Reflexio

dimanche 9 mars 2008

Libre, Linux, Ubuntu…

Filed under: Geek — ginklpios @ 23:26
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Tux, la mascotte de linuxAyant récemment acquis un ordinateur tout nouveau tout beau, vierge de la dernière mouture de l’OS de la firme de Redmond: Vista, j’y ai installé la distribution la plus « accessible » de linux: Ubuntu. Même si tout ce que vous venez de lire vous semble être du chinois, ne quittez pas la page, je vais tout expliquer clairement!

On va commencer par le plus concret (Ubuntu) pour finir sur le plus abstrait (le libre).

Ubuntu, un OS

Pour faire fonctionner un ordinateur, on a besoin d’un programme qui gère ses composants (disque dur, processeur, lecteur DVD, etc…) tout en nous permettant d’interagir avec lui (via le clavier, la souris, etc…). Ce programme s’appelle le Système d’Exploitation (SE ou OS, en anglais: Operating System). Ubuntu est un OS, mais le plus populaire d’entre eux, c’est le SE Windows, édité par Microsoft (la firme de Redmond, quand on a besoin de synonyme!). Mais un ordinateur peut « tourner » sous autre chose que Windows: peut-être possédez-vous un Mac(intosh!) qui tourne donc sous Mac OS X. Ce système est de type UNIX comme les OS basés sur BSD (FreeBSD, OpenBSD, NetBSD, etc…) et l’OS GNU/Linux. Actuellement, on rencontre encore des systèmes BSD voire UNIX chez les industriels. Chez les particuliers, Les 2 OS UNIX-like qui dominent sont Mac OS X et Linux (sur lequel est basée Ubuntu).

Logo d'ubuntuLogo d’ubuntu! (il figure 3 humains qui se tiennent par les mains)

Cependant, si vous cherchez à vous procurer Linux, vous vous apercevrez rapidement qu’il n’est pas disponible « tel quel ». Linux est distribué sous différentes formes (distribution, par exemple: Ubuntu, SuSe, Mandriva, Red Hat, Debian, Slackware, Gentoo, Fedora, etc…). Alors vous allez me demander: quelle différences entre eux? Et je vous répondrait: « apparemment, beaucoup; mais en faits, assez peu! » Pour comprendre les différences entre tous ces systèmes, il va falloir entre plus en détail dans la structure d’un OS.

Un OS est composé d’un paquet de programmes qui gravitent autour d’un noyau (kernel en anglais). Le noyau assure le co-fonctionnement des des divers programmes et la liaison avec les périphériques matériels (hardware). Il est entouré de nombreux programmes dont notamment l’interface graphique qui gère l’affichage. La similitude entre deux systèmes GNU/Linux, peut résider uniquement entre leurs noyaux; autrement dit: si tous les systèmes GNU/Linux sont basés sur un noyau linux, les autres composants peuvent différer. Ainsi, deux distributions peuvent avoir des interfaces graphiques totalement différentes et apparemment fonctionner de façon toute aussi différente, ce qui explique le début de ma réponse: « apparemment, beaucoup »; mais comme ils ont un noyau commun, leur fonctionnement profond sera en réalité similaire, ce qui explique la fin de ma réponse. Ainsi, un programme codé pour une distribution peut a priori fonctionner sur n’importe quelle autre distribution.

Ainsi, dans la « jungle » des distributions linux, j’ai choisi Ubuntu qui est réputée pour être l’une des distribution les plus accessibles au grand public. Pourquoi parler d’accessibilité? D’autres distributions ne seraient pas accessibles? Eh bien en effet, ces dernières années, les développeurs de certaines distributions de linux ont fait d’énormes efforts en terme d’accessibilité et d’ergonomie afin que la prise en main de leur OS soit aisée pour l’utilisateur λ. Les autres sont plus dures d’accès, avec moins d’interface graphique, moins de boutons cliquables et plus de lignes de commande à taper (la ligne de commande est une instruction que l’on envoie au noyau sous forme d’une « phrase »; il faut donc utiliser la syntaxe adéquate, ce qui exige un apprentissage assez complexe). Mais alors pourquoi faire des OS si « compliqués » à utiliser?

Là on arrive à la partie abstraite du sujet: le Libre.

Le libre chez GNU/Linux.

Si certaines distributions de linux ne possèdent qu’une interface graphique ténue (et souvent assez peu esthétique) c’est parce que linux est à la base développé par sa communauté pour sa communauté. Communauté? C’est pas une entreprise qui développe ces programmes? Pour la plupart des distributions, non. Les distributions sont développées par des communautés de développeurs bénévoles et qui donc se souci(ai)ent peu du « grand public ». Ce genre de travail collaboratif à grande échelle (certaines communautés rassemblent des milliers de développeurs dispersés dans le monde entier) a été rendu possible par l’avènement de l’internet et de licences dites « libres » qui leur ont permis de partager leur travaux respectifs. En effet, toute production intellectuelle (dont les programmes) doit être protégée par des droits d’auteur. En publiant leurs codes sources sous licence libre (GNU GPL, souvent), chaque développeur a pu réutiliser le travail des autres afin de contribuer au projet. Mais le code source n’est pas disponible uniquement aux contributeurs de chaque projet mais à toute personne! Ce qui explique le foisonnement de distributions de linux: lorsque la direction prise par un projet ne convient pas à quelqu’un il est libre de développer un nouveau projet en parallèle (un fork, selon le terme consacré) à partir du premier. De plus, de façon pratique, une licence libre entraine la disponibilité de l’œuvre sans condition financière, autrement dit les œuvres libres doivent être distribuées gratuitement (mais elle peuvent aussi être vendues!).

Le libre est donc pour moi synonyme de partage et de coopération à grande échelle. Il oppose la liberté qu’il procure aux restrictions des droits de l’utilisateur apportées par les systèmes propriétaires tels windows. Je cite windows et non Mac OS X (qui est aussi un système propriétaire) car Microsoft est un peu un champion en termes de restrictions des libertés de l’utilisateur: d’une part elle impose ses standards défectueux et dénués d’interopérabilité au monde entier grâce à son monopole et d’autres part, l’imposante lenteur de Windows Vista © semble due à la gestion des DRMs (Gestion des droits numériques) qui a pour but de vous empêcher de lire, copier et distribuer des œuvres que vous n’auriez pas achetées.

Conclusion.

La raison d’être de cet article est donc la promotion du libre (je crois avoir déjà écrit un article à ce propos!) mais aussi l’affirmation qu’enfin aujourd’hui une alternative, réellement utilisable, aux systèmes d’exploitation propriétaires est disponible au grand public! Même l’ « utilisateur avancé » de windows (celui qui connait bien le fonctionnement du programme, qui en maitrise les fonctions plus ou moins cachées, mais qui donc a des habitudes bien ancrées en termes d’utilisation), comme moi (relativement du moins), est capable de passer assez facilement d’un système à l’autre… avec toutefois quelques déceptions, mais beaucoup de joies surtout!

A propos de ceci, si le sujet vous intéresse ou que vous pensez tenter la « migration » bientôt, je vous invite vivement à lire cet article. Il explique de façon neutre ce qui vous attends, vous, utilisateur de windows qui souhaitez s’en libérer ou améliorer son « expérience utilisateur ».

Ginklpios, libre comme un manchot (le pingouin, pas l’handicapé!) sur sa banquise!

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