » sonnent plus profondément, trouvent un nouvel écho insoupçonné. Je ne dis pas « votez à gauche ». D’ailleurs, Mme Royale est bien loin de faire l’unanimité à gauche! Non, je dis juste que son leitmotiv de « démocratie participative » semble curieusement dans l’air du temps. De plus, eut-elle été élue, cette « démocratie participative » aurait-elle tenue ses promesses? Je ne peux ni ne souhaite vous donner une quelconque réponse, et après tout là n’est pas le sujet. Je ne souhaite retenir que le concept, l’idée.

Bref, dans ce pays, on écoute trop les lobbys et pas assez les gens compétents (rien que la CNIL par exemple!) mais surtout, on n’écoute pas assez le peuple ou du moins, semble-t-il, croit-on encore pouvoir l’endormir sur tous les sujets…

Ginklpios qui se sent de plus en plus mal à son aise dans ce pays qui commence à être franchement sclérosé.

mardi 3 février 2009

Si ça ne coute rien, ça ne vaut rien.

Filed under: Geek,libre,NTIC,Reflexion — ginklpios @ 14:42
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Si ça ne coute rien, ça ne vaut rien.

Voila un adage assez bien ancré dans notre société. Mais méfions-nous des généralités. Il me semble que cela n’est généralement vrai que pour les plus de 40ans. Pourquoi?

J’ai eu accès à un ordinateur familial connecté au web aux environs de mes 15 ans. Qu’avais-je donc entre les mains? Un ordinateur muni d’un OS (windows 98 puis XP il me semble) et accompagné selon le bon vouloir de Médion (le constructeur de l’ordinateur) d’une suite de logiciel dont personne dans la famille n’aura jamais utilisé plus de la moitié.

Seulement, entendons-nous, pour un adolescent commençant à papillonner sur le web, on se sent rapidement à l’étroit dans cet OS certes joli et user-friendly, mais doté d’outils sous développés ou même dénué de possibilités pourtant bien utiles. Et c’est à ce moment qu’on découvre les télécharger.com et autres clubics. De vraies cavernes d’Ali-Baba. On y trouve pèle-mèle des « démos », des « partagiciels », des « gratuiciels » et même, quelques logiciels libres. Tout cela à portée de clicks. Sans débourser le moindre centime, on se met alors en quête de cet outil qui nous fera gagner 10 minutes par jour, de celui-ci qui nous permettra de faire un truc dément sur l’ordi (quoiqu’inutile). On fricotte alors avec les « gratuiciels », ceux qui vous donnent toutes les options sans pour autant se bloquer inéluctablement au bout de 30 jours. Parmi eux, les logiciels libres. On commence alors à se demander: « c’est quoi un logiciel libre? c’est quoi la différence avec l’autre logiciel totalement gratuit à côté? » On tombe alors sur des forums/blogs/sites qui vantent la toute puissance de ces logiciels. Et en découvrant enfin une vraie définition du logiciel libre, on en frissonne d’excitation tant ça vous titille la fibre révolutionnaire (n’oubliez pas que vous êtes dans la peau d’un ado ^^).

Bon, la plupart des gens de moins de 30 ans ne sont jamais allés jusqu’à la phase « logiciels libres », mais un certain nombre ont atteint la phase « gratuiciels ». Ils ne s’étonnent pas de trouver des webmails, youtube et autre facebook gratuits. Et encore mieux, youtube et facebook, c’est « méga cool », ça « pounz », ça « roxx », bref: c’est bien. Pour tous ces jeunes, qualité ne rime plus avec prix (au moins dans le domaine des logiciels).

Les gens de 40 ans et plus, eux, ont découvert l’ordinateur et internet alors qu’ils étaient déjà adultes, déjà formatés. Ils n’ont jamais été farfouillé dans télécharger.com. Ils ne savent même pas que ça existe. Pour eux, internet et l’informatique, c’est comme dans la vie réelle: si tu veux quelque chose, il va falloir le payer. Et les éditeurs de logiciel le leurs rendent bien. Au mieux, ils utilisent des logiciels qui ont été crackés par leurs enfants. Et si diantre ils utilisent les services gratuits genre msn, youtube ou facebook, ils savent bien que le prix n’est pas en € mais en publicité. Bref, pour eux, gratuité rime avec pub et un logiciel gratuit sans pub, ça doit être franchement nul et dans tous les cas, inutilisable.

Et là où le bât blesse, c’est lorsque l’on regarde les choses sont l’angle politique. On trouve deux générations qui pensent différemment. L’une est actuellement au pouvoir. L’autre est l’avenir de notre société. Et quand on en vient à devoir prendre des décisions sur l’informatique, c’est le point de vue périmé des décideurs qui prime encore. Tant et si bien que les jeunes s’y plient et même pire, l’adoptent. Or ce sont bien eux, les jeunes qui « ont raison ». La qualité en informatique n’a rien à voir avec le prix.

Ce problème est un des freins majeurs à l’adoption du logiciel libre. Il y a une fracture numérique. Mais plus que la fracture entre les équipés et les non-équipés ou encore entre les connectés au haut-débit et les non-connectés, je pense que c’est la fracture entre les « digital natives » et leurs parents qu’il est important de réparer. Parce que ce n’est pas 20 ans de retard (le temps que les quarantenaires aillent en retraite) que nous pourrions prendre, mais 10 à 20 ans de plus, à cause de la transmission de cette idée reçue dans le milieu professionnel notamment mais surtout politique, pour notre plus grand malheur.

Je pense donc qu’il faudrait éduquer pour une fois les anciens sur ce sujet. Faire changer les mentalités. Pour cela, il faut que ce savoir perce à travers les canaux de communication qui sauront les toucher: les anciens media: presse, radio, TV. Et pour cela, il faudrait une sorte de lobby, un organisme de communication émanent de la free culture pour transmettre la bonne parole et éduquer les journalistes qui feront alors leur travail et véhiculeront ce savoir à nos chéris anciens (them, who rule the world!).

Bon, je sais que tout cela doit vous paraitre bien étrange, mais je sens qu’un tel organisme (sous une forme pas forcément très conventionnelle) ne va pas tarder à prendre forme. Et je paris que ça va se passer outre-atlantique. Notre mission sera donc de relayer ce mouvement ici, en pays franc. Pays, qui a mon grand désespoir me parait dramatiquement hermétique aux bonnes idées anglo-saxonnes. Non, j’exagère, nous n’y sommes pas hermétiques. Disons plutôt que notre perméabilité laisse filtrer les idées avec 10 ans de retard…

Ginklpios qui sent, comme beaucoup que ça bouge au pays des hot-dogs.

PS: juste comme ça, il y a bien des gens qui paient dans le logiciel libre: quelques grosses entreprises et les disaines de milliers de contributeurs. Mais, étrange fait, les contributeurs ne paient ni en argent ni en pub, mais juste directement en travail. Hélas, je ne pense pas que ça fasse totalement plaisir aux capitalistes tout ça :p

vendredi 16 janvier 2009

La valeur de l’information

Filed under: Geek,libre,Polémique,Reflexion — ginklpios @ 23:59
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Dans le monde informatique plus que partout ailleurs, l’information est reine. Seulement, la valeur de cette information varie selon un certain nombre de paramètres: par exemple sa date de parution, son contexte, son auteur, son support, etc…

C’est à l’occasion de la lecture de la traduction d’un article paru dans le New York Times:Ubuntu dans le New York Times – Framablog que cela m’a paru important (d’ailleurs, j’ai posté quelques commentaires sous cet traduction).

En effet, étant un libriste convaincu, les allégations approximatives du journaliste sur Ubuntu, GNU/Linux et le logiciel libre m’ont interpelées (pour ne pas dire dérangées). En forçant légérement le trait, on pourrait dire que les développeurs de LL (logiciel libre) y sont décrits comme une horde de pirates à l’assaut du navire Microsoft, dirigé par un milliardaire-philanthrope-gourou au projet aussi dément qu’économiquement boiteux. Mais qu’il faut reconnaitre que bizarrement ça à l’air de marcher et que c’est notamment pour ça que moi, journaliste au NYT, j’en parle.

Donc voilà, déjà que je ne voyais plus depuis pas mal de temps la télévision comme une source fiable d’information, la plupart des medias mainstream (c’est-à-dire les canaux majeurs comme la TV, la radio, la presse) vont subir le même recul. Et je pense que c’est une évolution qui va prendre de l’importance avec l’émergence depuis quelques années de blogs d’experts. De plus en plus d’économistes par exemple publient leurs idées et réflexions sur leurs blogs. Quand deux infos, l’une provenant d’un journaliste d’un mainstream media et l’autre du blog d’un expert entrent en conflit, qui seriez-vous le plus prompt à croire?

Mais ce problème se pose jusque dans le sanctuaire de la connaissance: la science. Se voulant objective, elle se donne les moyens de vérifier ses information (publications revues par les pairs, bibliographie précise et omniprésente, précision des mesures, critiques statistiques, etc…). Cependant, nous en sommes tous les témoins, avant d’entrer dans le panthéon des théories reconnues, les études scientifiques sont souvent à la fois confirmées et contre-dites pendant parfois plusieurs décennies surtout quand des enjeux économiques sont de la partie. Un seul exemple: la polémique sur la dangerosité des téléphones portable. Mais on retrouve ce genre de controverses dans de nombreux domaines. Et dans un certains nombre de cas, les scientifiques eux-mêmes ont bien de mal à faire la part des choses.

Notre monde est de plus en plus dominé par l’informatique, et donc l’information. Dans ces conditions, moi qui suis encore dans le circuit scolaire, je pense qu’on n’apprend pas assez aux élèves (futurs actifs de la société) à exercer leur sens critique. Quand on entend tout ce que la télévision peut faire gober aux gens, c’est assez hallucinant (pour parler djeuns). Combien d’élèves ai-je entendu parler de la théorie de la sélection naturelle (darwinienne, comme elle est enseignée en 1ière S) comme d’une loi quasi-dogmatique, encore plus solide et inébranlable que la Bible elle-même! (Est-il nécessaire de rappeler qu’elle a été en partie remodelée depuis ce cher Darwin?)? Comment bâtir du solide sur des bases bancales? Comment s’y retrouver dans un monde croulant sous l’information avec le sens critique d’une huitre croissant sur les rocher d’Oléron (quel style! :s)?

Bref, tout ça pour dire que non, le logiciel libre n’est pas une secte dirigée par un St Ignucius – Stallman, soulevant des idées subversives anti-capitalistes; que votre voisin qui se rase pour partir au boulot en costard contribue peut-être à un projet de logiciel libre et que par dessus le marché (sic), nous ne voulons pas que Microsoft disparaisse mais seulement que chacun soit libre d’utiliser son outil informatique.

Ginklpios, qui s’est coupé les cheveux il y a bien 1 an et demi!

PS: Suite à l’article du Framablog, un contributeur à posté un message intéressant: selon lui, l’auteur de l’article lui a fait revêtir cet aspect parce qu’un tel sujet, peu connu du grand public ne peut être abordé que sous un angle démagogique. Pour ma part, je trouve cela réellement triste de devoir en arriver à ça pour parler d’un sujet qui n’est pas, je pense, si compliqué que cela. À croire que le grand public n’est qu’un résidu de troupeau de moutons motivés par leurs seuls instincts et pulsions consumméristes… Que le seul moyen de les atteindre et d’utiliser les voies affectives, de leur conter des histoires… Je vais finir par devenir anti-capitaliste si ça continue… Si c’est le prix à payer pour éveiller les consciences, ça en vaut peut-être le coup. Cependant, comme je l’ai écrit il y a pas mal de temps ici: les moutons se complaisent dans leur état et même une fois éveillés, il y en a, comme Cypher de Matrix qui ne veulent qu’une chose: retrouver la matrice/le troupeau pour perdre à nouveau la conscience.

jeudi 1 janvier 2009

Le rejet

Filed under: Reflexion — ginklpios @ 21:36
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Cet article va sans doute traiter d’une banalité pour un certain nombre d’entre vous. Cependant, je n’ai pas assez le réflexe de penser le rejet comme une incompréhension alors qu’il l’est la plupart du temps. C’est pour cela que je vais tout de même traiter ce sujet.

Pour commencer, un extrait d’un article: Vers une nouvelle fracture numérique, qui m’a interpelé et qui est donc à l’origine de ce billet.

Comme souvent, ce qui n’est pas compris est rejeté, et plutôt que d’essayer d’analyser et de mettre en perspective un phénomène que l’on retrouve aux quatre coins du monde, on le condamne. Classique.

Cet extrait m’a intrepelé parce qu’il traite d’un rejet d’un phénomène par des adultes. J’avais l’habitude de penser le rejet par les enfants en terme d’incompréhension. Un enfant vu comme différent est rejeté parce que les enfants sont incapables de comprendre cette différence. Une nourriture est souvent rejeté au début parce qu’elle est inconnue. J’avais aussi conscience du rejet issu d’une incompréhension quand il s’agit de groupe.

Cependant ma naïveté m’empêche souvent de penser qu’un adulte doté de raison rejette quelque chose tout simplement parce que pour une cause ou une autre, il n’a pas cherché ou n’a pas voulu essayer de l’analyser, de le comprendre.

Mais n’avons-nous pas cet adage (Cet adage provient sans doute d’un auteur. Cependant, je suis désolé pour lui, mais j’ignore totalement qui il peut bien être.):

Il est souvent difficile de faire comprendre quelque chose à quelqu’un, surtout lorsqu’il est payé pour ne pas la comprendre.

[Mode engagé: On] Et malheureusement de nombreuses décisions politiques à faire aujourd’hui vont à l’encontre des personnes actuellement au pouvoir. Ce qui explique sans doute en partie leur orientation en faveur des lobbies industriels plutôt qu’en faveur de la population française. [Mode engagé: Off]

Mais cela est aussi vrai dans certains cas chez les enfants ou les groupes: je suis persuadé que certains enfants comprendraient la différence de l’autre (et donc ne le rejetterait pas) s’il n’y avait aucun risque pour eux de se faire eux-même éjecter du groupe… Ce n’est qu’une question d’intérêt. Mais quand certaines personnes ont un pouvoir et que leur intérêt diffère de celui des personnes sur lesquelles ce pouvoir s’exerce…

Ginklpios,comprendre l’intérêt d’autrui est sans doute la meilleure façon de comprendre autrui et par extension, de trouver l’argumentaire le plus efficace.

[En vrac] Révolution numérique

Filed under: En vrac,Reflexion — ginklpios @ 20:09
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Après ma brêve d’hier sur la conférence de Michel Serres: « Nous avons perdu la tête« ,

je vais me fendre d’une petite revue d’articles sur le thème, ce qui sera aussi l’occasion d’inaugurer une nouvelle catégorie: « En vrac »

Allé, c’est parti:

Bon, c’est une revue peu diversifiée dans ses sources (ReadWriteWeb/Framablog/Rue89) mais très vaste sur les domaines concernés: politique, presse, publication scientifique, wikipedia, apprentissage,etc… Cette diversité montre que cette crise (non, pas la crise économique!!!) affecte réellement une large part de notre société.

[Mode engagé: On] Ce qui me chagrine beaucoup, c’est que, comme cela est expliqué dans l’article Vers une nouvelle fracture numérique? nos dirigeants sont littéralement largués. Ils appartiennent à l’ancienne génération, à un temps presque révolu. Il ne comprennent pas les nouveaux enjeux de notre société et sont en train de tout faire pour sauver les meubles quand la meilleure solution serait de les changer, de les adapter. [Mode engagé: Off]

En tous cas, bonne lecture, si vous en avez le courage.

Ginklpios, qui se demande qu’est-ce que peut lui apporter une formation (celle qu’il suit) qui provient de ce « temps presque révolu » voire même d’une ère précédente…

mardi 30 décembre 2008

Nous avons perdu la tête

Filed under: NTIC,Reflexion — ginklpios @ 19:42
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Je viens de découvrir une video d’une conférence très intéressante de Michel Serres qui est intitulée: « Les nouvelles technologies : révolution culturelle et cognitive« .

Elle dure 1h environ, le format (realmovie) n’est pas très pratique. Heureusement, il y a le mp3 qui devrait permettre à une large majorité d’accéder au son. C’est assez long, mais elle vaut le détour!

[A partir d’ici, je considère que vous avez vu (ou du moins entendu) la video]Sa réflexion par rapport aux outils fait echo à mes propres réflexions sur le sujet. Cependant et c’est bien normal, il va bien plus loin en nous expliquant quasi littéralement que l’état de notre société actuelle découle quasi directement de notre bipédie. Mais ce qui est majeur dans son raisonnement c’est la démonstration que nous sommes en train de vivre une révolution de notre mode de penser. Selon sa propre expression, « nous avons perdu la tête ». Ce qui est extraordinnaire je trouve c’est que ce vieux bonhomme très humble dans son immense sagesse a formalisé ce que de nombreuses personnes ressentent en ce moment même sans pouvoir réellement se l’expliquer (ici, ou, par exemple).

C’est cela que je trouve réellement joli dans la réflexion: là ou d’autres se contentent de constater (et c’est déjà bien!), les vrai penseurs voient le fond des choses et nous en expliquent avec beaucoup de sagesse les raisons. Ils prédisent des conséquences alors même que le commun du mortel n’entrevoit même pas le phénomène en mouvement, tant ils sont perdu dans les flots du présent.

Bon, j’ai plus qu’à trouver un bouquoin d’Alvin Toffler pour confronter mes théories à celles de ce grand gourou!

Ginklpios, qui tente tout simplement d’être ce qu’il lui reste à être: intelligent…

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