Reflexio

dimanche 6 septembre 2009

Ça bouge du côté de la propriété intellectuelle

Filed under: libre — ginklpios @ 13:50
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Dans la même veine que l’un de mes derniers articles (micros dons), je relaie l’annonce de la création de la SARD (Société d’Acceptation et de Répartition des Dons) dont l’objectif semble d’offrir aux artistes une nouvelle voie pour vivre de leurs oeuvres.

Je vous laisse consulter directement le site web de la SARD ou bien une version plus enrobée: le relais de l’annonce par le framablog.

Bonne lecture, et peut-être à mardi dans le 3ième arrondissement de Paris.

Ginklpios.

vendredi 3 juillet 2009

Micro-dons, une solution?

Filed under: Geek,libre — ginklpios @ 18:25
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Lorsque l’on apprécie énormément un logiciel, une jolie video ou une chanson mélodique (ou pas ^^), mais que cette œuvre est placée sous une licence libre, on se demande souvent comment on pourrait en remercier l’auteur.

On peut bien sur toujours le contacter pour le féliciter, mais parfois, on voudrait faire plus, surtout si on sait que quelque sousous pourraient lui être utile. Mais comment faire pour refiler 50cts, 2 ou 10€ à un inconnu à l’autre bout de la France, de l’Europe ou même de la planète? Pas simple.
Jusqu’a il y a peu, je ne connaissais aucune solution pratique et efficace.

Mais, vous vous en doutez à présent, j’ai trouvé ce qui pourrait être une solution: tipit.to. Je n’ai pas testé moi-même et je n’ai aucune idée de la confiance que l’on peut accorder à ce service, mais ça me parait être exactement ce qu’il nous manquait pour remercier ces gens qui partagent leurs œuvres avec nous, sans vouloir de récompense pour cela, mais qui ne seraient pas contre ce genre de présent.

Si quelqu’un en France a déjà testé, je suis preneur du retour de l’expérience!

Ginklpios, qui a déjà en tête deux ou trois personnes à « tiper ».

dimanche 12 avril 2009

Révolutions

Filed under: libre,NTIC,Reflexion — ginklpios @ 17:27
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Dans la veine de ces longs et interminables pavés qui ont constitué mes premiers balbutiements sur ce blog, le billet suivant est aussi intéressant que long (à mon sens) et dénué de la moindre référence (je sais, c’est le mal). Cependant, je ne pouvais pas faire plus court sans sacrifier mon argumentaire et le bibliographier est au dessus de mes forces. Bonne lecture.

J’ai toujours pensé que les grands faits historiques, ceux qui sont relatés dans les manuels scolaires d’Histoire-Géographie, les mêmes dont nos chers professeurs essaient de nous en faire saisir l’importance et l’intérêt, étaient vécus intensément par leurs protagonistes. Que ces derniers ne pouvaient vivre en les ignorant; qu’ils les subissaient de plein fouet ou y étaient impliqués corps et âme. Bref, qu’ils ne pouvaient passer à côté ou y échapper.

Cependant, il semblerait bien que nous soyons dans une grosse crise. Des banques et autres instituts financiers font faillite chaque semaine (ou presque), des usines mettent la clé sous la porte à un rythme tout aussi affolant, faisant grossir les rangs des chômeurs partout dans le monde et par dessus tout, le pouvoir des chats d’achat baisse chaque jour un peu plus. Bref, c’est l’apocalypse en direct-live.

Et pourtant! Et pourtant, croyez-le ou non, mon petit train train quotidien continue son petit bonhomme de chemin comme si de rien était. Quoi! Malgré ce que nous assènent en permanence les mass-media, il serait possible de continuer à vivre normalement? Et bien oui, mon compte repose dans une banque qui a fait des bénéfices en 2008, je n’ai pas d’ouvrier dans ma proche famille et je ne perçois la baisse du pouvoir de mon chat que d’assez loin.

Ainsi, c’est comme cela que le quidam vit des événements historiques? Ça fait certes un peu de vagues dans les media, m’enfin, je ne suis pas en train de me battre dans la rue pour arracher une miche de pain dans les mains d’une fillette de 6 ans qui venait juste de dénicher la-dite miche dans la vitrine éventrée d’une boulangerie pillée… j’ai toujours une ration alimentaire largement au dessus de celle des milliards de personnes et surtout largement au dessus de mes besoins. J’ai toujours mon ordinateur alimenté par le secteur sans la moindre coupure et mon accès à internet. Et par dessus tout, j’ai toujours accès à nombre de distractions que ne m’envierait même pas le pauvre terrien moyen tant il les trouverait futiles.

Tout cela pour dire que l’Histoire, c’est pas comme dans les films catastrophe hollywoodiens. Même dans les grands moments, c’est pas super palpitant. Sans doute un manque d’ambiance sonore… Ils devraient mettre une musique d’ambiance stressante genre film d’horreur quand ils parlent de la « CRIIIISE!!! » au JT de TF1, peut-être que l’on se rendrait un peu plus compte de l’importance historique de la chose.

Bon, c’est sympa tout ça, mais en 5 paragraphes, toujours rien en rapport avec le titre de ce billet… non, je plaisante, écrire pour rien, c’est pas mon truc 😡 Le rapport vous allez le constater au cours de la lecture de la suite, vous inquiétez pas!

Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, un bref rappel historico-sociologique:

  • La société, c’est ce qui émane des interactions d’un large ensemble d’êtres humains vivant en communauté.
  • Les interactions entre individus sont possibles grâce à nos modes de communications biologiques (parole, sons, gestes, mimiques, odeurs, etc…) mais aussi facilités ou augmentés par la technologie.

=> Vous conviendrez donc du fait que la technologie influe sur la société en ce qu’elle modifie les interactions entre les individus.

Non, vous n’en n’êtes pas convaincus? Bon, ok, quelques exemples:

  • Invention de l’écriture. Oui, rien que ça. L’invention de l’écriture a permis de fixer les idées sur le papier, de les faire perdurer dans le temps. De les universaliser du fait que quel que soit le lieu, les mots ne changent pas sur le papier. L’écriture à permis de fixer des idées dans le temps et l’espace. Il en résulte l’invention de la loi (au sens des systèmes de loi complexes comme ceux de la Grèce antique; les lois orales existaient depuis longtemps), enfin pérennisée par le support matériel. Loi qui, vous en conviendrez à affecté en profondeur la société. Un peu plus tard, apparaissent celles que l’on appelle les religions du livre. Judaïsme, christianisme et islam sont toutes trois basées sur des écrits fondateurs. Vous constaterez encore une fois l’incidence de l’écriture sur la société!
    Mais pendant longtemps, l’écriture va rester une rareté, accessible uniquement à une élite. Ainsi, la société n’évolue pendant plusieurs centaines d’années qu’au rythme des déplacements humains (à pieds, à cheval, à dromadaire, ou encore en bateau). Et chaque grand déplacement humain (croisades, guerres, commerce ou encore exploration navale) entrainera son lot de bouleversement dans la société, dus naturellement à la communication avec de nouveaux peuples.
  • Une seconde grande étape est, vous vous en doutez peut-être, l’invention de l’imprimerie. L’écriture quitte alors peu à peu les élites pour se répandre dans la population. Je retiens deux grandes mutations dues à ce phénomène. L’apparition du protestantisme, due directement à l’appropriation directe des textes bibliques par des communautés anglo-saxones. Et j’ose le dire, l’époque des lumières qui rayonna en Europe grâce aux communications intensifiée entre les grands penseurs de l’époque, amorcée grâce aux livres imprimés. Si ça c’est pas de l’influence de la technologie sur la société, alors je ne sais pas ce que c’est!
    À partir de cette époque, le rythme d’édition de livres et la quantité de texte imprimé ne cessera d’augmenter de part le monde, facilitant toujours plus l’accès à la connaissance. En parallèle, les liens commerciaux s’intensifient et les échanges d’idées avec. La société, et la culture avec, évoluent comme jamais auparavant. Et comme la technologie découle des idées, le système s’emballe. La science moderne apparait, faisant bondir les avancées technologiques. Dans tous les domaines, les idées sont couchées sur le papier puis répandues via des livres imprimés. Même l’actualité se laisse imprimer dans les journaux! C’est un véritable cercle vertueux qui favorise les échanges qui favorisent en retour la culture et donc la technologie. Pendant que les échanges matériels profitent des avancées technologiques (moteur à vapeur, à explosion, train, voiture, bateau, avions), nous inventons le téléphone, la radio et la télévision. Nous entrons peu à peu dans l’ère de l’information.

Ces deux exemples relatent certaines mutations profondes de la société occidentale amorcées par deux grosses avancées technologiques: l’invention de l’écriture et l’invention de l’imprimerie. Ces deux événements ont provoqué de réelles évolutions. Cependant, il est très difficile d’identifier de réelles périodes de révolution. En effet, les bouleversement se sont répartis sur plusieurs générations (du moins pour toutes celles datant d’avant le XXième siècle). Quand placer une date pour marquer le début de ces évolutions? Je pense que si l’on désire définir le début de ces deux périodes d’évolution accélérées, l’invention des technologies correspondantes sont les bonnes dates malgré le fait qu’elles précédent parfois de plusieurs générations les évolutions socio-culturelles.

Notons par ailleurs une accélération générale du rythme d’évolution. Il suffit de regarder le temps qui sépare deux avancées technologies majeures pour s’en convaincre. De même, on constatera que le XXième siècle concentre à lui seul la majorité des avancées majeures dans de nombreux domaines: scientifique, technologique, sociologique, culturel.

En résumé, nous venons de voir deux technologies informatiques (~ de l’information, terme certes anachronique, mais, je le pense, adapté) qui ont eu des conséquences majeures dans la société occidentale. Cependant, le temps de latence qui sépare l’invention de la technologie et ses grandes applications a souvent duré plusieurs générations.

Voila pour le plantage de décor. Maintenant, regardons un peu autour de nous, dans le présent, dans le domaine de l’informatique. Et bien nous avons deux avancées technologiques majeures dans ce domaine lors des soixante dernières années: l’invention de l’ordinateur(~60 ans) puis l’invention d’internet (~20 ans).

Après la transcription du message sur un support physique (invention de l’écriture) puis la généralisation de ce moyen de communication (invention de l’imprimerie), nous assistons coup sur coup à l’invention d’une machine universelle de traitement de l’information (l’ordinateur) puis à la mise en réseau de ces machines (internet), c’est-à-dire la possibilité d’une communication directe entre deux ordinateurs. Nous avons à présent le moyen d’abandonner le support physique pour rendre à l’information son état originel: virtuel, le moyen de la traiter massivement et le moyen de la communiquer rapidement à travers l’espace à peu de frais.

Nous assistons littéralement à une révolution informatique sans précédent, bien plus puissante que les deux dernières. Maintenant, rappelez-vous les conséquences des deux dernières… imaginez donc les formidables conséquences de la révolution que nous vivons actuellement. Le XXIième siècle promet d’être un siècle particulièrement riche en évolutions scientifiques, technologiques, sociologiques et culturelles majeures.

Seulement, j’ai deux constats à faire:

  • La plèbe n’en a pas du tout conscience (cf les premiers paragraphes! les révolutions ne se vivent qu’a posteriori).
  • Parmi ceux qui en ont conscience, un certain nombre ne pense qu’à prendre le contrôle de cette révolution afin d’en tirer profit.

Et ces deux constats me conduisent à penser que comme les premiers n’ont même pas conscience de ce qu’il se passe, les seconds vont s’en donner à cœur-joie.

C’est un enjeu majeur pour l’avenir de notre société. Et le problème est que cela a déjà débuté. Partout dans le monde, des états et/ou des entreprises cherchent à prendre le contrôle de l’internet. Ce serait sans doute une perte inestimable si tel était le cas. C’est pourquoi certains principes telles que la « net-neutrality », l’utilisation de formats standards et l’utilisation de technologies qui permettent de conserver le contrôle sur ses données doivent être ardemment défendus.

Finalement, il ne me faut qu’un pas pour dire que les geeks (au sens de connaisseurs des Nouvelles Technologies de l’Information et la Communication) et autres libristes sont les ardents constructeurs et défenseurs des futures avancées scientifiques, technologiques, sociologiques et culturelles majeures.

C’est sur ce constat que je clos ce billet qui n’est pas seulement une ignoble auto-congratulation: il se veut être une aide à la prise de conscience des enjeux de la prise de contrôle des technologies informatiques par certains acteurs malveillants. L’informatique est bien plus qu’un vulgaire moyen de mettre en page des documents texte et mérite bien plus de considération qu’elle n’en a actuellement.

De même que la conscience écologique peut prendre la forme d’un hypothétique reproche de nos enfants: « Que faisiez-vous lorsqu’il était encore temps de nous léguer une planète vivable et belle », il serait souhaitable qu’une conscience « libre » apparaisse et qui pourrait se matérialiser par un hypothétique reproche de nos enfants: « Que faisiez-vous lorsqu’ils ont pris possession de l’informatique et de l’internet libre? ».

Ginklpios, qui vous souhaite la bienvenue dans le 3ième millénaire.

jeudi 5 mars 2009

Black-out du Net en France… HADOPI

Filed under: libre,NTIC,Polémique — ginklpios @ 18:13
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Bien que je suive cette actualité depuis le début, je n’ai pas revêtu de noir ce blog… en effet, être hébergé directement par wordpress ne laisse pas beaucoup de latitude. Cependant, je me suis enfin décider à agir en écrivant le présent article.

Loi « Création et Internet » (ne devrait-on pas dire: « Majors et Minitel 2.0 »???), aussi surnommée HADOPI, de l’acronyme désignant l’administration ainsi créée pour nous couper Internet, j’en ai déjà pas mal parlé ici. Vous pouvez rechercher les vieux articles qui en parlent ou directement aller sur le site la quadrature du net qui a lancé l’appel au black-out et maintient une vieille attentive sur le sujet.

Allé, si, je vous donne un lien vers un de mes billets précédents qui a pour avantage de vous guider vers un résumé et/ou une perspective globale de la situation, mais qui date un peu.

Et vive la France…

Ginklpios.

mardi 3 février 2009

Si ça ne coute rien, ça ne vaut rien.

Filed under: Geek,libre,NTIC,Reflexion — ginklpios @ 14:42
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Si ça ne coute rien, ça ne vaut rien.

Voila un adage assez bien ancré dans notre société. Mais méfions-nous des généralités. Il me semble que cela n’est généralement vrai que pour les plus de 40ans. Pourquoi?

J’ai eu accès à un ordinateur familial connecté au web aux environs de mes 15 ans. Qu’avais-je donc entre les mains? Un ordinateur muni d’un OS (windows 98 puis XP il me semble) et accompagné selon le bon vouloir de Médion (le constructeur de l’ordinateur) d’une suite de logiciel dont personne dans la famille n’aura jamais utilisé plus de la moitié.

Seulement, entendons-nous, pour un adolescent commençant à papillonner sur le web, on se sent rapidement à l’étroit dans cet OS certes joli et user-friendly, mais doté d’outils sous développés ou même dénué de possibilités pourtant bien utiles. Et c’est à ce moment qu’on découvre les télécharger.com et autres clubics. De vraies cavernes d’Ali-Baba. On y trouve pèle-mèle des « démos », des « partagiciels », des « gratuiciels » et même, quelques logiciels libres. Tout cela à portée de clicks. Sans débourser le moindre centime, on se met alors en quête de cet outil qui nous fera gagner 10 minutes par jour, de celui-ci qui nous permettra de faire un truc dément sur l’ordi (quoiqu’inutile). On fricotte alors avec les « gratuiciels », ceux qui vous donnent toutes les options sans pour autant se bloquer inéluctablement au bout de 30 jours. Parmi eux, les logiciels libres. On commence alors à se demander: « c’est quoi un logiciel libre? c’est quoi la différence avec l’autre logiciel totalement gratuit à côté? » On tombe alors sur des forums/blogs/sites qui vantent la toute puissance de ces logiciels. Et en découvrant enfin une vraie définition du logiciel libre, on en frissonne d’excitation tant ça vous titille la fibre révolutionnaire (n’oubliez pas que vous êtes dans la peau d’un ado ^^).

Bon, la plupart des gens de moins de 30 ans ne sont jamais allés jusqu’à la phase « logiciels libres », mais un certain nombre ont atteint la phase « gratuiciels ». Ils ne s’étonnent pas de trouver des webmails, youtube et autre facebook gratuits. Et encore mieux, youtube et facebook, c’est « méga cool », ça « pounz », ça « roxx », bref: c’est bien. Pour tous ces jeunes, qualité ne rime plus avec prix (au moins dans le domaine des logiciels).

Les gens de 40 ans et plus, eux, ont découvert l’ordinateur et internet alors qu’ils étaient déjà adultes, déjà formatés. Ils n’ont jamais été farfouillé dans télécharger.com. Ils ne savent même pas que ça existe. Pour eux, internet et l’informatique, c’est comme dans la vie réelle: si tu veux quelque chose, il va falloir le payer. Et les éditeurs de logiciel le leurs rendent bien. Au mieux, ils utilisent des logiciels qui ont été crackés par leurs enfants. Et si diantre ils utilisent les services gratuits genre msn, youtube ou facebook, ils savent bien que le prix n’est pas en € mais en publicité. Bref, pour eux, gratuité rime avec pub et un logiciel gratuit sans pub, ça doit être franchement nul et dans tous les cas, inutilisable.

Et là où le bât blesse, c’est lorsque l’on regarde les choses sont l’angle politique. On trouve deux générations qui pensent différemment. L’une est actuellement au pouvoir. L’autre est l’avenir de notre société. Et quand on en vient à devoir prendre des décisions sur l’informatique, c’est le point de vue périmé des décideurs qui prime encore. Tant et si bien que les jeunes s’y plient et même pire, l’adoptent. Or ce sont bien eux, les jeunes qui « ont raison ». La qualité en informatique n’a rien à voir avec le prix.

Ce problème est un des freins majeurs à l’adoption du logiciel libre. Il y a une fracture numérique. Mais plus que la fracture entre les équipés et les non-équipés ou encore entre les connectés au haut-débit et les non-connectés, je pense que c’est la fracture entre les « digital natives » et leurs parents qu’il est important de réparer. Parce que ce n’est pas 20 ans de retard (le temps que les quarantenaires aillent en retraite) que nous pourrions prendre, mais 10 à 20 ans de plus, à cause de la transmission de cette idée reçue dans le milieu professionnel notamment mais surtout politique, pour notre plus grand malheur.

Je pense donc qu’il faudrait éduquer pour une fois les anciens sur ce sujet. Faire changer les mentalités. Pour cela, il faut que ce savoir perce à travers les canaux de communication qui sauront les toucher: les anciens media: presse, radio, TV. Et pour cela, il faudrait une sorte de lobby, un organisme de communication émanent de la free culture pour transmettre la bonne parole et éduquer les journalistes qui feront alors leur travail et véhiculeront ce savoir à nos chéris anciens (them, who rule the world!).

Bon, je sais que tout cela doit vous paraitre bien étrange, mais je sens qu’un tel organisme (sous une forme pas forcément très conventionnelle) ne va pas tarder à prendre forme. Et je paris que ça va se passer outre-atlantique. Notre mission sera donc de relayer ce mouvement ici, en pays franc. Pays, qui a mon grand désespoir me parait dramatiquement hermétique aux bonnes idées anglo-saxonnes. Non, j’exagère, nous n’y sommes pas hermétiques. Disons plutôt que notre perméabilité laisse filtrer les idées avec 10 ans de retard…

Ginklpios qui sent, comme beaucoup que ça bouge au pays des hot-dogs.

PS: juste comme ça, il y a bien des gens qui paient dans le logiciel libre: quelques grosses entreprises et les disaines de milliers de contributeurs. Mais, étrange fait, les contributeurs ne paient ni en argent ni en pub, mais juste directement en travail. Hélas, je ne pense pas que ça fasse totalement plaisir aux capitalistes tout ça :p

vendredi 16 janvier 2009

La valeur de l’information

Filed under: Geek,libre,Polémique,Reflexion — ginklpios @ 23:59
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Dans le monde informatique plus que partout ailleurs, l’information est reine. Seulement, la valeur de cette information varie selon un certain nombre de paramètres: par exemple sa date de parution, son contexte, son auteur, son support, etc…

C’est à l’occasion de la lecture de la traduction d’un article paru dans le New York Times:Ubuntu dans le New York Times – Framablog que cela m’a paru important (d’ailleurs, j’ai posté quelques commentaires sous cet traduction).

En effet, étant un libriste convaincu, les allégations approximatives du journaliste sur Ubuntu, GNU/Linux et le logiciel libre m’ont interpelées (pour ne pas dire dérangées). En forçant légérement le trait, on pourrait dire que les développeurs de LL (logiciel libre) y sont décrits comme une horde de pirates à l’assaut du navire Microsoft, dirigé par un milliardaire-philanthrope-gourou au projet aussi dément qu’économiquement boiteux. Mais qu’il faut reconnaitre que bizarrement ça à l’air de marcher et que c’est notamment pour ça que moi, journaliste au NYT, j’en parle.

Donc voilà, déjà que je ne voyais plus depuis pas mal de temps la télévision comme une source fiable d’information, la plupart des medias mainstream (c’est-à-dire les canaux majeurs comme la TV, la radio, la presse) vont subir le même recul. Et je pense que c’est une évolution qui va prendre de l’importance avec l’émergence depuis quelques années de blogs d’experts. De plus en plus d’économistes par exemple publient leurs idées et réflexions sur leurs blogs. Quand deux infos, l’une provenant d’un journaliste d’un mainstream media et l’autre du blog d’un expert entrent en conflit, qui seriez-vous le plus prompt à croire?

Mais ce problème se pose jusque dans le sanctuaire de la connaissance: la science. Se voulant objective, elle se donne les moyens de vérifier ses information (publications revues par les pairs, bibliographie précise et omniprésente, précision des mesures, critiques statistiques, etc…). Cependant, nous en sommes tous les témoins, avant d’entrer dans le panthéon des théories reconnues, les études scientifiques sont souvent à la fois confirmées et contre-dites pendant parfois plusieurs décennies surtout quand des enjeux économiques sont de la partie. Un seul exemple: la polémique sur la dangerosité des téléphones portable. Mais on retrouve ce genre de controverses dans de nombreux domaines. Et dans un certains nombre de cas, les scientifiques eux-mêmes ont bien de mal à faire la part des choses.

Notre monde est de plus en plus dominé par l’informatique, et donc l’information. Dans ces conditions, moi qui suis encore dans le circuit scolaire, je pense qu’on n’apprend pas assez aux élèves (futurs actifs de la société) à exercer leur sens critique. Quand on entend tout ce que la télévision peut faire gober aux gens, c’est assez hallucinant (pour parler djeuns). Combien d’élèves ai-je entendu parler de la théorie de la sélection naturelle (darwinienne, comme elle est enseignée en 1ière S) comme d’une loi quasi-dogmatique, encore plus solide et inébranlable que la Bible elle-même! (Est-il nécessaire de rappeler qu’elle a été en partie remodelée depuis ce cher Darwin?)? Comment bâtir du solide sur des bases bancales? Comment s’y retrouver dans un monde croulant sous l’information avec le sens critique d’une huitre croissant sur les rocher d’Oléron (quel style! :s)?

Bref, tout ça pour dire que non, le logiciel libre n’est pas une secte dirigée par un St Ignucius – Stallman, soulevant des idées subversives anti-capitalistes; que votre voisin qui se rase pour partir au boulot en costard contribue peut-être à un projet de logiciel libre et que par dessus le marché (sic), nous ne voulons pas que Microsoft disparaisse mais seulement que chacun soit libre d’utiliser son outil informatique.

Ginklpios, qui s’est coupé les cheveux il y a bien 1 an et demi!

PS: Suite à l’article du Framablog, un contributeur à posté un message intéressant: selon lui, l’auteur de l’article lui a fait revêtir cet aspect parce qu’un tel sujet, peu connu du grand public ne peut être abordé que sous un angle démagogique. Pour ma part, je trouve cela réellement triste de devoir en arriver à ça pour parler d’un sujet qui n’est pas, je pense, si compliqué que cela. À croire que le grand public n’est qu’un résidu de troupeau de moutons motivés par leurs seuls instincts et pulsions consumméristes… Que le seul moyen de les atteindre et d’utiliser les voies affectives, de leur conter des histoires… Je vais finir par devenir anti-capitaliste si ça continue… Si c’est le prix à payer pour éveiller les consciences, ça en vaut peut-être le coup. Cependant, comme je l’ai écrit il y a pas mal de temps ici: les moutons se complaisent dans leur état et même une fois éveillés, il y en a, comme Cypher de Matrix qui ne veulent qu’une chose: retrouver la matrice/le troupeau pour perdre à nouveau la conscience.

mardi 30 décembre 2008

Vers un nouvel âge d’or?

Filed under: libre,Reflexion — ginklpios @ 4:48
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Dans ce billet, je vais tenter de développer ma vision d’un « âge d’or » vers lequel nous pourrions bien nous diriger.

Il y a quelques millions d’années, quelque part dans les savanes africaines des tribus primates commençaient à créer leurs propres outils. Cela faisait déjà quelques bon millions d’années que leurs ancêtres utilisaient des outils (pierres, branches, feuilles) mais c’était sans doute la première fois que l’ont utilisait des pierres pour en faire des lames qui seraient ensuite utilisées pour remplir leur office! C’est à ce moment qu’à commencer la grande œuvre de l’homme (au sens large du terme, c’est-à-dire australopithèques compris): la modification massive de son environnement dans le but de l’adapter à ses propres besoins.

Peu à peu, les outils nous ont permis d’accélérer ou de faciliter l’exécution de nos tâches, tout en créant un environnement favorable à notre développement, favorisant en retour la création de nouveaux outils plus puissants jusqu’à finir par créer les outils ultimes, ceux qui font le travail à notre place: les robots!

Jusqu’à maintenant, nous avons fait carburé nos robots grâce à des énergies fossiles. Le défi va donc être de réussir à exploiter les énergies renouvelables pour que nos robots continuent à travailler pour nous. Une fois que cela sera fait, cet âge d’or que je vois se profiler à l’horizon pourra alors s’épanouir.

Une fois que les énergies renouvelables seront maitrisées, nous aurons sans doute hérité d’outils très économes en énergie puisqu’ayant traversé la période de pénurie énergétique. Nous disposerons alors de ce que nous pourrions appeler une manne énergétique. Toutes les tâches physiques accomplies par les humains pourront être assurées par des robots. Il restera alors aux humains la seule tâche de superviser les robots. Le plus grand défi matériel qui restera sera la gestion des matières premières (dont les produits alimentaires). S’il est relevé, les hommes n’auront plus qu’à travailler quelques heures par jour. Le reste sera dédié à la création culturelle. Si cette création est portée par les valeurs du libre, l’humanité entrera alors dans une phase intense de création et de partage qui verra l’accélération exponentielle de la création culturelle. C’est cette phase que je nomme âge d’or.

Après cette phase qui sait ce qui pourrait arriver? En effet, cette phase serait une phase d’évolution intense des sociétés humaines, ce qui pourrait produire produira des conséquences imprédictibles. Peut-être dépasserons nous les limites de la physique quantique, ce qui nous permettrait d’accéder à des technologies, ou des dimensions nouvelles. Peut-être reprendrons nous notre évolution génétique ou fusionnerons nous avec nos machines pour changer la condition humaine. Peut-être une société composée d’intelligences artificielles émergera. Bref, on ne peut sans doute même pas imaginer ce qui arrivera.

En attendant je pense fermement que nous pouvons atteindre cet âge d’or, il est la conséquence logique de notre évolution technologique et culturel si toutefois nous évitons les écueils que sont l’obscurantisme et la sur-population qui ne manqueraient pas de générer des conflits dévastateurs.

Je ne pense pas que les conséquences du changement climatique soient suffisantes pour nous empêcher de l’atteindre, mais le réchauffement apportera sans doute son lot de difficultés.

Ginklpios, qui rêve de vivre cet aĝe d’or.

Perspective d’avenir – feat. L’imprimante 3D –

Filed under: Geek,libre,Reflexion — ginklpios @ 3:59
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Dans le présent article je vais essayer d’imaginer ce qu’il se passerais si les RepRaps venaient réellement au jour. Qu’est-ce que les RepRaps? Ce sont des imprimantes 3D capables d’auto-réplication!

Imaginons que les RepRap obtiennent un réel succès: que de plus en plus de gens les répliquent et les diffusent exponentiellement. Des millions de personnes auraient alors accès à une imprimante 3D. A partir de là, toute une gamme de logiciels (libre ou propriétaires) naitraient pour faciliter la conception d’objets en 3D. Je ne dis pas que ces logiciels seraient utilisés massivement, mais rien qu’avec quelques milliers d’utilisateurs-créateurs, on obtiendrait un vaste pool d’ojets à imprimer. Si ces créateurs publient leurs oeuvres sous une licence libre, ce que certains ne manqueront pas de faire, ce seront des milliers d’objets imprimables avec comme seul coût celui de la matière première. Après la révolution internet/logiciels libres (qui sont indissociables l’un de l’autre [de nombreux articles l’explicitant sont disponibles sur internet]) ce serait un autre grand bouleversement dans notre vie.

Imaginez! Vous désirez faire un cadeau personnalisé à l’un de vos proche. Si vous maitrisez la technique, quelques heures devant votre pc et votre imprimante vous livre un cadeau totalement inédit. Vous ne vous y connaissez pas trop? Vous téléchargez une maquette sur le web. Vous l’éditez ensuite en ajoutant par exemple le prénom du bienheureux destinataire. Dimanche, tous les magasins sont fermés et il vous manque un gobelet pour étancher la soif de l’un de vos invités. Vous imprimez le gobelet (dont vous aurez téléchargé la maquette depuis le web). Le tour est joué! Vous venez de casser  le capuchon de votre stylo? Vous avez besoin d’un cache-pot sur mesure pour votre jolie orchidée? Vous êtes sculpteur dans l’âme mais pas très habile de vos deux mains? La RepRap est là, prête à imprimer vos désires.

Ainsi, la RepRap permettrait de populariser l’impression 3D, de la mettre à la portée de tout un chacun. Cela modifierait profondément notre rapport aux objets et ouvrirait la porte à une personnalisation très poussée de notre environnement. Comme dit dans l’article du Framablog, cela permettrait à terme de faire basculer de nombreux objets dans le domaine des biens non-rivaux, ce qui bouleverserait notre société de consommation qui s’appuie notamment sur ce principe. Ce faisant, le facteur limitant dans l’acquisition d’un objet ne serait plus d’obtenir sa propre copie mais d’obtenir le concept. Or, le concept, chose immatérielle par excellence aurait bien du mal à ne pas se faire distribuer par l’internet. Il se passerait alors avec une part de l’industrie ce qu’il se passe actuellement avec l’industrie culturelle. Dépossédée de son busyness model, elle n’aurait in fine d’autre choix que de se réformer ou de disparaitre. Dans un premier temps, ce sera la manufacture d’objets simples qui sera touchée comme les récipients, les supports ou la décoration d’intérieur. Ensuite viendront des objets plus complexes comme des lampes de poche, des petits équipements électroménagers (mixeurs …) puis peut-être l’électronique grossière comme les calculatrices. In fine, ne subsistera que l’industrie de pointe (et bien sur l’industrie agroalimentaire).

Cela vous semble peut-être impensable, mais vu le succès du peer-to-peer, je doute fort que le public ignore une telle technologie avec les bouleversements qu’elles implique. Et contrairement à ce qu’ont pensé (pensent encore?) les majors de la « culture », je doute que l’industrie puisse juguler ce phénomène.

Le futur s’annonce donc assez intéressant de mon point de vue:

  • la maturation de l’internet et la popularistion du logiciel libre
  • la production de process et d’objets économes en énergie (et même peut-être « durables »)
  • l’extension du mouvement libre à l’ensemble de la culture

Cependant, de nombreux dangers nous guettent (la dépossession de nos données, l’omniprésence d’un Big Brother version capitaliste, la gestion catastrophique des ressources sur la Terre entière qui mènerait à des conflits armés, la montée de l’obscurantisme jusque dans nos contrées les plus éclairées, etc)

Je sens que nous n’avons jamais été aussi proches d’atteindre cet âge d’or qui verra l’abolition de la condition humaine grâce aux travail des robots et au partage généralisé de l’information. Cependant, les écueils sont nombreux sur ce chemin et les mentalités encore difficiles à changer sur certains aspects.

Verrais-je de mes propres yeux cet âge d’or se concrétiser?

PS: je développerais ma vision de cet « âge d’or » dans un futur billet.

Ginklpios plutôt heureux de vivre dans un monde qui évolue autant.

jeudi 20 novembre 2008

Acte fondateur

Filed under: libre,Reflexion — ginklpios @ 16:21
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Il y a maintenant 7 mois, j’ai retrouvé l’un des évènements fondateurs de ma personnalité, où tout du moins est-ce comme tel que je le perçois maintenant, a posteriori. Ces retrouvailles ce sont faites grâce à Tristan Nitot, via son blog. En avril, il publiait un billet intitulé: L’homme (libre) qui plantait du code, article qui fait le parallèle entre le développement de logiciel libre et la nouvelle de Jean Giono: L’homme qui plantait des arbres. Or, j’ai lu cette nouvelle à l’école primaire. Je suis cependant incapable de me rappeler de l’année…

Je n’en avais pas pris conscience auparavant, mais je crois bien que cette lecture à révolutionné ma vie. En effet, il me semble que cette lecture précède de peu mon intérêt envers les arbres. Intérêt qui deviendra plus tard une véritable passion pour les végétaux. Peut-être qu’inconsciemment, je voulais moi aussi être un Élzéard Bouffier, agissant patiemment dans l’ombre pour le bien commun. Or, cette attraction vers les végétaux a été une véritable école de l’observation et de la patience. Mon orientation vers la biologie en général trouve à n’en pas douter ses racines dans le terreau fertile de cette passion. Mais c’est pas fini! Car la biologie a été ma porte d’entrée vers les sciences en général: c’est pendant le collège que je rencontre le magazine Science & Vie. La lecture mensuelle du magazine va m’ouvrir l’esprit et m’habituer à lire des articles à teneur scientifique. Fort d’un certain nombre de connaissances et de cette capacité d’observation, avec l’aide de l’apprentissage scolaire du lycée, je produit déjà mon propre avis, commençant à rejeter le pré-mâché que l’on me faisait ingérer auparavant. Voila pour la genèse du free-thinker que je pense être.

Mais voila. Je suis aussi un libriste convaincu. Et mine de rien le parallèle entre le libre et l’action d’Élzéard Bouffier est assez fort. Il se pourrait bien que ce texte m’ait marqué au point de préparer le terrain de sorte que lorsque j’ai rencontré le libre, ça n’a été qu’une révélation du monde dans lequel je voulais vivre. Un monde de partage désintéressé pour le bien commun.

Je t’invite donc, lecteur, à lire toi aussi cette histoire, à la partager, à la lire aux enfants qui t’entourent. La nouvelle est disponible sur wikisources, Jean Giono ayant « donné [ses] droits gratuitement pour toutes les reproductions« . Un libriste avant l’heure!

Ginklpios, qui remercie profondément Jean Giono pour son oeuvre.

vendredi 7 novembre 2008

Minitel 2.0

Filed under: Geek,libre,NTIC — ginklpios @ 1:34
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Une formidable video de la conférence qu’à tenu Benjamin bayart – Président du FDN – aux 8ième rencontres mondiales du logiciel libre à Amiens le 13 janvier 2007.

Alors oui, je fais du pur minitel 2.0 en ce moment et depuis un terminal « fenêtre » tout propriétaire tout pourri. Mais comme on dit: « Fais ce que je dis, pas ce que je fais ».

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