Reflexio

samedi 12 juillet 2008

Ma liberté de penser.

Filed under: libre,Reflexion — ginklpios @ 6:53
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En en parlant avec un ami, j’ai récemment pris conscience d’un aspect de mon système de pensée – ma philosophie pourrais-je même peut-être dire! -. Cet aspect particulier est ma vision de mon moi. (Notez que malgré une année de philosophie en 1ère S, la pensée de Freud ne m’est pas franchement familière, donc ne considérez pas la définition freudienne du moi pour la compréhension de cet article. Préférez plutôt: moi = ce que je suis, tout simplement.)

Ainsi, tandis que certains se définissent par leur passé, les actions qu’ils ont pu mener, leurs habitudes, leur histoire; d’autres sont en constante projection dans le futur, à la recherche de ce qu’ils pensent vouloir ou devoir être.

Moi, j’essaie tant bien que mal d’être dans le présent. Pour ce faire, ma recette est simplissime mais demande beaucoup d’effort. D’ailleurs, c’est une méthode que j’utiliserais dans l’idéal. En pratique je suis loin de la pratiquer assidument.

Cet fameuse méthode, c’est la redéfinition constante du moi. C’est-à-dire de ma conception de moi-même. En se remettant perpétuellement en cause, à la faveur d’un événement extérieur ou d’un mouvement introspectif, j’essaie de rester en mouvement, de renouveler constamment ma pensée, d’optimiser pour la n-ième fois mon mode d’action. Je ne me laisse pas entraver par des vieilles habitudes. J’écarte les stéréotypes, préférant aller jeter un coup d’œil par moi-même afin de me faire ma propre idée des choses. J’essaie de réfléchir à tout ce que je dis, pour être toujours en accord avec moi-même. Je ne me laisse pas bercer par les douces chimères d’un avenir utopique ni paralyser par l’angoisse d’un avenir sombre. Je réfléchis, je teste, j’analyse, je décide. J’essaie ainsi d’écarter tout conflit intérieur qui me paralyseraient. Je veux rester en mouvement, mais courir à mon rythme, sans tenter d’aller plus vite que la musique!

C’est cette manière de cogiter qui me confère cette liberté de penser sans entrave venant de l’intérieur.

Mais il y a aussi les entraves venant de l’extérieur. Chez moi, c’est entraves proviennent essentiellement des conflits.

Ainsi, j’essaie d’éviter autant que possible d’être impliqué dans des conflits. Ma méthode, c’est de laisser couler. Si dans une quelconque situation, quelqu’un entre en désaccord avec moi et qu’il persiste dans la confrontation après que je lui ait expliqué mon opinion, alors je ne cherche pas à imposer mon avis. Je suis, tout en restant vigilant aux conséquences néfastes que le choix de l’opposant pourrait entraîner. Tout en conservant bien sur au chaud mon avis personnel sur la chose!

Grâce à cet évitement des conflits internes et externes, en me remettant toujours en cause, je pense parvenir à une certaine liberté de penser.

Bien sur, pour être un bon free-thinker, on en le dis jamais assez, il faut prendre du recul!

Comme je le pense assez souvent: « Souvent, la meilleure façon d’avancer est encore de reculer. » Ce qui implique bien sur, de reculer PUIS d’avancer plus loin! Pas seulement de reculer.

Voilà, donc pour résumer cet article très personnel (il relève ma façon de penser, quoi de plus personnel?!), je dirais que je fonctionne ainsi:

  • penser par moi-même (ie éviter les stéréotypes et le pré-mâchage des idées par autrui)
  • me remettre en cause
  • laisser couler

Ça évite me permet tout simplement d’être moi-même!

Ginklpios, a open-minded – free-thinker… du moins est-ce comme cela que je me vois!

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