Reflexio

jeudi 29 novembre 2007

IA. De la science fiction?

Un petit point sur les recherches en cours sur le sujet (je ne prétends pas exposer fidèlement et exhaustivement l’état des recherches mais essayer d’exprimer assez simplement cet état).

Vous pensez peut-être que bien que l’on voit de plus en plus de robots de plus en plus doués, mais entendre votre ordinateur vous donner son opinion sur l’image que vous visionnez ou la musique que vous écoutez, c’est pas pour demain.

En effet, c’est pas pour demain, mais pour après demain: les chercheurs ont d’ores et déjà fabriqué des « programmes » capables d’apprendre, et ça, ce n’est pas rien! J’ai mis programmes entre guillemets car ces logiciels ne sont pas programmés à proprement parler: ils n’exécutent pas un code prédéterminé dont les entrées et sorties sont prévisibles et en nombre fini. Non! Ces logiciels sont réellement capables d’apprendre en modifiant leur propre structure à la manière de nos systèmes nerveux.

Et la comparaison ne s’arrête pas là. En effet, la structure de ces logiciels est directement inspirée de celle des systèmes nerveux: des petits programmes (ceux là sont vraiment programmés, ils ont des entrées et sorties prédeterminées) simulent le fonctionnement des neurones. Chacun prend en entrée des informations provenant de certains autres « programme neurone », synthétise l’ensemble de ces stimulations et renvoie en sortie vers un autre programme neurone un message qui a donc tenu compte des informations sources. De manière analogue à n’importe quel système nerveux du monde vivant, ces réseaux traitent de l’information. Différents types de neurones artificiels réalisent des traitements différents (de la même manière qu’il existe différentes sortes de neurones). Les liens entre les différents neurones artificiels peuvent être modifiés. Il en résulte la flexibilité de la structure global du logiciel qui devient adaptable. Il ne reste plus qu’à apprendre au logiciel à apprendre.

Pour cela les chercheurs envoient des signaux en entrée du logiciel puis recueillent des signaux en sortie. Par exemple une image contenant un caractère ( un « a » par exemple). Le logiciel renvoie alors un signal en sortie. Puis une seconde image différente de la première est envoyée en entrée. Elle contient également un a. Comme l’image est différente, le signal de sortie est différent. Seulement, l’image contient la même information. Les chercheurs indiquent donc au système que la réponse obtenue est mauvaise: seuls des signaux de sortie proches du premier seront acceptés. En réponse le réseau de neurones artificiel se modifie (et seulement le réseau, pas ses composants: les neurones). Et ainsi de suite avec des milliers d’images différentes mais contenant un « a » (majuscule, minuscule, en italique, en gras, dans tous les sens, avec toutes les polices, etc…). Peu à peu, une configuration particulière du réseau est sélectionnée pour ses résultats. Le logiciel a appris à reconnaitre les « a ». Qu’on lui présente un « a » qu’il n’a jamais rencontré auparavant et il sera le reconnaitre avec – actuellement – le même taux de réussite que les meilleurs logiciels de reconnaissance de caractères (mais, les logiciels apprenants n’en sont encore qu’à l’état embryonnaire, ils vont rapidement gagner en efficacité). Ce travaille d’apprentissage demande beaucoup de temps et de puissance de calcul, mais une fois que le logiciel sait reconnaitre tous les caractères, il n’a plus besoin ni de beaucoup de puissance de calcul ni d’une grande base de donnée. Il est donc plus efficace que les logiciels de reconnaissance de caractères actuels (qui eux se contentent de comparer le caractère traité à ceux de son immense base de données). De plus, à partir d’un seul travail de développement du code, on devient capable de fabriquer des logiciels capables de reconnaitre n’importe quel type de données (un visage sur une photo, une mélodie dans un morceau de musique, etc…).

D’autres chercheurs ont tenté de décrypter les éléments nécessaires à l’émergence d’une pensée dans un système nerveux comme le notre et à la prise de conscience de cette pensée par le système lui-même. Leur objectif actuel est de parvenir à créer une structure analogue dans un système de neurones artificiels. La première pensée d’un « être » non organique mais conscient pourrait donc émerger d’un flux d’électrons dans une grille de silicium dans très peu de temps. Ce sera alors le début de l’Intelligence Artificielle.

Ça pose beaucoup de questions éthiques et politiques: quel sera le statut de ces « êtres » pensants? Vivants ou inertes? Dans quelle mesure les chercheurs peuvent-ils développer de telles consciences? Sera-t-on amené à limiter la puissance de calcul des processeurs supportant ces systèmes nerveux artificiels afin de ne pas se faire dépasser par leur intelligence? Autoriserons-nous à ces logiciels à communiquer avec les humains? etc…

Nous ne sommes donc qu’à l’aube de l’ère de l’IA, mais il est fort probable qu’une grande part d’entre nous les voient débarquer dans notre vie de tous les jours avant de nous quitter.

Ginklpios, qui pense qu’il se fait déjà battre par n’importe quel programme joueur artificiel d’échec… y’aura bientôt plus de quoi nous vanter de notre supposée « intelligence supérieur »…

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mardi 27 novembre 2007

La culture, ou comment l’homme s’extirpe de la nature.

Filed under: Reflexion — ginklpios @ 16:53
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Je vais choisir le point de vue éthologique (science qui s’intéresse aux comportements animaux) pour définir la culture: « tout comportement, habitude, savoir, système de sens (en anthropologie) appris par un individu biologique, transmis socialement et non par héritage génétique de l’espèce à laquelle appartient cet individu. » (source:wikipedia)

L’évolution « naturelle » des êtres vivants est essentiellement génétique (bien que des facteurs dits épigénétiques se laissent entrevoir par les scientifiques depuis peu). C’est donc une évolution relativement lente. Toutefois, depuis pratiquement les débuts de la vie, les êtres vivants ont mis en place des systèmes d’adaptation rapides. Les premiers sont attribuables aux bactéries qui peuvent par exemple adapter leur métabolisme à la source de nourriture présente dans le milieu. De manière générale, les êtres vivants ont développé ce genre de mécanismes: un système de perception qui envoie un message à un système qui réagit en réponse. On connait de tels mécanismes à différentes échelles: récepteur à protéine G, système hormonal, système nerveux. Bien que leurs paramètres varient, ces systèmes fonctionnent tous selon le schéma énoncé.

Le système à protéine G fonctionne à l’intérieur de nos cellules,tandis que les systèmes hormonaux et nerveux font partie des systèmes de communication intercellulaire. L’action du premier est lente et durable tandis que l’action du second est rapide mais plus temporaire et suppose la mise en place d’un réseau nerveux. Grâce à l’évolution génétique, les systèmes nerveux sont parvenus à stocker durablement de l’information. On appelle cela la mémoire. Ceci est un point primordial. En effet, la capacité des systèmes nerveux à enregistrer, stocker et lire de l’information n’est pas sans rappeler la fonction de l’ADN, des polymérases et des ribosomes.

Cependant, il y a une très grande différence entre les deux systèmes: l’enregistrement (et la modification) des informations stockées est orientée dans un réseau nerveux, tandis que la modification de l’information génétique est aveugle, dépendante du hasard. L’évolution des informations contenues dans un réseau nerveux peut donc être orientée et non laissée aux facéties du hasard. Le système nerveux permet aussi une très grande flexibilité alliée à une vitesse d’évolution particulièrement élevée.

Les animaux qui ont acquis de tels réseaux nerveux ont beaucoup gagné en adaptabilité et en vitesse d’adaptation. Mais les systèmes nerveux permettent encore plus que tout cela!

En effet, les informations y sont stockées de manière virtuelle, dont aisément multipliables (cela explique aussi pourquoi l’information nerveuse est modifiable aisément et rapidement). Recopier l’information dans un même cerveau est totalement inutile, en revanche, la recopier dans un autre cerveau est révolutionnaire!

C’est cet acte de transmission que l’on appelle culture. En passant d’un corps à l’autre, l’information culturelle s’affranchit des limites corporelles, celles de l’information génétique, celles de la nature. Elle devient potentiellement immortelle tout en conservant sa capacité à évoluer. Son évolution n’est conditionnée que par l’usage qui en est fait par les individus, qui dépend partiellement du reste de la culture. Il existe un théorie des mèmes qui décrit l’évolution de particules culturelles mais on s’éloigne de mon propos (qui est parti de loin tout de même 😉 ).

La culture, en évoluant a donné les moyens à l’homme de modifier ses caractéristiques physiques grâce aux outils. Nous sommes devenus des cyborgs. La culture a ainsi rajouté une dimension à notre évolution qui a gagné un rapidité mais qui est surtout orientée: à un problème, nous fournissons une solution testée virtuellement et donc déjà sélectionnée (plus ou moins bien… mais ceci est un autre débat). Aujourd’hui, à l’aide d’outils, la culture est parvenue à nous donner les moyens d’agir directement sur notre information génétique. Il se peut que demain elle nous permette de nous affranchir de notre « condition humaine » en nous fournissant des corps intégralement maitrisables de façon consciente ou encore des corps « immortels ».

Ginklpios, qui aime faire fonctionner ses neurones pour recopier, modifier et distribuer de l’information.

lundi 26 novembre 2007

Mais, alors, pourquoi la mort?

Filed under: Reflexion — ginklpios @ 23:19
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Cet article fait suite… au précédent!

La mort est une fâcheuse conséquence de la vie. La mort peu avoir deux raisons: externe ou interne. Les causes externes sont dues au hasard. Les causes internes sont plus complexes. Un être vivant est un système ordonné. Il est issu d’une suite de réactions chimiques – le métabolisme. Ce métabolisme produit un être qui interagit en permanence avec l’extérieur. Pour continuer à subsister, il doit donc être adapté au milieu extérieur. C’est pourquoi les êtres vivants évoluent: tout simplement parce que le milieu extérieur évolue. Or dans un être vivant ( tels qu’on les connait, du moins) l’ordre est maintenu grâce à la lecture d’une information stockée dans l’être – chez nous, c’est en grande partie l’ADN. Jusqu’à récemment, la vie n’a eu aucun moyen pour guider les changement de cette information. Le changement n’était introduit que par des mutations aléatoires. Or, les êtres vivants se reproduisent (sinon les causes externes tuent à un moment à un autre l’unique être vivant- qui ne l’est donc plus…) ainsi, au gré des mutations aléatoire, il apparait des êtres plus ou moins adaptés à leur milieu. Les plus aptes à la reproduction perpétuent leurs génomes tandis que les génomes les moins adaptés disparaissent. C’est grossièrement la théorie de l’évolution. On peut donc penser que cette sélection ce suffit à elle-même pour permettre aux espèces de subsister. C’est ce qui se passe chez certaines d’entre elles. Cependant, ce modèle ne permet qu’une évolution lente: dans un milieu, les ressources son toujours finies. Il ne peut donc exister simultanément qu’un certain nombre d’individus. Si les individus étaient immortels, une fois qu’une souche aurait été sélectionnée, elle remplacerait peu à peu la totalité des individus de la population. Imaginons alors qu’un changement brutal se produise dans le milieu de vie de notre population. Comme tous les individus sont quasi-identiques, si l’un est inadapté, c’est la population entière qui est inadaptée et qui disparait donc du milieu. La mort est donc un mécanisme qui, avec la reproduction sexuée optimise la diversité génomique d’une population à un instant donné. Cela optimise aussi la chance qu’au moins quelques individus soient adaptés au changements du milieu.

Ginklpios, qui espère toute fois vivre longtemps après sa reproduction 😉

De la vacuité du monde. Du sens de la vie.

Filed under: Reflexion — ginklpios @ 23:16
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Cet article est entièrement basé sur mes conceptions personnelles, je ne désire convaincre personne.

Nous avons tous, je pense, un jour ressenti cette puissante absence de sens ou de but général. Ce vent de désolation qui balaie les fragiles édifices de nos intérêts quotidiens. Le monde semble alors vide. Rien a de sens, chaque but semble plus vain que l’autre.

En effet, en y regardant de plus prêt, en essayant de remonter étape par étape les simulacres que sont les chaines de cause à effet on arrive toujours à un point qui ne trouve aucune cause logique. Seulement un « pourquoi » qui semble se perdre dans l’infini du vide. Il me semble logique que ce soit ce sentiment qui a poussé certains hommes à chercher des réponses surnaturelles à cette question. Des causes plurielles tout d’abord, puis la Cause, l’Unique, le Dieu des monothéistes.

La pensée de ces dieux me semble particulièrement anthropique; en effet, du moins dans la culture occidentale, la conséquence est associée au but. La quasi-totalité de nos actions étant motivées par des buts. Pourquoi toutes les conséquences n’auraient pas pour origine un but initial? Il est toute à fait possible de concevoir une relation de cause à effet sans but particulier. C’est seulement le fonctionnement de notre cerveau qui est biaisé par son habitude de décrypter la volonté d’autrui par l’analyse de ses actions. C’est donc notre vision anthropocentrique du monde qui selon moi a créé nos dieux. En effet, en perdant cette habitude de rechercher un but partout, l’absence de cause première n’est pas gênante. Nous pouvons alors accepter pleinement le hasard, l’absence complète du but dans les processus naturels et ainsi résoudre -ou plutôt éviter- la grande question: pourquoi suis-je?

En revanche, le fait d’intégrer le hasard et la vacuité du monde ( l’absence complète du but dans les processus naturels ) met à plat l’intégralité des importances. Rien n’est plus important que quoique ce soit d’autre. Cette perspective, pleinement intégrée à la pensée mènerait sans doute n’importe qui au suicide (plus ou moins volontaire).Heureusement, nous ne sommes pas faits pour le suicide (non pas qu’il y ait une volonté qui aille à l’encontre du suicide, mais si nous « étions faits pour le suicide », nous ne serions pas là pour en parler 😉 ). En effet la vie n’est possible que grâce au renouvèlement permanent des êtres. Si tous les individus se tuaient avant de se reproduire, il n’y aurait pas de vie. Ainsi, nous sommes d’un certain point de vue, faits pour vivre – car nous vivons. La vie est un cercle vertueux (auto-entretenu). Les causes et les conséquences de la vie forment donc aussi un cercle vertueux. C’est donc l’histoire de la poule et de l’œuf. Qui est apparu le premier? Quand la vie a-t-elle commencé?

Bien qu’elle le fasse avec beaucoup de difficultés, la science nous apporte un début de réponse: tous les atomes dont nous sommes constitués existent en dehors de l’action de la vie. Un certain nombre de molécules dont nous sommes constitués sont même présents dans les nébuleuses dans l’espace. Je pense par exemple aux acides aminés. Les scientifiques ont donc chercher à reproduire une possible transition d’un système minéral à un système vivant. Les différentes tentatives réalisées sont peu concluantes, mais néanmoins, cette hypothétique transition est théoriquement possible – les scientifiques en ont élaborés des scenarii probables. Nous serions donc les simples produits de réactions chimiques minérales qui seraient parvenues à s’auto-entretenir – à se reproduire. Les fruits du hasard.

Nous avons donc en fait un but intrinsèque qui est à la fois sa cause et sa conséquence: vivre.

Ginklpios, qui ne pense pas que rien n’est plus important que quoique soit d’autre mais plutôt que tout est plus important que le reste 😉

dimanche 25 novembre 2007

Nous sommes déjà des cyborgs.

Filed under: Reflexion — ginklpios @ 20:09
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Cyborg contraction de « cybernetic organism« .

L’acceptation populaire de ce terme est: la fusion de l’être organique et de la machine.

Je passerais rapidement sur la définition de l’être organique: un être composé majoritairement d’élément organiques ( C, N, O, P essentiellement) et dont le métabolisme est basé sur la chimie du carbone. On peut considérer un être organique comme une machine particulière (à ceci près qu’il n’a pas forcément été pensé, selon votre conception 😉 ).

La machine, d’après wikipedia: « un dispositif, utilisant une ou plusieurs technologie(s) capable d’effectuer seul un ou plusieurs travaux pour lequel il a été pensé et manufacturé« . La différence avec un outil est que l’outil n’est pas destiné à travailler seul, il assiste l’homme dans une tâche. L’outil est sensé faciliter ou améliorer l’exécution d’une tâche par un homme. Cependant ces deux notions possèdent des limites très floues: quelle machine fonctionne de façon totalement automatique? Je n’en trouve aucune. Toutes les « machines » conçues par l’homme, à l’exception de certaines créations récentes de laboratoires (qui sont toutefois aussi des outils, puisqu’ils permettent aux chercheurs de tester leurs théories, ce qui revient à assister un travail), l’ont été comme des outils. Je parlerais donc d’outils dans la suite du développement.

La fusion. Ce serait l’intégration physique de la machine dans l’être organique ou l’inverse. Cela permettrait des interactions profondes entre les deux parties. Cependant, que pensez-vous de nos interactions avec nos outils? Elles sont plus ou moins développées. C’est-à-dire que la différence entre un cyborg et un être organique muni d’un outil ne serait que quantitative?

Je vais prendre quelques exemples pour vous montrer que nous sommes déjà presque en fusion avec certains de nos outils:

  • Les vêtements: nous les portons quasiment en permanence. Pour certains, on parle de « seconde peau ». Quelle différence y aurait-il entre un vêtement intégré à notre organisme et nos vêtements quotidiens s’ils avaient les mêmes fonctions?
  • Les téléphones mobiles et autres PDA: nous sommes nombreux à ne plus pouvoir s’en passer. Ils nous accompagnent partout et sont de véritables extensions de notre mémoire. Qui pourrait réciter de tête ne serait-ce que 10% des numéros que contient son répertoire? De la même façon que nos organes de la parole, ils nous permettent de communiquer sous certaines conditions.
  • Pour une grande partie, nous sommes aussi dépendants (ou presque) de nos ordinateurs connectés au web. La toile est pour certain une extension de leur mémoire: qu’une définition, une traduction ou n’importe quel élément culturel leur manque et ils tapotent deux ou trois mots dans un moteur de recherche afin d’accéder à l’information convoitée.

Cependant, en lisant ces exemples, vous avez certainement mis le doigt sur une différence non quantitative: des outils intégrés à notre organisme seraient peu ou pas interchangeables compte tenu de leur nature. Pour résoudre ce problème, il suffirait de définir des normes de compatibilités comme par exemple pour le matériel informatique (ex: la norme USB).

Il me semble donc que depuis que l’homme (ou ses/son ancêtre(s) ) utilisent des outils, il est un cyborg.

Mais une crainte peut persister: celle de la domination de l’homme par la machine. Elle va de pair avec l’augmentation des interactions. Ce cas est particulièrement bien illustré par le symbiotisme en biologie : le symbiote et son hôte interagissent de plus en plus grâce à leur évolution commune jusqu’à fusionner physiquement. Cependant si on prive l’un de l’autre, les répercussion sont d’autant plus grandes que le symbiotisme est stricte, jusqu’à ce que les deux organismes ne puissent plus vivre l’un sans l’autre. Dans ces conditions, qui de l’hôte ou du symbiote est dominant?

Physiquement? Aucun des deux puisque leur séparation signifierait leur destruction.

En revanche, psychologiquement, le problème est plus complexe. Il pourrait apparaitre des problèmes de dépendance entre l’homme et sa « partie machine ». Cependant, vous vous en rendez compte: les phénomènes de dépendance entre homme et machine existent déjà. Ils entraînent une modification du comportement de l’être dépendant. Il est manipulé.

La crainte de la fusion entre l’homme et la machine est donc superficielle. Nous sommes d’ores et déjà des « cyborgs ». Nos « parties machine » ne sont pas encore incorporées dans nos corps, mais quelle différence y aurait-il entre un tournevis qui sortirait de l’une de nos phalanges et un tournevis incorporé à un couteau suisse qui résiderait en permanence dans notre poche? Quant à la domination des hommes par les machines, elle semble déjà avoir commencé.

Et puis, de toute façon, ne sommes nous pas que des machines extraordinairement complexes?

Ginklpios (peut-être ne suis-je qu’un bot vivant dans l’internet et dont l’un des organes de communication serait ce blog…)

samedi 24 novembre 2007

Images, représentations, simulacres…

Filed under: Reflexion — ginklpios @ 20:13
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Inter legere > Intellegere > Intellegentia

L’origine du mot intelligence, vous l’aurez compris est latine et signifie « lier entre » ou « choisir/cueillir entre » (inter legere). Intellegere:comprendre. En français, on saisit facilement l’étymologie: « prendre avec/ensemble ». Enfin intellegentia à le sens de faculté de comprendre.

Il s’agit donc bien de saisir les liens existant entre 2 objets ou plus. Pour se rappeler des liens découverts, il faut que l’ « organe capable de compréhension » stocke une image de chaque objet. Ces objets ne sont pas forcément matériels. Une fois les images stockés, il est capable de reproduire le lien existant entre les 2 objets, entre les 2 images. On peut alors définir les caractéristique de n’importe quel objet en associant son image avec les images de ses caractéristiques. Mais comment définit-on alors les caractéristiques de ces caractéristiques? Il semble évident que chaque image ne peut pas être liée successivement à une infinité d’autre. Il semble donc nécessaire l’existence d’un nombre minimal (mais pas fini) de caractéristiques définies subjectivement et propres à chaque individu. Ces caractéristiques seraient irréductibles à d’autres, des sortes d’atomes du monde des idées. Chaque « organe capable de compréhension » en apprenant va générer des nouveaux liens puis des nouvelles caractéristiques basales s’il n’est pas capable de lier l’image à une autre image préexistante.

Une représentation serait pour moi un complexe d’images liées.

Le sens serait la nature du lien entre 2 images.

Traitons à présent des simulacres: le simulacre est une représentation. Mais une représentation qui prend la place de son objet. La critique de Jean Baudrillard, d’après ce que j’en ai saisi, serait qu’aujourd’hui nous ne vivons plus que dans un monde de simulacres.

Quelle est la différence entre l’objet et le simulacre pour nous? Le simulacre est une représentation. Elle peut-être extraite de notre expérience personnelle ou d’expériences d’autrui. Dans tous les cas, elle est extraite du traitement par le cerveau de certaines sensations. Elles peuvent être d’une part biaisées et d’autres part incomplètes. Comment cerner la totalité des aspect d’un objet un tant soit peu complexe? Le danger d’utiliser à outrance les simulacres est donc celui de voir sa réflexion biaisée par une représentation incomplète ou inexacte. Il est donc important, lors d’une réflexion de s’intéresser plutôt à l’objet qu’à son simulacre. Concrètement, cela signifie qu’il faut en permanence remettre en question ses représentations. En effet le cerveau ne peut pas travailler directement sur l’objet.

J’espère avoir été le plus clair possible. L’écriture sur ce blog est un entrainement pour la mise en forme de mes idées. De plus, comme l’indique son étymologie (web log), il va me servir de support de stockage à mes idées.

Ginklpios

The beginning

Filed under: Non classé — ginklpios @ 17:39

Premier blog, premier article.

Mon objectif est tout simple: présenter le plus clairement et le plus fidèlement possible certaines de mes réflexions personnelles. J’exposerais donc seulement mon avis. Des avis qui vont sans doute concerner essentiellement des sujets plus ou moins métaphysiques (ou du moins c’est ce que j’en pense…). En même temps, j’ai pas une culture exceptionnelle (j’en suis bien loin…) donc il se peut que mes idées soient plus ou moins basiques.

Bonne lecture si ça vous intéresse, et n’hésitez pas à poster des commentaires.

Ginklpios.

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