Reflexio

mardi 7 octobre 2008

Vive le web 2.0

Filed under: NTIC — ginklpios @ 12:32
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Après un petit article dans les nues, on continue à voler en haute altitude dans la blogosphère 🙂

Via les infostratèges:

L’e-réputation d’une compagnie aérienne abattue en plein vol

Le monde financier américain a connu, à la mi-septembre, une douloureuse et hallucinante aventure qui n’a rien à voir avec la crise économique dans laquelle le monde entre.

De nouveau, c’est l’e-réputation (web-réputation ou réputation numérique) qui est la cause de la chute vertigineuse du cours boursier d’une célèbre compagnie américaine. Et ce, a priori, sans aucune intention de nuire, par pur concours de circonstances techniques…

Les faits

Le 7 septembre 2008, un internaute américain visite nuitamment le site de son journal favori, le Sun Sentinel, émanation du Chicago Tribune.

Il va lire, dans les archives du site, issues du Chicago Tribune, un communiqué, datant de 2002, annonçant la procédure de mise sous contrôle judiciaire de la société United Airlines, une des plus grandes compagnies aériennes américaines.

Compte tenu du peu de lecteurs sur le site à cette heure tardive, cette unique consultation de l’article pèse lourd dans les statistiques de fréquentation tenues en temps réel. Le moteur du site Sun Sentinel affiche donc automatiquement l’article en question sur la page d’accueil parmi les « most viewed » (les plus lues).

52 secondes plus tard, selon le communiqué du Chicago Tribune, le robot de Google chargé de scruter l’actualité visite le site pour actualiser l’information qui est mise à jour en continu sur Google News.

L’information est alors vue sur Google News par un rédacteur de l’agence Bloomberg News qui la prend pour une actualité renversante et décide de la relayer avant tout le monde, sans prendre le temps de recouper l’information.

En quelques minutes, l’information se propage dans les milieux financiers. Le cours de bourse de United Airlines s’effondre et va perdre plus de 75% de sa valeur. Les autorités boursières réagissent rapidement et suspendent la cotation mais il est trop tard, le mal est fait…

À la reprise des cours,l’action remonte substentiellement, mais des actionnaires lésés veulent obtenir réparation du préjudice subi.

Un hallucinant concours de circonstances techniques

Et pourtant, à première vue, ce serait juste la faute à personne ou à pas de chance… Ce serait juste un malheureux concours de circonstances, le système d’information qui serait devenu fou…

Chacun cherche à rejeter la responsabilité sur l’autre : le Chicago Tribune nie toute responsabilité et accuse Google. Google se défend au motif que l’info n’était pas clairement datée. L’agence financière Bloomberg News, quant à elle, promet à l’avenir, de recouper ses sources.

Communiqué sur le site du Sun sentinel du 9 septembre :
www.sun-sentinel.com/business/sfl-flzunited0909sbsep09,0,7405794.story

Un des communiqués sur le site du Chicago Tribune du 10 septembre :
www.tribune.com/pressroom/releases/2008/09102008.html

Sous licence Creative Commons.

Voila un bel exemple du pouvoir de l’information, mais surtout des dangers de la rapidité et de la massivité des circuits de l’information.

On pourra dire: c’est la faute à pas de chance! Quelle probabilité que le bot de google passe à ce moment là? Quelle probabilité qu’une agence relaie l’information sans la vérifier?

Mais il est clair que cette malheureuse affaire a eu des conséquences bien tangibles.

Tout ça pour illustrer l’un des grands défis de l’internet de demain: conserver le sens. Le sens doit primer sur les données et non l’inverse. Si le moteur du site Sun Sentinel pouvait comprendre le sens, il n’aurait pas mis cet article en page d’accueil. Si le bot de google pouvait comprendre le sens, il n’aurait pas sélectionné l’article pour apparaitre dans Google News et si le rédacteur de l’agence Bloomberg News avait fait attention à la date, rien de tout ça ne se serait passé.

Il n’est pas nécessaire que les bots soient des IA mais si l’article et les metadonnées qui l’entourent (comme sa date d’édition par exemple) étaient sémantisée, on pourrait avoir des bots capablent de « comprendre » (dans son sens le plus basique) l’article et donc d’éviter de telles abérations.

Un article qui fait echo (à mon sens) à un article d’affordance qui prone la noblesse du code face un amas de données.

Ginklpios, qui rêve de surfer un jour dans le web comme Neo se déplace dans la matrice.

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