Reflexio

vendredi 3 juillet 2009

Micro-dons, une solution?

Filed under: Geek,libre — ginklpios @ 18:25
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Lorsque l’on apprécie énormément un logiciel, une jolie video ou une chanson mélodique (ou pas ^^), mais que cette œuvre est placée sous une licence libre, on se demande souvent comment on pourrait en remercier l’auteur.

On peut bien sur toujours le contacter pour le féliciter, mais parfois, on voudrait faire plus, surtout si on sait que quelque sousous pourraient lui être utile. Mais comment faire pour refiler 50cts, 2 ou 10€ à un inconnu à l’autre bout de la France, de l’Europe ou même de la planète? Pas simple.
Jusqu’a il y a peu, je ne connaissais aucune solution pratique et efficace.

Mais, vous vous en doutez à présent, j’ai trouvé ce qui pourrait être une solution: tipit.to. Je n’ai pas testé moi-même et je n’ai aucune idée de la confiance que l’on peut accorder à ce service, mais ça me parait être exactement ce qu’il nous manquait pour remercier ces gens qui partagent leurs œuvres avec nous, sans vouloir de récompense pour cela, mais qui ne seraient pas contre ce genre de présent.

Si quelqu’un en France a déjà testé, je suis preneur du retour de l’expérience!

Ginklpios, qui a déjà en tête deux ou trois personnes à « tiper ».

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mercredi 4 mars 2009

Révolutionnaire (Touch Book)

Filed under: Geek — ginklpios @ 16:35
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Voila une annonce qui me titille la fibre geek technophile!

Ça vient du Framablog et si ça tient ses promesses, ça va être, comme l’annonce le titre de mon article, RÉVOLUTIONNAIRE.

Le Touch Book (avec son écran légèrement déboité).

Le Touch Book (avec son écran légèrement déboité).

Une sorte de remix (très à la mode, ce mot!) d’un tablet PC et d’un netbook, qui serait modulaire au possible, regorgerait de petits détails qui changent la donne (le coup des ports USB internes par exemple), serait vendu sur une GNU/Linux concoctée pour l’occasion avec le dernier rejeton très prometteur de l’usine à pépites: Mozilla, j’ai nommé Fennec (le petit frère mobile de Firefox). Pas con étant donné que l’écran est tactile.

Si les 2 batteries (l’une dans l’écran, l’autre dans le clavier) tiennent les 15 heures promises et que le processeur TI a des performances correctes, ce petit bijou pourrait bien être l’arme ultime du geek technophile pour épater ses amis. (Le coup du « je décapite mon netbook » provoquera le même genre d’effets que dans la video du DEMO (cf l’article du Framablog)).

Enfin, dernière caractéristique qui fait de cet hybride un outsider très prometteur: son prix; du moins s’il est maintenu à $300… (pour l’écran, avec le clavier, cela vous fera $400)

mardi 3 février 2009

Si ça ne coute rien, ça ne vaut rien.

Filed under: Geek,libre,NTIC,Reflexion — ginklpios @ 14:42
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Si ça ne coute rien, ça ne vaut rien.

Voila un adage assez bien ancré dans notre société. Mais méfions-nous des généralités. Il me semble que cela n’est généralement vrai que pour les plus de 40ans. Pourquoi?

J’ai eu accès à un ordinateur familial connecté au web aux environs de mes 15 ans. Qu’avais-je donc entre les mains? Un ordinateur muni d’un OS (windows 98 puis XP il me semble) et accompagné selon le bon vouloir de Médion (le constructeur de l’ordinateur) d’une suite de logiciel dont personne dans la famille n’aura jamais utilisé plus de la moitié.

Seulement, entendons-nous, pour un adolescent commençant à papillonner sur le web, on se sent rapidement à l’étroit dans cet OS certes joli et user-friendly, mais doté d’outils sous développés ou même dénué de possibilités pourtant bien utiles. Et c’est à ce moment qu’on découvre les télécharger.com et autres clubics. De vraies cavernes d’Ali-Baba. On y trouve pèle-mèle des « démos », des « partagiciels », des « gratuiciels » et même, quelques logiciels libres. Tout cela à portée de clicks. Sans débourser le moindre centime, on se met alors en quête de cet outil qui nous fera gagner 10 minutes par jour, de celui-ci qui nous permettra de faire un truc dément sur l’ordi (quoiqu’inutile). On fricotte alors avec les « gratuiciels », ceux qui vous donnent toutes les options sans pour autant se bloquer inéluctablement au bout de 30 jours. Parmi eux, les logiciels libres. On commence alors à se demander: « c’est quoi un logiciel libre? c’est quoi la différence avec l’autre logiciel totalement gratuit à côté? » On tombe alors sur des forums/blogs/sites qui vantent la toute puissance de ces logiciels. Et en découvrant enfin une vraie définition du logiciel libre, on en frissonne d’excitation tant ça vous titille la fibre révolutionnaire (n’oubliez pas que vous êtes dans la peau d’un ado ^^).

Bon, la plupart des gens de moins de 30 ans ne sont jamais allés jusqu’à la phase « logiciels libres », mais un certain nombre ont atteint la phase « gratuiciels ». Ils ne s’étonnent pas de trouver des webmails, youtube et autre facebook gratuits. Et encore mieux, youtube et facebook, c’est « méga cool », ça « pounz », ça « roxx », bref: c’est bien. Pour tous ces jeunes, qualité ne rime plus avec prix (au moins dans le domaine des logiciels).

Les gens de 40 ans et plus, eux, ont découvert l’ordinateur et internet alors qu’ils étaient déjà adultes, déjà formatés. Ils n’ont jamais été farfouillé dans télécharger.com. Ils ne savent même pas que ça existe. Pour eux, internet et l’informatique, c’est comme dans la vie réelle: si tu veux quelque chose, il va falloir le payer. Et les éditeurs de logiciel le leurs rendent bien. Au mieux, ils utilisent des logiciels qui ont été crackés par leurs enfants. Et si diantre ils utilisent les services gratuits genre msn, youtube ou facebook, ils savent bien que le prix n’est pas en € mais en publicité. Bref, pour eux, gratuité rime avec pub et un logiciel gratuit sans pub, ça doit être franchement nul et dans tous les cas, inutilisable.

Et là où le bât blesse, c’est lorsque l’on regarde les choses sont l’angle politique. On trouve deux générations qui pensent différemment. L’une est actuellement au pouvoir. L’autre est l’avenir de notre société. Et quand on en vient à devoir prendre des décisions sur l’informatique, c’est le point de vue périmé des décideurs qui prime encore. Tant et si bien que les jeunes s’y plient et même pire, l’adoptent. Or ce sont bien eux, les jeunes qui « ont raison ». La qualité en informatique n’a rien à voir avec le prix.

Ce problème est un des freins majeurs à l’adoption du logiciel libre. Il y a une fracture numérique. Mais plus que la fracture entre les équipés et les non-équipés ou encore entre les connectés au haut-débit et les non-connectés, je pense que c’est la fracture entre les « digital natives » et leurs parents qu’il est important de réparer. Parce que ce n’est pas 20 ans de retard (le temps que les quarantenaires aillent en retraite) que nous pourrions prendre, mais 10 à 20 ans de plus, à cause de la transmission de cette idée reçue dans le milieu professionnel notamment mais surtout politique, pour notre plus grand malheur.

Je pense donc qu’il faudrait éduquer pour une fois les anciens sur ce sujet. Faire changer les mentalités. Pour cela, il faut que ce savoir perce à travers les canaux de communication qui sauront les toucher: les anciens media: presse, radio, TV. Et pour cela, il faudrait une sorte de lobby, un organisme de communication émanent de la free culture pour transmettre la bonne parole et éduquer les journalistes qui feront alors leur travail et véhiculeront ce savoir à nos chéris anciens (them, who rule the world!).

Bon, je sais que tout cela doit vous paraitre bien étrange, mais je sens qu’un tel organisme (sous une forme pas forcément très conventionnelle) ne va pas tarder à prendre forme. Et je paris que ça va se passer outre-atlantique. Notre mission sera donc de relayer ce mouvement ici, en pays franc. Pays, qui a mon grand désespoir me parait dramatiquement hermétique aux bonnes idées anglo-saxonnes. Non, j’exagère, nous n’y sommes pas hermétiques. Disons plutôt que notre perméabilité laisse filtrer les idées avec 10 ans de retard…

Ginklpios qui sent, comme beaucoup que ça bouge au pays des hot-dogs.

PS: juste comme ça, il y a bien des gens qui paient dans le logiciel libre: quelques grosses entreprises et les disaines de milliers de contributeurs. Mais, étrange fait, les contributeurs ne paient ni en argent ni en pub, mais juste directement en travail. Hélas, je ne pense pas que ça fasse totalement plaisir aux capitalistes tout ça :p

samedi 17 janvier 2009

Quelques conseils pour utiliser Fifrefox

Filed under: Geek — ginklpios @ 18:21
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La part de marché de Firefox continue à augmenter. Serait-ce un signe que ce navigateur est réellement meilleur que sont principal concurrent ou que la stratégie marketing de Mozilla marche bien? Sans doute un peu des deux. Cependant là n’est pas le coeur de mon propos. En effet, bien que Firefox soit de plus en plus utilisé, j’ai remarqué quelque chose: bien des gens sous-exploitent largement leur outil.

Donc j’ai essayé de réunir ci-dessous un certain nombre de conseils qui je l’espère pourront vous aider à maitriser mieux votre outil (les astuces fonctionnent surement avec d’autres navigateurs en fonction de leurs fonctionnalités et de leurs raccourcis).

1. Les onglets

Les onglets, c’est une innovation de Firefox qui a été ensuite reprise par Internet Explorer, vu son succès. Cela vous permet d’ouvir un nouveau site dans un onglet au lieu d’une nouvelle fenêtre. D’une part cela permet de ne pas se retrouver submergé par 10 000 fenêtres. D’autre part cela est très pratique pendant votre surf. Par exemple pendant une recherche, vous pouvez ouvir toutes les pages de recherche dans les onglets. Cela permet de conserver ouverte la page de google tout en consultant les sites obtenus. De même pendant que vous lisez un article dans wikipedia par exemple. Vous ne connaissez pas la signifiaction d’un mot? Mais vous ne voulez pas cliquer dessus car vous perdriez le fil de votre lecture? Aucun problème, vous n’avez qu’à ouvrir ce lien dans un onglet vous pourez reprendre la lecture de l’article d’origine exactement là où vous l’aviez laissée. Pour ouvrir un lien dans un onglet: rien de plus simple! Maintenez pressée la touche Ctrl pendant que vous cliquez sur un lien ou cliquez sur le lien avec le bouton central de votre souris (pas forcément pratique lorsqu’il s’agit d’une molette!).

2. La barre de recherche.

Parce que la recherche est ce qui a popularisé internet et que nous nous en servons encore beaucoup au quotidien, la barre de recherche de Firefox est un outil central. pour l’utiliser,vous n’avez qu’à cliquer dessus ou passer par le raccourci clavier: Ctrl + K (comme Key en anglais, qui fait penser à Mot-Clé). Tapez ensuite votre recherche comme vous le feriez sur la page de google et tapez « Entrer ». Le résultat de votre recherche s’affiche alors dans la page courante. Vous avez ainsi évité de taper « www.google.fr » dans votre barre d’adresse puis d’attendre que la page se charge pour enfin taper votre recherche!

Mais la barre de recherche n’est pas simplement le moyen d’économiser le traditionnel passage par la page de google, en effet, la barre de recherche de Firefox est personnalisable. En effet, elle permet de rajouter ses propres moteurs de recherche. Par défaut, il y en a déjà un certain nombre. Pour les voir, il suffit de cliquer sur le sigle de google sur la gauche de la barre de recherche. Ainsi, vous avez sans doute déjà les moteurs de recherche suivant: Yahoo!, Amazon.com ou encore eBay. Pour les sélectionner, il suffit de cliquer dessus. Les prochaines recherches effectuées utiliseront le moteur choisi. Pour en rajouter, deux procédures existent:

  • Cliquez sur l’icône du moteur de recherche à gauche de la barre puis dans le menu ainsi déroulé, sur Gérer les moteurs de recherche et enfin sur Obtenir d’autres moteurs de recherche. Sur la page affichez, il suffit de cliquer sur le bouton vert « Ajouter à Firefox » pour que le moteur choisi soit intégré à votre barre.
  • Lors de la visite d’un site qui possède son propre moteur de recherche comme par exemple wikipedia, cliquez sur l’icône du moteur de recherche à gauche de la barre puis dans le menu ainsi déroulé sur « Ajouter « Wikipedia (fr) »  » dans le cas de wikipedia. Le tour est joué.

Maintenant, vous devriez être super efficaces lors de vos recherches!

3. Les marques-page

Un marque-page, c’est tout simplement un lien stocké dans le navigateur. De cette manière, plus besoin de retenir l’adresse d’un site, votre navigateur le fait pour vous! Pour ajouter un site dans vos marques pages, il suffit de cliquer sur « Marque-pages » dans la barre de menus puis dans « Marquer cette page ». Une fenêtre s’affiche. Vous pouvez changer le titre qui s’affichera dans vos marque-pages, ajouter une description ou un mot-clé et des étiquettes.

3.1. Les mots-clé

Un mot-clé vous permettra d’accéder très rapidement à vos marque-pages les plus utilisés. Par exemple, mettre « wp » en mot-clé pour wikipedia vous permettra d’accéder à wikipedia en tapant seulement « wp » dans votre barre d’adresse! 2 lettres au lieu de 24 comme dans: http://fr.wikipedia.org/ !

3.2. Les étiquettes

Les étiquettes (ou tag en anglais) permettent de retrouver non pas un site en particulier (comme dans le cas du mot-clé) mais un site qui parle d’un sujet. Par exemple vous avez deux sites qui parlent de cuisine dans vos marque-pages. Après avoir mis « cuisine » en étiquette pour chacun de ces sites, tapez « cuisine » dans votre barre d’adresse. Firefox devrait vous afficher vos deux marque-pages traitant de cuisine dans le début de la liste. Pratique quand on a beaucoup de marque-pages (moi-même, j’en ai plus de 1200!).

Retour aux marque-pages: pour aller plus vite pour marquer une page, il y a un raccourci: Ctrl + D !

Ensuite, quand vous commencez à avoir beaucoup de marque-pages, vous pourrez les trier et les organiser facilement en passant par « Marque-pages »> »organiser les marque-pages ». Vous pourrez créer des dossiers pour organiser le tout. Dans le dossier global « Marque-pages », il y en a un qui s’appelle « Bookmark toolbar » (barre d’outil de marque-pages). Si vous enregistrez votre marque-page dans ce dossier, il apparaitra juste au-dessus de vos onglets, à portée de click! Il est possible de créer des sous-dossiers dans ce dossier, pour rendre vos marque-pages plus accessibles!

3.3. Les marque-pages dynamiques

Mais les marque-pages peuvent aller encore plus loin! Je veux parler des marque-pages dynamiques. En fait, ce n’est rien d’autre que la gestion des flux RSS par Firefox. Mais là je sens que je vous parle chinois. Un flux RSS, c’est ça. (j’espère que vous avez ouvert le lien dans un nouvel onglet!). Ça parait compliqué mais en fait c’est assez simple. Par exemple, rendez-vous sur lemonde.fr. Sur la droite de la barre d’adresse, il y a une petite icone carré avec un point et deux courbes. Cliquez dessus, un menu s’affiche, vous proposant de vous abonner aux différents flux proposés. Choisissez l’un des flux et cliquez dessus, une nouvelle page s’affiche, assez bizarre avec deux parties: en bas une liste de résumés des articles du flux. En haut, un petit encart proposant une liste de services (conservez le choix par défaut: Marque-pages dynamiques) et un bouton « S’abonner maintenant », cliquez dessus. La procédure est alors la même que pour n’importe quel autre marque-page; Rendez-vous dans vos marque-pages à l’endroit où vous avez stocké votre flux RSS lemonde.fr. En passant la souris sur le marque page, un menu s’ouvre, affichant les derniers articles de lemonde.fr; magique! Cette liste est mise à jour régulièrement, vous serez donc toujours au courant des dernières actualités!

Vous savez à présent l’essentiel sur les marque-pages, passons à la barre magique!

4. La barre magique

Depuis Firefox 3, la barre d’adresse a été surnommée barre magique (awesome bar) et pour cause! En plus de rechercher dans l’historique des adresses que vous tapez, elle recherche dans les titre des pages de l’historique et de vos marque-pages et elle recherche également dans vos étiquettes. Deplus elle prend en charge les mot-clé (dont j’ai parlé plus haut 😉 ). Pour y accéder, vous pouvez soit cliquer dessus soit utiliser le raccourci Ctrl + L.

Maintenant, combinons la puissance de la barre de recherche et celle des mot-clé grâce à la barre magique! Pour ce faire, cliquez sur l’icone à gauche de la barre de recherche puis sur « Gérer les moteurs de recherche ». Sélectionnez un moteur, par exemple wikipedia, puis à droite, cliquez sur « modifier le mot-clé ». Entrez par exemple « wpr » pour « WikiPedia Recherche ». Validez et revennez à votre navigateur. Tapez maintenant « wpr firefox » puis « Entrer » dans votre barre magique. Et là, normalment, la page de wikipedia sur Firefox devrait s’afficher directement! Vous avez économisé l’affichage d’au moins une page (celle de wikipedia ou celle de google) et plusieurs clicks!

5. Les extensions

L’avantage majeur de Firefox sur ses concurrents est sans conteste son choix énorme d’extensions. Pour ajouter une nouvelle extension à Firefox, rendez-vous sur ce site. Pour ajouter une extension, rien de plus simple, cliquez sur le bouton vert « Ajouter à Firefox » et suivez la procédure.

Je vous laisse faire votre shopping dans cet énorme magasin qu’est addon.mozilla.org !

Cependant, j’ai quelques extensions à vous conseiller, des « indispensables »:

  • Adblock Plus permet de bloquer la majorité des pub sur internet, choisir la liste_fr quand on vous le demandera
  • un Mail Notifier, à choisir selon vos préférences
  • Video DownloadHelper, qui permet de récupérer les videos sur youtube, dailymotion, etc…
  • Foxmarks, extraordinaire outils permettant de synchroniser vos marque-pages sur tous vos PCs (par exemple, retrouvez vos marque-pages personnels au boulot et vice-versa).
  • Grease-monkey, pour les plus expérimentés d’entre vous, permettant de personnaliser les sites que vous consultez grâce à des scripts.

Voilà, maintenant, vous devriez être un pro de Firefox!

vendredi 16 janvier 2009

La valeur de l’information

Filed under: Geek,libre,Polémique,Reflexion — ginklpios @ 23:59
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Dans le monde informatique plus que partout ailleurs, l’information est reine. Seulement, la valeur de cette information varie selon un certain nombre de paramètres: par exemple sa date de parution, son contexte, son auteur, son support, etc…

C’est à l’occasion de la lecture de la traduction d’un article paru dans le New York Times:Ubuntu dans le New York Times – Framablog que cela m’a paru important (d’ailleurs, j’ai posté quelques commentaires sous cet traduction).

En effet, étant un libriste convaincu, les allégations approximatives du journaliste sur Ubuntu, GNU/Linux et le logiciel libre m’ont interpelées (pour ne pas dire dérangées). En forçant légérement le trait, on pourrait dire que les développeurs de LL (logiciel libre) y sont décrits comme une horde de pirates à l’assaut du navire Microsoft, dirigé par un milliardaire-philanthrope-gourou au projet aussi dément qu’économiquement boiteux. Mais qu’il faut reconnaitre que bizarrement ça à l’air de marcher et que c’est notamment pour ça que moi, journaliste au NYT, j’en parle.

Donc voilà, déjà que je ne voyais plus depuis pas mal de temps la télévision comme une source fiable d’information, la plupart des medias mainstream (c’est-à-dire les canaux majeurs comme la TV, la radio, la presse) vont subir le même recul. Et je pense que c’est une évolution qui va prendre de l’importance avec l’émergence depuis quelques années de blogs d’experts. De plus en plus d’économistes par exemple publient leurs idées et réflexions sur leurs blogs. Quand deux infos, l’une provenant d’un journaliste d’un mainstream media et l’autre du blog d’un expert entrent en conflit, qui seriez-vous le plus prompt à croire?

Mais ce problème se pose jusque dans le sanctuaire de la connaissance: la science. Se voulant objective, elle se donne les moyens de vérifier ses information (publications revues par les pairs, bibliographie précise et omniprésente, précision des mesures, critiques statistiques, etc…). Cependant, nous en sommes tous les témoins, avant d’entrer dans le panthéon des théories reconnues, les études scientifiques sont souvent à la fois confirmées et contre-dites pendant parfois plusieurs décennies surtout quand des enjeux économiques sont de la partie. Un seul exemple: la polémique sur la dangerosité des téléphones portable. Mais on retrouve ce genre de controverses dans de nombreux domaines. Et dans un certains nombre de cas, les scientifiques eux-mêmes ont bien de mal à faire la part des choses.

Notre monde est de plus en plus dominé par l’informatique, et donc l’information. Dans ces conditions, moi qui suis encore dans le circuit scolaire, je pense qu’on n’apprend pas assez aux élèves (futurs actifs de la société) à exercer leur sens critique. Quand on entend tout ce que la télévision peut faire gober aux gens, c’est assez hallucinant (pour parler djeuns). Combien d’élèves ai-je entendu parler de la théorie de la sélection naturelle (darwinienne, comme elle est enseignée en 1ière S) comme d’une loi quasi-dogmatique, encore plus solide et inébranlable que la Bible elle-même! (Est-il nécessaire de rappeler qu’elle a été en partie remodelée depuis ce cher Darwin?)? Comment bâtir du solide sur des bases bancales? Comment s’y retrouver dans un monde croulant sous l’information avec le sens critique d’une huitre croissant sur les rocher d’Oléron (quel style! :s)?

Bref, tout ça pour dire que non, le logiciel libre n’est pas une secte dirigée par un St Ignucius – Stallman, soulevant des idées subversives anti-capitalistes; que votre voisin qui se rase pour partir au boulot en costard contribue peut-être à un projet de logiciel libre et que par dessus le marché (sic), nous ne voulons pas que Microsoft disparaisse mais seulement que chacun soit libre d’utiliser son outil informatique.

Ginklpios, qui s’est coupé les cheveux il y a bien 1 an et demi!

PS: Suite à l’article du Framablog, un contributeur à posté un message intéressant: selon lui, l’auteur de l’article lui a fait revêtir cet aspect parce qu’un tel sujet, peu connu du grand public ne peut être abordé que sous un angle démagogique. Pour ma part, je trouve cela réellement triste de devoir en arriver à ça pour parler d’un sujet qui n’est pas, je pense, si compliqué que cela. À croire que le grand public n’est qu’un résidu de troupeau de moutons motivés par leurs seuls instincts et pulsions consumméristes… Que le seul moyen de les atteindre et d’utiliser les voies affectives, de leur conter des histoires… Je vais finir par devenir anti-capitaliste si ça continue… Si c’est le prix à payer pour éveiller les consciences, ça en vaut peut-être le coup. Cependant, comme je l’ai écrit il y a pas mal de temps ici: les moutons se complaisent dans leur état et même une fois éveillés, il y en a, comme Cypher de Matrix qui ne veulent qu’une chose: retrouver la matrice/le troupeau pour perdre à nouveau la conscience.

mardi 30 décembre 2008

Perspective d’avenir – feat. L’imprimante 3D –

Filed under: Geek,libre,Reflexion — ginklpios @ 3:59
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Dans le présent article je vais essayer d’imaginer ce qu’il se passerais si les RepRaps venaient réellement au jour. Qu’est-ce que les RepRaps? Ce sont des imprimantes 3D capables d’auto-réplication!

Imaginons que les RepRap obtiennent un réel succès: que de plus en plus de gens les répliquent et les diffusent exponentiellement. Des millions de personnes auraient alors accès à une imprimante 3D. A partir de là, toute une gamme de logiciels (libre ou propriétaires) naitraient pour faciliter la conception d’objets en 3D. Je ne dis pas que ces logiciels seraient utilisés massivement, mais rien qu’avec quelques milliers d’utilisateurs-créateurs, on obtiendrait un vaste pool d’ojets à imprimer. Si ces créateurs publient leurs oeuvres sous une licence libre, ce que certains ne manqueront pas de faire, ce seront des milliers d’objets imprimables avec comme seul coût celui de la matière première. Après la révolution internet/logiciels libres (qui sont indissociables l’un de l’autre [de nombreux articles l’explicitant sont disponibles sur internet]) ce serait un autre grand bouleversement dans notre vie.

Imaginez! Vous désirez faire un cadeau personnalisé à l’un de vos proche. Si vous maitrisez la technique, quelques heures devant votre pc et votre imprimante vous livre un cadeau totalement inédit. Vous ne vous y connaissez pas trop? Vous téléchargez une maquette sur le web. Vous l’éditez ensuite en ajoutant par exemple le prénom du bienheureux destinataire. Dimanche, tous les magasins sont fermés et il vous manque un gobelet pour étancher la soif de l’un de vos invités. Vous imprimez le gobelet (dont vous aurez téléchargé la maquette depuis le web). Le tour est joué! Vous venez de casser  le capuchon de votre stylo? Vous avez besoin d’un cache-pot sur mesure pour votre jolie orchidée? Vous êtes sculpteur dans l’âme mais pas très habile de vos deux mains? La RepRap est là, prête à imprimer vos désires.

Ainsi, la RepRap permettrait de populariser l’impression 3D, de la mettre à la portée de tout un chacun. Cela modifierait profondément notre rapport aux objets et ouvrirait la porte à une personnalisation très poussée de notre environnement. Comme dit dans l’article du Framablog, cela permettrait à terme de faire basculer de nombreux objets dans le domaine des biens non-rivaux, ce qui bouleverserait notre société de consommation qui s’appuie notamment sur ce principe. Ce faisant, le facteur limitant dans l’acquisition d’un objet ne serait plus d’obtenir sa propre copie mais d’obtenir le concept. Or, le concept, chose immatérielle par excellence aurait bien du mal à ne pas se faire distribuer par l’internet. Il se passerait alors avec une part de l’industrie ce qu’il se passe actuellement avec l’industrie culturelle. Dépossédée de son busyness model, elle n’aurait in fine d’autre choix que de se réformer ou de disparaitre. Dans un premier temps, ce sera la manufacture d’objets simples qui sera touchée comme les récipients, les supports ou la décoration d’intérieur. Ensuite viendront des objets plus complexes comme des lampes de poche, des petits équipements électroménagers (mixeurs …) puis peut-être l’électronique grossière comme les calculatrices. In fine, ne subsistera que l’industrie de pointe (et bien sur l’industrie agroalimentaire).

Cela vous semble peut-être impensable, mais vu le succès du peer-to-peer, je doute fort que le public ignore une telle technologie avec les bouleversements qu’elles implique. Et contrairement à ce qu’ont pensé (pensent encore?) les majors de la « culture », je doute que l’industrie puisse juguler ce phénomène.

Le futur s’annonce donc assez intéressant de mon point de vue:

  • la maturation de l’internet et la popularistion du logiciel libre
  • la production de process et d’objets économes en énergie (et même peut-être « durables »)
  • l’extension du mouvement libre à l’ensemble de la culture

Cependant, de nombreux dangers nous guettent (la dépossession de nos données, l’omniprésence d’un Big Brother version capitaliste, la gestion catastrophique des ressources sur la Terre entière qui mènerait à des conflits armés, la montée de l’obscurantisme jusque dans nos contrées les plus éclairées, etc)

Je sens que nous n’avons jamais été aussi proches d’atteindre cet âge d’or qui verra l’abolition de la condition humaine grâce aux travail des robots et au partage généralisé de l’information. Cependant, les écueils sont nombreux sur ce chemin et les mentalités encore difficiles à changer sur certains aspects.

Verrais-je de mes propres yeux cet âge d’or se concrétiser?

PS: je développerais ma vision de cet « âge d’or » dans un futur billet.

Ginklpios plutôt heureux de vivre dans un monde qui évolue autant.

jeudi 20 novembre 2008

Le P2P, « l’industrie culturelle » et le gouvernement.

Ce soir, j’ai envie de manifester mon avis sur ce thème très polémique ces derniers temps, au point que les candidats au secrétariat du PS se doivent d’en parler dans leurs motions

L’état des choses: le gouvernement veut faire passer une loi instaurant ce que l’on appelle la riposte graduée: effrayer l’internaute moyen en le menaçant de lui couper son accès à internet s’il continue à télécharger. Deux avertissements, au troisième message, le couperet tombe. Une politique de la peur, qui diabolise le consommateur…

Pour ou contre? Pas mal d’arguments des deux côtés, chiffres et études scientifiques à l’appui. Il se dit un peu tout et n’importe quoi d’ailleurs. Mais mon exposé ne porte même pas là-dessus.

Une alternative? La licence globale: comme la redevance TV: chaque abonné paie une « cotisation », le tout partagé entre les différents acteurs de la culture. Là aussi, pas mal de débats.

Mais je vous avouerais que mon objet ne porte pas non plus sur ce point.

Pour plus de détails, vous n’avez qu’à rechercher « Hadopi » ou « riposte graduée », le net regorge d’avis divers et variés sur le sujet. Sinon, j’ai aussi écrit deux, trois trucs là dessus mais ils sont engagés…

Edit: un dossier complet sur l’hadopi par PCinpact. Incontournable si vous n’avez pas suivi l’intrigue depuis le début!

Mais, entrons dans le vif du sujet. Mon objet, c’est cette société de consommation, et le débat qui règne sur le P2P actuellement ne fait que remonter à la surface les mécanique cachées qui dirigent notre société.

Je vais à n’en point douter paraitre très naïf aux plus aguerris d’entre vous, mais je suis jeune et je viens d’ouvrir les yeux. Je m’en excuse par avance.

Pour comprendre un phénomène, il n’y a qu’une seule voie: la découverte de ses principes sous-jacents. En physiques, on appelle cela des lois. Dans le cas présent de notre société de consommation, de notre toute puissante (ou pas) économie de marché, ces principes sous-jacents, ce sont ceux qui animent les organismes. Ici, les protagonistes sont: le gouvernement, les industriels, les lobbys. Pour simplifier, on considèrera que les lobbys ne sont que l’expression des vœux de l’industrie. On a donc deux protagonistes. Ces deux acteurs sont des organisations, i.e. des réunions de personnes. Les principes qui animent ces organisations proviennent de deux origines: les individus qui la composent mais aussi, il ne faut pas l’oublier, l’organisation en elle-même. On ne peut réduire une organisation à la somme de ses composants. Il existe des phénomènes qui émergent des interactions entre les individus au sein de ces organisations. Voila donc le décor planté.

Trivial de constater que ces deux protagonistes, avec leurs centaines d’organisations et leurs milliers d’individus en interaction sont des phénomènes très complexes. Je n’essaierais donc pas d’être exhaustif, même pas un peu, surtout dans les quelques centaines de mots qui vont composer cet article. Mon but sera seulement de mettre en lumière les traits les plus gros, qui a eux seuls me semblent capable d’expliquer certaines des plus grosses tendances.

En effet, nombre de débats se font sur la surface, avec des nombres qui ne veulent rien dire, quand il ne sont pas arbitraires voire même totalement bidouillés. Après tout savoir si « l’industrie culturelle » est en faillite ou pas n’a pas vraiment d’intérêt à part pour les actionnaires. Ce qui est intéressant, ce n’est pas l’information qu’on nous livre par les prismes tous plus déformants des différents medias sources ou même des lobbys; non, ce qui est intéressant, c’est d’essayer de tirer de tout cet intox, de toute cette « junk-information » (pardonnez-moi ce néologisme, mais il a l’intérêt d’être clair), les motivations sous-jacentes des différents acteurs.

C’est donc à partir d’ici, lecteur, que je m’engage réellement, que je te livre mon avis sur tout ça.

Tout d’abord, les industriels (et donc les lobbys des industriels): ce qui leur importe, ce sont les chiffres qui seront imprimés sur leurs fiches de paie des mois prochains, donc par extension le bénéfice de leur entreprise. Certains de ces individus sont surement remplis de bons sentiments, cependant, au niveau de l’organisation, il n’en subsiste plus qu’un: l’appât du gain. Or, leur fond de commerce, c’est la vente de supports (matériels) avec de la culture dessus. Sauf que ces gens là on loupé la révolution de l’informatique (c’est pourtant pas un secret…). Ils n’ont pas remarqué que l’informatique permet de manipuler très aisément et rapidement l’information. Or, la culture c’est quoi? De l’information avec une valeur ajoutée: de l’information culturelle. Mais ça reste de l’information. A partir de là, ça reste aisément manipulable par l’informatique. Et c’est là que le bât blesse. Le fond de commerce de ces gens là repose bien sur le support, pas sur l’information. Comme l’eau minérale. On ne vous vend pas l’eau, bien commun à tous les français en France; on vous vend une bouteille, un package, un service. Que l’eau minérale se mette à couler au robinet et s’en est fini de l’industrie de l’eau minérale. C’est exactement ce qui est en train de se dérouler pour « l’industrie culturelle ». Certes, c’est elle qui produit « l’eau minérale », mais leur business model qui reposait sur la vente de bouteilles se fait couper l’herbe sous le pied par les toutes nouvelles canalisations (internet et le P2P). Et ces cons là, ben soit ils l’ont pas vue cette révolution, soit il faut croire qu’ils partagent un bon paquet de gènes avec les Autruches

Du coup, réaction primitive: on protège ce qu’on a. On cherche par tous les moyens à protéger son fond de commerce. Voila ce que fait en ce moment « l’industrie culturelle » toute entière: sauver les bouteilles, parce que s’ils n’en vendent plus, étant donné qu’ils ne sont pas foutus de s’adapter, ils vont disparaitre. Mais là où c’est pas cool, c’est qu’au niveau de telles organisations, il n’y a que l’appât du gain, pas de souci de morale. Je dis pas que c’est une mafia; mais avec de tels intérêts financiers, il y a forcément des opérations troubles qui se cachent derrière les agissements publics. Des accords financiers plus ou moins officiels, de la corruption plus ou moins visible envers les détenteurs du pouvoir. Et ici, le pouvoir, c’est le gouvernement.

Voila donc le décor: de nouvelles canalisations, des industriels qui veulent vendre des bouteilles et un gouvernement qui peut agir sur les canalisations. Et cela donne quoi? Vous l’avez dans le mil: la riposte graduée, le projet Hadopi etc…

Maintenant, étudions cet acteur qu’est le gouvernement: il détient le pouvoir législatif. Il est censé définir un certain nombre de relation entre les éléments de la société: individus et organismes. D’un côté des vendeurs de bouteilles, de l’autre des consommateurs qui, d’un point de vue financier ont plutôt intérêt à se servir au robinet. Le gouvernement doit en théorie rechercher le meilleur compromis entre les deux côtés. Cependant, d’un côté il y a de puissants intérêts financiers qui impliquent de larges organisations et de l’autre, les consommateurs, la foule atomisée, très peu organisée. Les lobbys industriels dotés de moyens puissant appuient fortement sur le détenteur du pouvoir tout en tentant de se faire une bonne image auprès du public. De l’autre côté: quelques citoyens éparses mais conscient des enjeux et quelques organismes (associations par exemples) aux moyens assez faibles.

Voila donc le gouvernement comprimé entre les lobbys industriels et la mission première de l’état qui reste de garantir les libertés de ses citoyens. Et c’est là que ça craint: ce gouvernement semble céder aux pressions des lobbys et n’hésite pas à renoncer aux libertés de ses citoyens. Et je trouve ça vraiment dégueulasse. Au final, si ce gouvernement persiste et signe, ce seront bien les industriels, ces entreprises qui ont raté le coche de la révolution informatique qui auront gagné. Ils pourront continuer à survivre quelques temps (l’économie de marché, comme le monde vivant , est impitoyable; le plus adapté survit surtout quand la pression de sélection est importante… comme en ces temps de crise) , mais à quel prix? Au prix du sacrifice de certaines libertés des citoyens français!

Cependant, rassurons-nous. Ils auront gagné une victoire mais pas la guerre. Car ils sous-estiment largement la flexibilité du réseau des canalisations. Leur politique de la menace, de la peur ne pourra contraindre l’extraordinaire force de ce que l’on nomme l’internet. Les robinets ne sont pas prêts de s’arrêter de couler!

Voila. J’espère ne pas vous avoir ennuyé avec des banalités. Mais je suis jeune et révolté.

Ginklpios, qui boit son eau au robinet.

vendredi 7 novembre 2008

Minitel 2.0

Filed under: Geek,libre,NTIC — ginklpios @ 1:34
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Une formidable video de la conférence qu’à tenu Benjamin bayart – Président du FDN – aux 8ième rencontres mondiales du logiciel libre à Amiens le 13 janvier 2007.

Alors oui, je fais du pur minitel 2.0 en ce moment et depuis un terminal « fenêtre » tout propriétaire tout pourri. Mais comme on dit: « Fais ce que je dis, pas ce que je fais ».

mercredi 29 octobre 2008

Pris dans la toile

Filed under: Geek,NTIC — ginklpios @ 20:29
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Un petit article rapide pour buzzer un peu autour d’un documentaire video pas mal fait sur les données personnelles sur le web. Maintenant je me rappelle pourquoi je n’ai pas de photo de moi sur « mon » facebook (dont vous ne connaitrez pas l’adresse ^^). M’enfin, le mal est déjà fait. -Je suis sur facebook-

dimanche 5 octobre 2008

Dans les nuages.

Filed under: Geek,NTIC — ginklpios @ 19:24
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Un sujet très à la mode dans la blogosphère française des TIC, c’est l' »informatique en nuages », le cloud computing. Késako? Ben en fait, c’est assez simple, c’est la décentralisation de vos données, leur externalisation vers des serveurs multiples. Concrêtement, c’est le fait de stocker ses mails sur Gmail, ses photos sur Flickr, ses videos sur Youtube, ses documents sur Google Docs, etc…

Vos données sont éparpillées. D’un côté, on peut voir le positif: s’il y a un problème sur l’un des serveurs (y compris votre propre PC), vous n’avez pas tout perdu \o/, de plus ces services sont ergonomiques, sociaux, accessibles de partout, etc… mais de l’autre, il y a la dépossession de vos données: vous les confiez à des prestataires qui ne vous garantissent pas l’accès à vos propres données. Si l’entreprise coule, quid de vos données? Si vous voulez récupérer vos données pour les utiliser chez vous ou sur un autre service? De plus quelle garantie que le fournisseur de service ne trifouille pas, voire ne modifie pas vos données? En général, dans les licences d’utilisation, les prestataires de service s’arrogent le droit de jeter un coup d’oeil à vos données!

Bref, nous sommes à un tournant de l’informatique: allons-nous nous laisser avaler par le réseau?

Ainsi, voici une petite sélection d’articles de blogs sur le sujet:

Je trouve ça plutôt cool de voir arriver le problème avant qu’il ne nous concerne réellement… et ça va être cool de voir ce qu’il va se passer.

Ginklpios, qui regarde les nuages avant de se retrouver dans le brouillard.

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